Trucs et Astuces en prothèse fixe sur implants

Voici quelques trucs et astuces des spécialistes pour vous aider dans votre pratique quotidienne en prothèse fixe sur implants !

Fiche pratique réalisée en novembre 2024

Vous pouvez aussi consulter le document pdf  « Trucs et astuces de ZimVie »

et pour vous rafraîchir la mémoire, consulter les Fiches Pratiques relatives à la prothèse fixée :

. A propos de cette Fiche Pratique :

– pour vous permettre de vous y retrouver plus facilement, nous avons agencé l’architecture de cette fiche selon une logique qui peut être considérée comme chronologique

– étant donné la longueur de cette fiche pratique, nous avons placé un sommaire « dynamique » : en cliquant sur une ligne de ce sommaire vous serez envoyé directement au paragraphe correspondant (pour revenir au sommaire : vous pouvez cliquer sur la flèche en bas à droite de votre écran mais pour le moment la remontée est … très lente 🙁

– si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général souligné ou en bleu), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations

– si vous souhaitez imprimer cette fiche pratique, il vous suffit de cliquer sur l’icône d’imprimante en haut à droite

1/ Du bon usage des tournevis

La partie hexagonale du tournevis classique de référence HX (ou HXL) 1,25 peut s’émousser au fur et à mesure des manipulations et de ce fait abimer l’hexagone interne d’une vis de pilier ou de transfert pouvant en rendre le dévissage impossible !

Il faut donc toujours veiller à ce que l’hexagone du tournevis soit bien « carré » à son extrémité. Si ce n’est plus le cas, vous pouvez avec un disque fin sectionner la partie arrondie pour retrouver un hexagone parfaitement opérationnel !

La partie hexagonale des tournevis de modèles récents est suffisamment longue pour que cette manipulation puisse se répéter plusieurs fois

2/ L’indispensable tournevis Gemlock !

Ce tournevis (ref : HXGR1.25) est très pratique car il permet une préhension et une rétention très efficace de la vis d’un pilier grâce à une petite bille en rubis synthétique placée au niveau de son hexagone. En dévissant la vis pour la « bloquer » dans le filetage interne du pilier, l’ensemble « vis-pilier » devient solidaire et préhensible par le tournevis comme une seule pièce :

La bille de rétention du tournevis Gemlock permet ainsi de manipuler une pièce très efficacement comme vous pouvez le voir en cliquant sur la photo ci-dessus pour ouvrir une vidéo illustrant le positionnement d’un pilier sur un implant ou le retrait du pilier de cet implantPar ailleurs son manche de gros diamètre permet de visser manuellement (donc sans clef à cliquet) à un torque d’environ 20 à 30 Newton/cm, selon la force de vos doigts.

Vous pouvez faire un essai de serrage manuel d’une vis avec ce tournevis GemLock et prendre ensuite un tournevis HX et une clef à torque contrôlable (voir plus loin) afin de vérifier à quelle force vous avez réussi à serrer à la main.

3/ Vis longue pour transfert d’empreinte classique 

Le transfert en place peut parfois offrir peu de hauteur pour la prise d’empreinte du fait d’un positionnement vertical de l’implants relativement « sous-gingival ». L’empreinte risque alors d’être imprécise.

Il existe une vis dite « de prolongation » (réf : HLTE) qui permet d’augmenter la longueur du transfert :Cette vis se met à la place de la vis d’origine et le transfert ainsi rallongé permettra une empreinte plus précise

4/ Analogue et porte-analogue pour les manipulations

Pour toutes les manipulations (cirage, ajustage, polissage) sur vos faux-moignons ou autres pièces supra-implantaires, il est essentiel que le laboratoire (et vous aussi d’ailleurs !) possède un deuxième analogue d’implant (réf IA3, IA4 etc.), sur lequel le dispositif est vissé et qui permet ainsi une bonne préhension manuelle et un geste efficace et précis :Et idéalement un porte analogue (réf : ABTH) qui permettra une bonne préhension de l’analogue sans se brûler les doigts 😉 :

5/ Gestion des vis de fixation et nettoyage aux ultra-sons

Il peut être intéressant qu’une vis autre que celle qui ira en bouche soit utilisée au labo (risque de pollution par des poussières métalliques, par de la pâte à polir ou de dégradation du pas de vis). Votre prothésiste vous livrera ainsi le dispositif prothétique avec une vis parfaitement neuve !

Si ce n’est pas le cas, la vis doit être passée aux ultrasons au labo ou à votre cabinet pour être nettoyée avant d’être placée en bouche. Il en est de même pour les piliers ou faux-moignons.

Si vous n’êtes pas équipés, il est vivement recommandé de nettoyer au moins le filetage de la vis avec un tampon de gaze alcoolisé.

En effet la vis qui sera introduite dans l’implant doit être parfaitement propre afin de ne pas polluer le filetage interne de l’implant. En effet un dépôt dans ce filetage interne serait très difficile à nettoyer et risquerait de serrer efficacement la vis du faux-moignon par la suite (laquelle pourrait donc se dévisser de façon inopinée).

Autre recommandation importante à propos du renouvellement des vis : 

Si vous avez à retirer une ou plusieurs vis d’un dispositif après une longue période il est recommandé de les remplacer par des vis neuves !

En effet, il faut savoir que le métal de ces vis subissent une fatigue après des années (d’autant plus quand elles subissent des contraintes importantes comme dans un contexte de bruxisme) et que cette fatigue métallurgique génère une fragilité qui augmente le risque de fracture de ces vis.

6/ Ergonomie de votre séance prothétique

Nous vous conseillons une certaine rigueur pour organiser votre séance de travail au fauteuil.

Deux faux-moignons peuvent être très identiques l’un à l’autre et il est possible de se tromper en les mettant en place :Il est donc important que ces pièces soient indexées par le labo pour les identifier sans erreur :Nous vous conseillons en cas de travail complexe de bien organiser votre plateau prothétique au fauteuil afin de ne pas augmenter le stress du choix des pièces et pouvoir vous concentrer sur le contrôle du travail clinique :Exemple de 3 piliers indexés posés en bouche :

7/ Retrait d’un faux-moignon avec un extracteur en cas de grip trop important

Il arrive que le grip du faux-moignon soit trop important dans l’implant et qu’il ne puisse plus être déposé facilement à la fin d’une séance d’essai en bouche. Cet incident peut être particulièrement contrariant et pénible à vivre au cours d’une séance au fauteuil et sans solution efficace, on risque d’employer des moyens « non conformes » comme cela a été le cas pour ce pilier retiré au davier (!) et qui a été abîmé, en particulier au niveau de son hexagone dont le grip correct risque de ne plus être assuré par la suite …Il est nécessaire -et en fait indispensable !- que le retrait de ce faux-moignon se fasse à l’aide d’un tournevis ou d’une vis de retrait spécifique dénommé « extracteur » dans les catalogues.

Pour les bricoleurs, cet extracteur est l’équivalent d’un « tournevis arrache moyeux » dans le monde de l’industrie.

IMPORTANT ! La vis d’origine qui maintient le pilier doit être retirée dans un premier temps pour pouvoir insérer l’extracteur à sa place.

Le vissage de cet extracteur va induire un mouvement de retrait parfaitement vertical de l’hexagone externe du faux-moignon par rapport à l’hexagone interne de l’implant, sans abîmer ces hexagones afin de garantir leur bonne coaptation et la solidité de leur fixation dans le temps.

Le filetage interne du faux-moignon va permettre aux spires de l’extracteur de travailler et de faire progresser cet extracteur vers le fond du logement du faux-moignon, générant ainsi une force en direction opposée et une sortie parfaitement axiale du faux-moignon.

Vous pouvez voir le mécanisme de fonctionnement de cet extracteur en cliquant sur l’image suivante :… et cliquez sur l’image suivante pour visualiser une vidéo clinique de retrait d’un pilier qui est impossible à la main :Les références de ces extracteurs sont :

Extracteurs avec manche :

– TLRT2 pour pratiquement tous les implants

– CLRT2 pour les implants « étroits » de connectique de 2,9 mm (Eztétic ou TSX)Extracteurs sans manche (à utiliser avec un tournevis) :

– ZFX02-RTSP : pour les plateformes « standard » (SP = Standart Platform)

– ZFX02-RTNP : pour les plateformes étroites (NP = Narrow Platform)

L’avantage d’utiliser ce type extracteurs sans manche avec un tournevis est de pouvoir augmenter sa longueur de travail. En effet un extracteur avec manche peut parfois être bloqué par l’interférence du manche avec le sommet du dispositif prothétique comme un faux-moignon ou une couronne transvissée (en cas de longueur coronaire importante) et l’extracteur ne pas pas pouvoir appuyer au fond du logement pour faire son travail de désinsertion.Pour ce qui concerne le retrait d’un pilier Gentek :

Ces extracteurs sont moins nécessaires pour les piliers Gentek Premilled dont le grip avec l’implant est moins important.

Par ailleurs, nous rappelons que pour les piliers Gentek profilés la configuration interne très sophistiquée permet de retirer le pilier en dévissant simplement la vis (qui va déclencher la sortie du pilier) et qu’il n’y a donc pas besoin d’un extracteur spécifique.

Cliquez sur le lien pour consulter la fiche pratique des piliers Gentek

8/ Retrait préalable de la vis de fixation du pilier

Nous avons dit que la vis d’origine qui maintient le pilier devait être retirée pour être remplacée par l’extracteur.

Mais il arrive que ce retrait soit difficile car il n’est pas toujours évident d’arriver à faire coïncider le filetage externe de la vis avec celui interne du pilier pour faire progresser la vis vers sa sortie.

Il faut alors prendre une vis pour contre-angle de référence HX1,25D (D=drive) à utiliser à basse vitesse (si possible contre-angle bague verte) et point primordial : à utiliser en marche arrière !

Le léger jeu de l’axe de la tête du contre-angle va permettre au filetage de la vis “d’attraper” le filetage interne du pilier et la vis va sortir comme par magie !

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo clinique :

9/ Problème d’un hexagone de vis émoussé

L’utilisation d’un tournevis émoussé (voir premier paragraphe) peut abîmer l’hexagone interne de la vis de fixation du pilier en « matant » cet hexagone. Les angulations sont émoussées et même un tournevis neuf n’aura plus une bonne prise : la vis ne peut alors plus être dévissée !Il existe un tournevis spécial dans ce cas qui est appelé « tourne à gauche » (ou « queue de cochon inversée » dans le monde de l’industrie) de référence : SRT :Son filetage est inversé, ce qui fait que quand vous tournez dans le sens inverse des aiguilles d’une montre vous le faites progresser dans l’hexagone maté jusqu’à ce qu’il se grippe dedans et le désinsère ainsi par ce mouvement de dévissage comme vous pouvez le voir en vidéo en cliquant sur l’image suivante :

10/ Problème de dévissage d’un pilier sous un dispositif scellé

Il peut arriver que dans le cas d’une couronne scellée sur un faux-moignon transvissé, on observe une mobilité de la couronne en bouche mais sans que cette couronne ne se descelle !

Ce phénomène est dû à un dévissage du faux-moignon sous la couronne laquelle reste scellée solidement.

Il peut arriver aussi sous des couronnes contigües solidarisées ou sous un bridge scellé sur des faux-moignons transvissés.

Ce problème peut venir de différentes raisons :

  • vissage inadapté au départ
  • utilisation de pièces non conformes
  • occlusion mal prise en compte ou modification du schéma occlusal initial

Ces points seront revus en fin de paragraphe : « Prévention du problème »

 

C’est une situation contrariante et difficile à gérer car en général il est impossible de desceller le dispositif scellé (couronne unitaire, couronnes contigües ou bridge) pour accéder au(x) faux-moignon(s) car un instrument comme un arrache-couronne ne fonctionne pas  :

  • soit parce que l’arrache-couronne ne peut se placer efficacement au bord de la couronne car elle est parfaitement ajustée sur le faux-moignon
  • soit parce que la percussion de l’arrache-couronne ne produit pas l’effet de décrochage escompté entre le dispositif scellé et le(s) faux-moignon(s) du fait de la mobilité de l’ensemble

 

On ne peut toutefois laisser la situation en l’état car le léger dévissage génère une perte de fixation et d’étanchéité au niveau de la liaison pilier/col implantaire ce qui entraîne :

  • une percolation bactérienne avec risque de péri-implantite
  • un risque mécanique d’usure des pans des hexagones ou de fracture du col de l’implant du fait des micro-chocs répétés des deux hexagones qui ne sont plus calés correctement

Cliquez sur l’image suivante pour voir la vidéo d’une situation clinique de deux couronnes solidarisées scellées sur 36 37. Observation intéressante : quand la restauration implantaire a été réalisée, il existait la dent 38 qui « protégeait » en quelque sorte l’occlusion postérieurement, en particulier du fait de la proprioception très fine au niveau d’une dent. Après deux ans le schéma occlusal a changé du fait de l’extraction de cette 38 ce qui a provoqué une surcharge occlusale sur les couronnes implantaires avec comme conséquence un dévissage des vis des piliers.Que faire ?!

Très objectivement les solutions existantes ne sont pas très satisfaisantes intellectuellement et il est primordial d’essayer de faire en sorte que cette situation arrive le moins possible ! (voir en fin de paragraphe : « Prévention du problème »). Il est de toutes façons indispensable d’essayer d’identifier les problématiques qui ont mené à cet incident et d’essayer de les solutionner.

Quatre options sont possibles face à ce problème :

  • Parfois les chocs répétés de l’arrache-couronne peuvent arriver à desceller le dispositif mais c’est hélas rare … En effet, la supra-structure qui reste scellée est très difficile à désinsérer de la pièce sous-jacente du fait de sa mobilité qui empêche une action franche de décrochage de l’interface “armature-faux-moignon”.
  • On peut attendre une ou deux semaines en espérant que la vis va continuer à se dévisser jusqu’à ce que le pilier soit libéré totalement et que l’ensemble du dispositif tombe (mais là encore c’est assez rare car en général le dévissage complet de la vis est bloqué par la proximité du « plafond » occlusal de l’armature sus-jacente). Il faut alors replacer un pilier de cicatrisation sur le col de l’implant et demander au laboratoire qu’il désolidarise la couronne du pilier afin que vous remettiez le tout en place en bouche
  • Autre alternative de laboratoire : le prothésiste peut percer la face occlusale de la couronne pour mettre à jour l’accès à la vis du pilier, transformant ainsi le dispositif en couronne transvissée. Vous visserez alors en bouche et obturerez l’accès à la vis qui vous permettra de réintervenir en cas de besoin. Vous pouvez consulter les fiches pratiques « Restauration unitaire transvissée » et « Restauration sectorielle » (chapitre II 2 2 /Option transvissé)pour plus de détails sur cette option.
  • L’option la plus fréquente est de percer directement en bouche la face occlusale pour accéder à la vis qu’il suffira de finir de dévisser à la main. Il faudra alors nettoyer parfaitement le col polué de l’implant, bien vérifier l’intégrité des pans des hexagones (interne de l’implant et externe du faux-moignon)
  • Dans tous les cas il est indispensable de remplacer la vis -qui a subi une « fatigue » métallurgique et de ce fait un affaiblissement mécanique avec risque de fracture- par une vis neuve.

Si vous ne vous sentez pas l’énergie de gérer cette situation vous-même : n’hésitez pas à nous contacter !

Cliquez sur l’image suivante pour visualiser un exemple d’intervention sur un modèle de travail :Prévention du problème1/ Contrôler le serrage d’une vis avec une clef dynamométrique

Vous pouvez certes serrer une vis de pilier à la main (c’est d’ailleurs souvent l’usage pour les premiers jours) mais il est beaucoup plus prudent de contrôler parfaitement son degré de serrage en utilisant une clef dynamométrique dès lors que vous mettez une vis en place pour une longue période.

Référence de la clef la plus utilisée : TWR (voir photo suivante)Cette clef vous permet de contrôler la force de serrage entre 10 et 35 Newton.cm

Elle nécessite toutefois un entretien régulier (environ une fois par an selon votre fréquence d’utilisation) dont vous pourrez trouver le détail en cliquant sur l’image suivante qui vous enverra sur le pdf « Guide des Trucs et Astuces » édité par ZimVie (aller en pages 7 et 8)2/ Contrôler l’occlusion

Il est primordial de bien gérer l’occlusion et nous vous renvoyons à la Fiche Pratique :  » restauration sectorielle » dans laquelle l’occlusion est évoquée à plusieurs reprises (voir sommaire détaillé de cette fiche pratique)

Quels sont les principes à respecter ?

Il faut tenir compte de la résilience des dents voisines et savoir que si votre patient se met en occlusion fortement serrée (cas d’un bruxeur) ces dents peuvent se « comprimer » de quelques centièmes de mm et exposer ainsi la restauration implantaire à plus de pressions occlusales

L’occlusion pour une couronne unitaire doit de ce fait être peu marquée (mais néanmoins réelle) en relation d’intercuspidation ainsi qu’en entrée de cycle de mastication. Cette occlusion doit être réglée en contacts occlusaux importants (le patient doit serrer fortement les dents)

L’occlusion pour un petit bridge doit s’apprécier en fonction de son placement par rapport aux autre dents :

  • un petit bridge sectoriel encastré entre d’autres dents est ajusté en occlusion comme une couronne implantaire unitaire : très légère sous-occlusion
  • un petit bridge restaurant un calage postérieur (couronnes implantaires 36 37 avec absence de 38 par exemple) doit supporter l’occlusion sur ce secteur pour ne pas déséquilibrer le reste des arcades : l’occlusion dans ce cas doit nécessairement être plus importante que pour un bridge encastré

 

Plus de détails sur l’occlusion sur le site élaboré par le regretté Marcel Le Gall : cliquez sur le lien

Vous pouvez aussi consulter le webinaire « Gérer le bruxisme en implantologie » dans lequel l’occlusion est abordée de façon détaillée vers la 20ème minute.

Cette occlusion doit donc être adaptée à votre cas clinique et il est important de préciser qu’un suivi est nécessaire pour contrôler dans le temps la stabilité de l’environnement occlusal.

Dans l’exemple clinique des couronnes implantaires 36 et 37 on peut supposer que la disparition de la dent 38 qui assurait une stabilité occlusale postérieure a été probablement à l’origine du dévissage des piliers sous les couronnes. Les contacts occlusaux auraient sans doute dûs être légèrement diminués après la perte de la 383/ Ne pas utiliser des piliers « low cost » faussement nommés « piliers compatibles »

Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers qui sont trompeusement appelés “compatibles” et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des contraintes de précision et de tolérance peuvent générer :

  • des problèmes mécaniques au niveau prothétique avec risque de dévissages et fractures des composants prothétiques
  • des problèmes biologiques au niveau d’un implant pouvant aller jusqu’à l’obligation de déposer cet implant

La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place de ce type de pilier fait perdre la garantie du travail prothétique par son centre d’usinage ZfX de même que la garantie sur l’implant.

11/ Problème de prolifération de gencive sur un col implantaire

Dans la continuité du paragraphe précédent, la gencive peut proliférer rapidement sur un col de l’implant dont le pilier s’est dévissé :Cet incident est gérable facilement : il suffit d’appliquer une boulette de coton imprégnée de produit astringent et de frotter vigoureusement la gencive en excès qui va se rétracter jusqu’à ce que vous puissiez remettre le dispositif :La gencive peut sembler agressée par cette manipulation mais va cicatriser très rapidement comme le montre l’image suivante :Dans le même esprit, il faut savoir que les fibres gingivales autour du col implantaire étant circulaires et relativement élastiques peuvent très vite envahir les bords du col implantaire même au cours d’une séance de travaux :

Le fait de dévisser une vis de cicatrisation et de ne pas la remplacer immédiatement par le pilier prothétique que vous voulez essayer par exemple peut conduire à cet envahissement qui peut se révéler très embêtant si vous n’êtes pas équipé pour y remédier.

12/ Conseils pour les radios

L’axe des rayons doit être perpendiculaire à l’axe implantaire (donc parallèle au col de l’implant) pour visualiser correctement l’interface entre le plateau du col implantaire et la pièce prothétique. La mise en place d’un tournevis dans la pièce vissée sur l’implant (transfert dans cet exemple) permet de  visualiser cet axe et de positionner le cône de façon adéquate pour ainsi visualiser précisément l’interface et la coaptation des dispositifs :Pour savoir que vous avez bien axé le cône radio : vous devez pouvoir visualiser les spires implantaires relativement nettement (comme sur l’image ci-dessus).

Dans l’image ci-dessous, la première situation à gauche n’est pas conforme et les spires de l’implant sont « floues » ; le simple positionnement d’un tournevis sur le pilier de cicatrisation permet d’axer correctement le cône radio (les spires sont à présent nettes) pour une image totalement transformée !Si vous même avez un petit « truc » à nous communiquer, n’hésitez pas à contacter le dr Michel Metz sur son adresse mail : drmmetzkleber@gmail.com  !




Arbres décisionnels pour l’empreinte d’un implant unitaire

Votre patient(e) est de retour dans votre cabinet suite à la pose d’un implant dentaire unitaire et vous vous apprêtez à réaliser l’empreinte. Voici des recommandations que nous pensons utiles dans ce contexte de nouveautés très tonique mais parfois perturbant et qui vous aideront dans votre démarche.

 

Astuces :

– si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général souligné ou en bleu), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations

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Glossaire :

– implant sous-crestal = implant dont le col est placé sous le niveau osseux (en général 1mm)

– implant juxta ou supra-crestal = implant dont le col est placé au niveau du rebord osseux ou légèrement au-dessus

 

L’utilisation récente du nouvel implant TSX peut parfois changer vos habitudes de protocoles prothétiques selon le positionnement de cet implant par rapport au niveau osseux.

 

Trois cas de figures peuvent se présenter :

 

1/ L’implant est coiffé d’un pilier de cicatrisation « classique »

 

Référence : HC (HC 343, 345, 354 etc.)

Cela signifie que le col de l’implant (TSV ou TSX) a été placé en position juxta ou supra-crestale (et pas en position infra-crestale car ce pilier classique rentrerait en conflit avec le rebord osseux et ne pourrait être vissé à fond)

Vous pouvez de ce fait utiliser les piliers d’empreinte auxquels vous êtes habitués -quels qu’ils soient et quel que soit leurs profils d’émergence- sans risque d’interférence du pilier avec le rebord osseux :

 

– ancien transfert classique de type HLT ou anciens porte implants TSV :

Fig 1 : transfert classique

 

– pilier Encode (qui dans ce cas va servir de transfert) :

Figure 2 : transfert Encode

Fig 2 : transfert Encode

Cliquez sur le lien Encode pour plus d’infos

 

– piliers scanbodies (Page 15 du catalogue Gentek 2024) :

Fig 3 : nouveaux Scanbodies (émergence moins volumineuse)

 

Références de ces nouveaux scanbodies :

  • pour tous les implants TSV ou TSX : ZFX05Z-ZB (TSV-35 45 ou 57 : selon le diamètre de la plateforme prothétique à 3,3  4,5 ou 5,7mm)
  • pour les implants « étroits »: TSX ou Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm (réf : ZFX05Z-ZB EZ 29)

 

Ces scanbodies présentent comme avantages par rapport aux anciens :

  • d’être moins volumineux en encombrement par rapport aux dents voisines
  • de n’exister qu’en un exemplaire unique en hauteur par diamètre de col
  • d’être les mêmes que ceux utilisés par le laboratoire (donc économie)

 

Le pilier d’empreinte étant précisément en place sur le col de l’implant, votre empreinte reproduira la situation buccale avec exactitude.

 

L’arbre décisionnel dans le cas d’un pilier de cicatrisation classique en place est donc le suivant :

Fig 4 : Arbre décisionnel pour un pilier de cicatrisation classique en place

 

A noter que l’utilisation d’un scanbody est évoquée dans ce cas d’empreinte unitaire car certains d’entre vous l’estiment parfois plus précise qu’avec un Encode (peut-être un ressenti lié à des problèmes de précision sur empreintes plurales ou un problème de liaison avec le laboratoire ?) ou tout simplement parce que vous ne possédez pas de pilier Encode.

Pour le choix du matériau à empreinte, nous recommandons vivement l’Impregum pour sa précision d’enregistrement.

 

 

2/ L’implant est coiffé d’un pilier de cicatrisation « Encode »

Ce pilier a un double fonction très intéressante : cicatrisation mais aussi empreinte. Cliquez sur le lien Encode pour plus d’infos

Figure 2 : transfert EncodeRéférences de ces piliers Encode :

  • pour tous les implants TSV ou TSX  : TEEHA (TEEHA 3 4 5 selon le diamètre de la plateforme prothétique)
  • pour les implants « étroits »: TSX ou Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm : CEEHA)

 

Cela peut comme dans le cas de figure précédent correspondre à un col implantaire en position juxta ou supra-crestale, mais attention ! cela peut aussi correspondre à une position légèrement infra-crestale de l’implant :
Si c’est le cas : il y peut y avoir un risque d’interférence de la pièce prothétique avec le rebord osseux qui surplombe le col de l’implant :
– piliers d’empreinte
– mais aussi piliers prothétiques finaux (voir fiche pratique « l’implant TSX« )

En effet, le profil du départ de la pièce est peut-être inadaptée étant trop large ou évasée à son départ

Figure 5 : pilier Encode avec profil adapté sans interférence avec l'os

Figure 5 : pilier Encode avec profil adapté sans interférence avec l’os sur un implant sous-crestal

Figure 6 : Transfert HLT 3 : pièce trop évasée à son départ avec risque d'interférence avec l'os

Figure 6 : Transfert HLT 3 : pièce trop évasée à son départ avec risque d’interférence avec l’os

 

Pour le cas de ce transfert qui ne sera pas totalement en place sur le col d’un implant sous-crestal, votre empreinte ne reproduira pas avec exactitude la bonne position de l’implant et la pièce prothétique finale ne se mettra pas correctement en place.

Il est donc nécessaire d’avoir l’information primordiale quant au positionnement de l’implant par rapport au niveau de l’os (infra, juxta ou supra-crestal) de la part de votre chirurgien dans le rapport qui vous est envoyé pour démarrer la phase prothétique afin de choisir le bon dispositif pour votre empreinte !

 

Attention !!!
Le catalogue 2023 de l’implant TSX (cliquez sur le lien) donne une indication en page 7 que nous considérons comme pouvant être trompeuse en vous proposant d’utiliser un transfert classique (référence HLT par ex) ou un porte-implant TSV, ce qui conduira à une erreur d’empreinte si l’implant est sous-crestal car ce transfert risque de ne pas être en place ! 

Figure 7 : Catalogue TSX 2023

Figure 7 : Catalogue TSX 2023

 

Figure 8 : p7 du catalogue : exemple de transfert HLT proposé : NON pour un implant sous-crestal !

Figure 8 p7 du catalogue : exemple de transfert HLT 3/4 ou 3/5 proposés : NON ! pas pour un implant sous-crestal !

 

Il en de même pour le nouveau catalogue « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » page 3 du catalogue : un transfert classique référence HLT ne peut pas être mis en place à fond sur un implant en position infra-crestale (donc erreur d’empreinte !)

Nous précisons que ces transferts peuvent être utilisés sans risque d’erreurs de positionnement si l’implant est en position juxta ou supra-crestale.

Il est néanmoins possible d’utiliser un transfert classique quand l’implant est en position sous-crestale en utilisant un transfert dont le profil d’émergence est fin au départ du col de l’implant ; par exemple pour un implant de plateau prothétique de 3,5mm en position sous-crestale (comme un TSX 41B10) il est possible de faire une empreinte avec un transfert de référence HLT3/3 (et non pas un HLT3/4 qui interférerait).

Mais très objectivement il est plus simple et efficace de faire l’empreinte avec un pilier Encode (ou un scanbody) qui va vous garantir l’exactitude de l’empreinte plutôt que de vous compliquer la vie à vouloir garder votre protocole originel avec une séance « bricolée » … Le pilier Encode dont le diamètre est constant (donc sans évasement) à partir du col de l’implant vous assurera son positionnement parfait dans le cas d’un implant sous-crestal et donc une empreinte fiable ! (voir figure 5)

 

L’arbre décisionnel dans le cas d’un pilier encode en place est donc le suivant :

Fig 9 : Arbre décisionnel pour un pilier de cicatrisation Encode en place

3/ L’implant est coiffé d’une couronne provisoire

 

Il est nécessaire d’avoir l’information primordiale de la part de votre chirurgien sur le positionnement de l’implant par rapport au niveau de l’os (infra, juxta ou supra-crestal) afin de choisir le bon dispositif pour votre empreinte et de donner les instructions adéquates à votre laboratoire pour le choix du pilier final (HLA ? Gentek Ti-base ? Gentek profilé ? Gentek premilled ?)

Il vous faut démonter la couronne provisoire (et le cas échéant son pilier provisoire sous-jacent) afin de positionner le transfert adapté à la position de l’implant par rapport au niveau osseux :

  • juxta ou supra-crestal : tout est possible pour votre empreinte
  • infra-crestal : Encode ou Scanbody

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud (‭06 31 78 66 07‬) représentante ZimVie que nous remercions pour sa contribution ainsi que Gregory Lemaire.




Arbres décisionnels pour l’empreinte de plusieurs implants

Votre patient(e) est de retour dans votre cabinet suite à la pose de plusieurs implants dentaires pour une restauration plurale et vous vous apprêtez à réaliser l’empreinte. Voici des recommandations que nous pensons utiles dans ce contexte de nouveautés très tonique mais parfois perturbant et qui vous aideront dans votre démarche.

 

Astuces :

– si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général souligné ou en bleu), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations

– si vous souhaitez imprimer cette fiche pratique, il vous suffit de cliquer sur l’icône d’imprimante en haut à droite

 

Glossaire :

– implant sous-crestal = implant dont le col est placé sous le niveau osseux (en général 1mm)

– implant juxta ou supra-crestal = implant dont le col est placé au niveau du rebord osseux ou légèrement au-dessus

 

A noter qu’il existe aussi une fiche pratique pour empreinte d’un implant unitaire : « arbres décisionnels pour empreinte unitaire »

 

L’utilisation récente du nouvel implant TSX peut parfois changer vos habitudes de protocoles prothétiques selon le positionnement de cet implant par rapport au niveau osseux.

 

Trois cas de figures peuvent se présenter :

 

1/ Les implants sont coiffés de piliers de cicatrisation « classiques »

 

Référence : HC (HC 343, 345, 354 etc.)

Cela signifie que le col de l’implant (TSV ou TSX) a été placé en position juxta ou supra-crestale (et pas en position infra-crestale car ces piliers classiques rentreraient en conflit avec le rebord osseux et ne pourraient être vissés à fond)

Vous pouvez de ce fait utiliser les piliers d’empreinte auxquels vous êtes habitués -quels qu’ils soient et quel que soit leurs profils d’émergence- sans risque d’interférence du pilier avec le rebord osseux :

 

– anciens transferts classiques de type HLT ou anciens porte implants TSV :

Transfert classique

Fig 1 : transfert classique

 

– piliers Encode (de cicatrisation mais aussi de transfert) :

Figure 2 : transfert Encode

Fig 2 : transfert Encode

Cliquez sur le lien Encode pour plus d’infos

 

– piliers scanbodies (Page 15 du catalogue Gentek 2024) :

Fig 3 : nouveaux Scanbodies (émergence moins volumineuse)

 

Références de ces nouveaux scanbodies :

  • pour tous les implants TSV ou TSX : ZFX05Z-ZB (TSV-35 45 ou 57 : selon le diamètre de la plateforme prothétique à 3,3  4,5 ou 5,7mm)
  • pour les implants « étroits »: TSX ou Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm (réf : ZFX05Z-ZB EZ 29)

 

Ces scanbodies présentent comme avantages par rapport aux anciens :

  • d’être moins volumineux en encombrement par rapport aux dents voisines
  • de n’exister qu’en un exemplaire unique en hauteur par diamètre de col
  • d’être les mêmes que ceux utilisés par le laboratoire (donc économie)

 

Ces piliers d’empreinte étant précisément en place sur le col de l’implant, votre empreinte reproduira la situation buccale avec exactitude.

 

L’arbre décisionnel dans le cas de piliers de cicatrisation classiques en place est donc le suivant :

Fig 4 : arbre décisionnel pour des piliers classiques en place

 

A noter que l’utilisation des scanbodies est conseillée dans ce cas d’empreinte plurale car certains d’entre vous l’estiment plus précise qu’avec des piliers Encode (en tout cas les Encodes de la première génération).

Pour le choix du matériau à empreinte, nous recommandons vivement l’Impregum pour sa précision d’enregistrement.

 

2/ Les implants sont coiffés de piliers de cicatrisation « Encode »

 

Figure 2 : transfert Encode

Ce pilier a un double fonction très intéressante : cicatrisation mais aussi empreinte. Cliquez sur le lien Encode pour plus d’infos

Références de ces piliers Encode :

  • pour tous les implants TSV ou TSX  : TEEHA (TEEHA 3 4 5 selon le diamètre de la plateforme prothétique)
  • pour les implants « étroits »: TSX ou Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm : CEEHA)

 

Cela peut comme dans le cas de figure précédent correspondre à un col implantaire en position juxta ou supra-crestale, mais attention ! cela peut aussi correspondre à une position légèrement infra-crestale de l’implant :
Si c’est le cas : il y peut y avoir un risque d’interférence de la pièce prothétique avec le rebord osseux qui surplombe le col de l’implant :
– piliers d’empreinte
– mais aussi piliers prothétiques finaux (voir fiche pratique « l’implant TSX« )

En effet, le profil du départ de la pièce est peut-être inadaptée étant trop large ou évasée à son départ

Figure 5 : pilier Encode avec profil adapté sans interférence avec l'os

Figure 5 : pilier Encode avec profil adapté sans interférence avec l’os sur un implant sous-crestal

Figure 6 : Transfert HLT 3 : pièce trop évasée à son départ avec risque d'interférence avec l'os

Figure 6 : Transfert HLT 3 : pièce trop évasée à son départ avec risque d’interférence avec l’os

 

Pour le cas de ce transfert qui ne sera pas totalement en place sur le col d’un implant sous-crestal, votre empreinte ne reproduira pas avec exactitude la bonne position de l’implant et la pièce prothétique finale ne se mettra pas correctement en place.

Il est donc nécessaire d’avoir l’information primordiale quant au positionnement de l’implant par rapport au niveau de l’os (infra, juxta ou supra-crestal) de la part de votre chirurgien dans le rapport qui vous est envoyé pour démarrer la phase prothétique afin de choisir le bon dispositif pour votre empreinte !

 

Attention !!!
Le catalogue 2023 de l’implant TSX (cliquez sur le lien) donne une indication en page 7 que nous considérons comme pouvant être trompeuse en vous proposant d’utiliser un transfert classique (référence HLT par ex) ou un porte-implant TSV, ce qui conduira à une erreur d’empreinte si l’implant est sous-crestal car ce transfert risque de ne pas être en place ! 

 

Figure 7 : Catalogue TSX 2023

Figure 7 : Catalogue TSX 2023

 

Figure 8 : p7 du catalogue : exemple de transfert HLT proposé : NON pour un implant sous-crestal !

Figure 8 p7 du catalogue : exemple de transfert HLT 3/4 ou 3/5 proposés : NON pour un implant sous-crestal !

 

Il en de même pour le nouveau catalogue « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » page 3 du catalogue : un transfert classique référence HLT ne peut pas être mis en place à fond sur un implant en position infra-crestale (donc erreur d’empreinte !)

Nous précisons que ces transferts peuvent être utilisés sans risque d’erreurs de positionnement si l’implant est en position juxta ou supra-crestale.

Il est néanmoins possible d’utiliser un transfert classique quand l’implant est en position sous-crestale en utilisant un transfert dont le profil d’émergence est fin au départ du col de l’implant ; par exemple pour un implant de plateau prothétique de 3,5mm en position sous-crestale (comme un TSX 41B10) il est possible de faire une empreinte avec un transfert de référence HLT3/3 (et non pas un HLT3/4 qui interférerait).

Mais très objectivement il est plus simple et efficace de faire l’empreinte avec un pilier Encode (ou un scanbody) qui va vous garantir l’exactitude de l’empreinte plutôt que de vous compliquer la vie à vouloir garder votre protocole originel avec une séance « bricolée » … Le pilier Encode dont le diamètre est constant (donc sans évasement) à partir du col de l’implant vous assurera son positionnement parfait dans le cas d’un implant sous-crestal et donc une empreinte fiable ! (voir figure 5)

 

L’arbre décisionnel dans le cas de piliers Encode en place est donc le suivant :

Figure 9 : arbre décisionnel pour des piliers Encode en place

3/ Les implants sont recouverts d’un dispositif provisoire

 

Il est nécessaire d’avoir l’information primordiale de la part de votre chirurgien sur le positionnement de l’implant par rapport au niveau de l’os (infra, juxta ou supra-crestal) afin de choisir le bon dispositif pour votre empreinte et de donner les instructions adéquates à votre laboratoire pour le choix du pilier final (HLA ? Gentek Ti-base ? Gentek profilé ? Gentek premilled ?)

Il vous faut démonter le dispositif provisoire (et le cas échéant, les piliers provisoires) pour positionner les transferts adaptés à la position des implants par rapport au niveau osseux :

  • juxta ou supra-crestal : tout est possible pour votre empreinte
  • infra-crestal : Encode ou Scanbody

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud (‭06 31 78 66 07‬) représentante ZimVie que nous remercions pour sa contribution ainsi que Gregory Lemaire




Les piliers Gentek actuellement disponibles pour vos travaux de couronnes unitaires

« Mon pilier Gentek profilé ne rentre pas ! la vis tourne dans le vide … je ne comprends pas … c’était plus simple avant ! »

 

Cette fiche pratique est faite pour vous aider ! … à faire le bon choix et à bien comprendre les protocoles d’utilisation des piliers prothétiques de la nouvelle gamme Gentek (société ZimVie)

 

Fiche pratique réactualisée octobre 2025

 

Nous parlons ici de vos réalisations prothétiques unitaires.
Une autre fiche pratique « Piliers Gentek pour vos travaux sectoriels » vous permettra d’y voir plus clair pour le choix de ces piliers pour un petit bridge ou des couronnes contigües solidarisées car la démarche n’est pas tout à fait la même.

 

Etant donné les sorties récentes de nouveaux dispositifs médicaux ces derniers mois (implant TSX, Piliers Gentek, Piliers coniques UMUA etc.) il est actuellement fastidieux d’avoir une information globale et synthétique pour faire le choix d’un protocole de travail. La société ZimVie devrait éditer un catalogue global dans quelques mois qui nous permettra d’avoir des informations exploitables plus efficacement. En attendant, ces fiches pratiques vous permettent de vous organiser du mieux possible grâce aux liens que nous avons créés et qui vous renvoient à d’autres informations importantes dans des fenêtres séparées.

Il est important de comprendre que ces nouveaux piliers Gentek ne se substituent pas aux piliers traditionnels existants (par exemple HLA), lesquels peuvent toujours être utilisés mais qu’ils les complètent, en particulier quand l’implant est en position sous-crestale (occurrence possible mais relativement peu fréquente).

A noter que les piliers traditionnels ne sont pas évoqués ici et que vous pourrez les retrouver en consultant :

 

Glossaire :

– implant sous-crestal : le col implantaire est en dessous du niveau osseux (environ 1mm), dans le respect du principe « zero bone loss concept »
– implant juxta ou supra-crestal = implant dont le col est placé au niveau du rebord osseux ou légèrement au-dessus de ce rebord
– pilier « Ti-base Gentek » = pilier en titane (corps et embase) de la nouvelle génération Gentek

Astuces :

  • si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général souligné), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations
  • vous pouvez imprimer cette fiche pratique afin d’en avoir une version papier consultable à votre fauteuil : cliquez sur l’icône d’imprimante en haut à droite et enregistrez au format PDF, choisissez le lieu de destination sur votre ordinateur où ce format PDF sera consultable et imprimable
  • étant donné la longueur de cette fiche pratique, nous avons placé un sommaire “dynamique” : en cliquant sur une ligne de ce sommaire vous serez envoyé directement au paragraphe correspondant (pour revenir au sommaire : cliquez sur la flèche en bas à droite de votre écran)

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I/ Commentaires sur le Catalogue Gentek

Figure 1 : Catalogue Gentek

Dans ce catalogue Gentek 2024, les piliers proposés sont exploitables aussi bien pour les implants TSX que pour les implants TSV puisque la connexion prothétique de ces deux implants est strictement la même. Mais il est important de préciser que même si ces piliers Gentek sont d’apparition récente, certains d’entre eux ne sont toutefois pas utilisables si l’implant est en position sous-crestale (point important revu plus loin).

Vous trouverez aussi dans ce catalogue des piliers communs aux implants Eztetic et TSX 3,1 de faibles diamètres (plateforme prothétique : 2,9mm de diamètre)

 

Nous passons en revue les piliers principaux de ce catalogue afin de les commenter et de vous préciser lesquels sont à choisir pour une restauration unitaire.

Attention de consulter les bonnes pages pour les références car ce catalogue s’adresse aussi aux utilisateurs des implants de la gamme des implants « Certain » et d’autres implants à hexagones externes que nous n’utilisons pas.

Vous avez peut-être encore l’habitude de vous référer au catalogue TSV = Tapered Screw-Vent paru en 2020 :

Figure 2 : Catalogue TSV 2020

 

Mais les piliers Gentek ne sont pas cités dans le catalogue TSX 2023 (ni dans le catalogue TSV 2020 -plus ancien-) et n’apparaissent que :

Mais nous tenons à préciser que le catalogue  Gentek est plus complet (vivement un catalogue global, synthétique et plus facilement exploitable !)

Exemple pour le Catalogue TSX

Figure 3 : Catalogue produits TSX 2023

 

Figure 4 : p9 du catalogue TSX : les piliers Gentek ne sont pas cités

 

 

II/ Les Piliers « Gentek » pour restauration unitaire

 

Du fait de la dynamique des évolutions des techniques numériques, plusieurs générations de piliers Gentek se sont succédées rapidement ces dernières années (avec sans doute des évolutions à prévoir encore).

Nous passons en revue trois types de piliers Gentek actuellement disponibles pour une restauration unitaire :

  • Pilier Premilled Gentek
  • Pilier Ti-Base à canal de vis désaxé GenTek
  • Pilier Ti-Base Gentek

A noter que le catalogue cite en page 12 des Ti-Base compatibles avec des piliers Multi-Unit mais qui ne sont pas évoqués ici puisqu’ils ne peuvent pas être utilisés en restauration unitaire (il seront revus dans la Fiche Pratique « Piliers Gentek pour petits bridges » qui sera disponible fin mai 202).

 

1/ Pilier Premilled en Titane Gentek

Page 7 du catalogue Gentek 2024

1.1/ Présentation du pilier premilled

Attention de ne pas confondre avec les piliers Premilled pour implants « Certain » que nous n’utilisons pas (cités en page 8) de même que les piliers cités en page 9 (pour implants avec hexagones externes).

Références : ZFX18-ZB-TSV (puis 35, 45 ou 57 selon le diamètre de la plateforme prothétique de l’implant) figure 5.

Figure 5 : exemple de pilier Premilled avec sa vis de fixation

 

Ce pilier Premilled se présente sous la forme d’un bloc en Titane. Son embase comporte toujours un hexagone externe qui permet un blocage en rotation dans l’implant TSV ou TSX. Cette partie inférieure n’est pas retouchée au moment de l’usinage qui concerne uniquement la partie supérieure du cylindre laquelle sera réduite par fraisage jusqu’à obtention du design souhaité (figure 6a).

L’usinage de ce pilier au centre de traitement ZfX permet de respecter cette embase avec hexagone externe et son départ rectiligne qui autorisera une insertion parfaite sur un implant dont le col est sous-crestal (aucun risque d’interférence avec l’os environnant).

Figure 6a : Piliers Premilled en cours d’usinage (à droite : pilier en fin de fraisage)

 

1.2/ Options prothétiques possibles du pilier Premilled

  • En première intention : réalisation d’un faux-moignon par fraisage qui sera coiffé par une couronne scellée : en général dans les secteurs postérieurs. Figure 6b
  • Il permet aussi de réaliser une couronne transvissée (option plus rare). Dans ce cas le pilier est fraisé au centre de traitement ZfX et l’ensemble des étapes de céramisation et de maquillage est assuré par votre laboratoire par collage d’une chape zircone (dans 90% des cas) ou par céramisation directe sur ce pilier titane Premilled (technique qui nécessite un protocole particulier). Figure 6c.

fig 6b : premilled pour couronne scellée

 

fig 6c : premilled pour couronne transvissée

 

 

2/ Ti-Base GenTek à canal de vis désaxé

2.1/ Présentation du pilier

Ce pilier Ti-Base est profilé et permet ainsi d’engager la vis de façon désaxée par rapport à l’axe du pilier grâce à un tournevis spécifique nommé tournevis hexalobulaire (voir en fin de paragraphe) :

Figure 7 : Pilier Ti-Base profilé

 

Attention de ne pas confondre avec les piliers pour implants « Certain » que nous n’utilisons pas (cités en page 4). Les piliers Ti-Base Gentek profilés qui nous concernent se trouvent en page 6 du catalogue Gentek 2024 :

Figure 8 : Pilier Gentek profilé avec hexagone (= avec engagement) haut de la page 6 du catalogue Gentek

 

Références des piliers Ti-Base Gentek profilés (voir catalogue) :

ZFX11ZB… Ce premier code est suivi d’une insertion alphanumérique correspondant aux différents implants : Eztetic, TSX ou TSV.

Exemple pour un pilier Gentek correspondant à un implant TSV ou TSX de plateforme prothétique de 3,5 mm de diamètre : ZFX11ZB-TSV35AS26E (le chiffre 26 correspondant à une hauteur de départ du pilier de 2,6mm).

Il existe en effet 3 hauteurs de départ du pilier, ce départ correspondant à la traversée éventuelle de l’os (si l’implant est en position sous-crestale) puis de la gencive (figures 9a et b).

Figures 9 a et b : différentes hauteurs de départ du pilier profilé

 

Attention ! Ce pilier n’est pas modifiable en design : la hauteur du fût prothétique supérieur peut simplement être diminuée par soustraction (avec un disque par exemple) mais – et ce point est très important !- la hauteur de départ n’est pas retouchable et le choix de cette hauteur est fait en fonction du positionnement de l’implant par rapport au niveau osseux : si l’implant est sous-crestal de 1 mm le pilier d’une hauteur de 0,3 mm ne pourra pas se mettre en place car son profil va interférer avec le rebord osseux (voir image de gauche de la figure 9b) ; il faudra choisir une hauteur de 1,3 ou 2,6 mm. Il est donc nécessaire d’avoir cette information primordiale du placement de l’implant par rapport au niveau osseux de la part de votre chirurgien afin de donner les instructions adéquates à votre laboratoire pour le choix de la hauteur de départ du pilier !

D’apparition plus récente que les piliers Ti-Base Gentek vus au paragraphe 3, ce pilier n’est proposé actuellement qu’en version « profilée » (= échancrée) voir figures 7, 9a et 11.

Son départ fin et rectiligne permet de le placer sans risque d’interférence osseuse sur un implant en position infra-crestale :

Figure 10 : profil fin adapté à un implant sous-crestal

 

2.2/ Options prothétiques possibles

– Couronne transvissée (option de première intention : la plus courante)
Dans ce cas le pilier est éventuellement rectifié en hauteur (par section du fût supérieur) par votre laboratoire ou au centre de traitement ZfX avec en général l’élaboration d’une chape en zircone (dans 90% des cas) ou en métal. L’ensemble des étapes de céramisation et de maquillage est assuré par votre laboratoire par collage de la chape zircone ou par céramisation directe sur le pilier en Titane (technique rare qui nécessite un protocole particulier).

– Couronne scellée sur pilier transvissé (option plus rare)
Dans ce cas le pilier est éventuellement rectifié en hauteur (par section du fût supérieur) par votre laboratoire ou au centre de traitement ZfX et l’armature de la couronne est réalisée en fonction du design du pilier ; cette armature sera céramisée.

 

2.3/ Pourquoi un Ti-Base Gentek à canal de vis désaxé ?

Ce pilier est échancré sur une partie de sa hauteur coronaire et permet ainsi d’insérer une vis hexalobulaire « en biais » dans le cas où l’implant a un axe qui n’est pas centré par rapport au volume de la couronne (figure 11). En effet l’utilisation d’un pilier Ti-base Gentek droit ne permettrait pas d’insérer la vis car le tournevis interfèrerait avec la partie cosmétique de la couronne.

Figure 11 : pilier échancré

Voir le cas clinique qui illustre ce propos en fin de fiche pratique « l’implant TSX » (cliquez)

 

Il faut savoir que souvent au niveau des incisives supérieures l’émergence de la vis est parfois trop vestibulée (du fait du placement chirurgical de l’implant) pour permettre le choix d’une couronne monobloc transvissée et la seule option possible avec les piliers traditionnels était de faire une couronne scellée sur ce pilier (figure 12) :

Figure 12 : pilier « traditionnel » sur implant trop vestibulé : cour transvissée impossible

 

L’utilisation d’un pilier Ti-Base GenTek à canal de vis désaxé va permettre de contourner ce problème et de choisir une option de couronne transvissée malgré cet axe défavorable en ayant la possibilité d’insérer une vis spécifique (hexalobulaire) en biais par cette échancrure avec le tournevis spécifique hexalobulaire :

Figure 13 : insertion en biais d’une vis hexalobulaire pour option transvissée

 

2.4/ Mode opératoire du Gentek à canal de vis désaxé et du tournevis hexalobulaire

 

Attention ! Ce Ti-base profilé est fixé exclusivement avec une vis hexalobulaire ! une vis classique type MHLAS pourrait vous donner l’impression qu’elle fonctionne mais elle n’est pas recommandée :

  • parce que sa mise en place ne sera peut-être pas possible avec le tournevis droit qui lui est dédié
  • parce qu’en cas de dépose éventuelle de la couronne et de grip important de celle-ci dans l’implant, un tournevis d’extraction réf TLRT2 -même s’il était possible de le positionner- ne serait pas efficace puisqu’il n’y a pas de filetage interne dans le corps de ce pilier Gentek profilé ; le design très sophistiqué de l’intérieur du corps de ce pilier Gentek profilé et de la vis hexalobulaire permettent de retirer la couronne lors du dévissage de la vis hexalobulaire

 

La mise en place de ce Ti-Base à canal de vis désaxé nécessite le tournevis spécifique hexalobulaire avec un protocole très précis :

1/ il faut obligatoirement utiliser un tournevis hexalobulaire qui permet d’appliquer un vissage dans un axe oblique à la vis hexalobulaire (figure 14). Un vissage dans l’axe de l’implant est impossible du fait de la présence de la céramique (figure13).

Figure 14a : tournevis hexalobulaire pour vissage en biais

 

Références des différents tournevis hexalobulaires pour pilier Ti-Base Gentek profilés (fig 14b) :

Il existe une version « mandrin » utilisable avec un contre-angle déclinée en trois longueurs (réf : ZFX02HLD 21, 28 ou 36 – selon la longueur) et une version avec manche utilisable à la main ou avec une clef dynamométrique (réf : TASCD 24 ou 30 -selon la longueur-) :

Fig 14b : en haut tournevis « mandrins » ; en bas : tournevis avec manche

 

2/ Il faut oublier la procédure que vous appliquez pour un pilier classique comme un HLA (figure 15).

Avec ce type de pilier classique la vis ne dépasse pas l’embase de la pièce : elle reste bloquée à l’intérieur grâce au filetage interne et vous engagez alors très facilement le dispositif à fond dans l’hexagone interne de l’implant avant de commencer à visser

Figure 15 : insertion d'un pilier traditionnel

Figure 15 : insertion d’un pilier traditionnel

 

Pour le Gentek à canal de vis désaxé, le protocole de mise en place est exactement l’inverse !

Il faut d’abord faire sortir la vis de l’embase du pilier puis engager le dispositif (pilier seul ou couronne transvissée) au départ de l’hexagone interne de l’implant mais sans chercher à le rentrer à fond car c’est le vissage de la vis (en exerçant une pression avec le doigt sur le pilier) qui va permettre de placer parfaitement le dispositif dans l’implant.

Si ce protocole n’est pas respecté la vis tournera « à vide » sans qu’elle s’engage dans le filetage interne de l’implant et la séance sera rapidement pénible … (d’où la petite phrase exprimant un dépit légitime en introduction de cette Fiche Pratique !)

 

Important ! voir vidéos YouTube pour comprendre le bon geste :

https://youtu.be/3LXmflouNUE

https://youtu.be/QEBD1eDDoZI

Remarques de deux de nos consœurs suite à une soirée de travaux pratiques :

Dr V. D. : « En ce qui concerne l’atelier, il était fondamental de comprendre que la technique de mise en place est exactement l’inverse de celle que nous utilisons depuis le début ! « 

Dr P. O. : « Après avoir manipulé le pilier profilé, je trouve qu’il n’y a rien de compliqué : il y a un protocole, tu le suis et c’est simple et efficace ! »

 

Le profilage du cône supérieur de ce pilier à rattrapage d’axe ne laissant pas une hauteur suffisante pour placer un filetage interne dans le corps du dispositif, il n’est donc pas possible de bloquer la vis grâce à un filetage interne pour manipuler facilement la pièce avec un tournevis comme avec les piliers classiques : d’où le tour de main un peu particulier évoqué dans le paragraphe précédent.

Nous attendons que la société ZimVie nous propose un pilier Gentek droit :

  • avec le même profil de départ décliné en différentes hauteurs (comme pour le pilier profilé) permettant ainsi de traiter efficacement un cas d’implant sous-crestal
  • mais avec un filetage interne pour nous permettre de retrouver une gestuelle plus ergonomique ! (à l’identique du protocole utilisé pour les piliers classiques)

En attendant, étant données les difficultés de manipulations possibles pour la mise en place de ce pilier dans un secteur à accès limité (deuxième molaire supérieure par exemple …) il est préférable si l’axe de l’implant est bien centré par rapport au couloir prothétique d’utiliser un pilier Premilled (paragraphe 1) avec engagement (pour une option scellée ou vissée) afin de vous permettre une manipulation plus aisée en bouche.

 

2.5/ Gentek à canal de vis désaxé recommandé pour une couronne unitaire : avec engagement !

Le pilier Gentek profilé est proposé en deux versions : avec ou sans hexagone externe

Celui que nous recommandons pour une couronne unitaire doit posséder une embase avec un hexagone externe qui va s’engager dans l’hexagone interne de l’implant (TSV ou TSX) permettant ainsi un blocage anti-rotationnel (tableaux du haut des pages 5 et 6 du catalogue Gentek, exemple figure 14).

Attention ! ce pilier existe aussi en version « sans engagement » (tableaux du bas des pages 5 et 6). Dans ce cas l’hexagone de l’embase inférieure est remplacé par une amorce de petit anneau qui vient s’insérer dans la connexion de l’implant.

Nous déconseillons expressément d’utiliser ce pilier « sans engagement » pour une restauration unitaire car l’absence de friction de cette pièce dans l’hexagone interne de l’implant va entraîner des répercussions sur la fiabilité mécanique de la connexion qui ne sera assurée que par la vis générant un risque élevé de dévissages et de casse !

 

Figure 16 : page 6 du catalogue Gentek

 

 

3/ Ti-Base Gentek

Pages 10 et 11 du catalogue Gentek 2024

A noter que ces piliers sont aussi compatibles avec les « blocs pré-percés » utilisés en méthode Cerec pour les utilisateurs de cette technique (nous tenons à le préciser car la formulation du catalogue peut induire à confusion)

Références :

ZFX11-ZB-EZ-2947-ES : pour les implants étroits de plateforme prothétique de 2,9 mm (Eztetic ou TSX 3,1)
ZFX11-ZB-TSV-3547-EL : pour un implant TSV ou TSX) de plateforme prothétique de 3,5mm
ZFX11-ZB-TSV-4547-EL : pour un implant TSV ou TSX) de plateforme prothétique de 4,5mm
ZFX11-ZB-TSV-5747-EL : pour un implant de plateforme prothétique de 5,7 mm

Bien que ce pilier soit de la première génération Gentek nous l’avons intentionnellement cité en dernière position car il ne peut pas être utilisé pour toutes les situations et le choix de son utilisation doit se faire précisément en fonction du placement de l’implant par rapport au niveau de l’os.

En effet, du fait du profil non modifiable de sa base à 90 degrés dès la sortie du col de l’implant et de l’absence de différentes hauteurs de départ de ce pilier (contrairement au pilier profilé vu au paragraphe précédent) ce pilier ne peut pas être inséré sur un implant TSV ou TSX en position sous-crestale.

Par contre un implant étroit de plateforme prothétique de 2,9 mm (Eztetic ou TSX 3,1) même en position sous-crestale peut être recouvert par ce type de pilier (ref ZFX11-ZB-EZ-2947-ES) car son départ est fin (voir page 16 du catalogue).

Il est donc là aussi nécessaire d’avoir cette information primordiale du placement de l’implant par rapport au niveau osseux de la part de votre chirurgien afin de donner les instructions adéquates à votre laboratoire pour le choix du pilier : si un implant TSV ou TSX d’un diamètre de plateau prothétique supérieur ou égal à 3,5 mm est en position sous-crestale ce pilier ne peut pas être utilisé car il ne pourra être positionné correctement sur l’implant !

! Une seule option prothétique possible pour ce pilier ! :

Ce pilier Ti-Base n’est pas recommandé pour une option « pilier vissé et couronne scellée » : il est conçu pour une restauration transvissée.

Il n’est pas retouchable et n’est donc pas retaillé au laboratoire :  il est conservé dans son intégralité et une chape est usinée soit par le Centre d’usinage Zfx Lyon ou par laboratoire selon son niveau d’équipement. Cette chape sera collée puis céramisée au sein du laboratoire.

Pilier Ti-Base recommandé : avec engagement !

Là encore, le pilier que nous recommandons pour une restauration unitaire possède une embase avec un hexagone externe qui va s’engager dans l’hexagone interne de l’implant (TSV ou TSX) permettant ainsi un blocage anti-rotationnel (tableaux du haut des pages 16 et 18 du catalogue, figure 18).

Figure 18 : pilier Ti-Base avec engagement

Ce pilier Ti-base se fixe uniquement avec la vis qui lui est dédiée : réf ZFX09-ZB-TSV-RS et ne peut se fixer avec une vis MHLAS.

Attention ! ce pilier existe aussi en version « sans engagement » (tableaux du bas des pages 16 et 18) et l’hexagone de l’embase inférieure est remplacé par une amorce de petit anneau qui vient s’insérer dans la connexion de l’implant.

Nous déconseillons donc aussi d’utiliser ce pilier « sans engagement » pour une restauration unitaire car l’absence de friction de cette pièce dans l’hexagone interne de l’implant va entraîner des répercussions sur la fiabilité mécanique de la connexion qui ne sera assurée que par la vis : risque élevé de dévissages et de casse !

Ce pilier est par ailleurs compatible avec les blocs pré-percés proposés pour les utilisateurs de la technique Cerec.

 

 

III/ Les tournevis pour ces piliers

Voici un lien utile vers un catalogue sur les tournevis à utiliser pour ces piliers Gentek

Il vous aidera dans votre compréhension et l’ergonomie de vos travaux.

 

 

IV/ Traçabilité

Il est indispensable que le laboratoire joigne à la livraison de son travail des fiches de traçabilités (figure 19):

Figure 19 : exemple de fiches de traçabilité

  • une pour votre archivage
  • une à donner au patient
  • la troisième est en fait à garder par le laboratoire

En effet il est possible que vous ayez à démonter un jour le dispositif et sans l’information précise sur la nature du pilier vous risquez d’être perdu quant au choix de la bonne technique à mettre en œuvre pour ce démontage. Un pilier classique (ex : HLA) va par exemple se désinsérer à l’aide d’un tournevis d’extraction TLRT2 (ou d’une vis d’extraction HLRS) tandis que ce tournevis sera inutilisable pour un pilier Gentek profilé.

Par ailleurs votre patient sera peut-être amené à quitter la région et il est indispensable qu’un nouvel intervenant possède ces informations.

 

 

V/ Pdf : Aide pour le choix des piliers Gentek

La société ZimVie a édité un document qui peut vous être utile pour le choix du bon pilier Gentek en fonction de la situation clinique

Cliquez sur le lien

 

 

VI/ A propos des piliers « compatibles »

 

Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers qui sont faussement appelés « compatibles » et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des contraintes de précision et de tolérance peuvent générer :

  • des problèmes mécaniques au niveau prothétique avec risque de dévissages ou même de fractures des composants prothétiques
  • des problèmes biologiques au niveau de l’implant pouvant aller jusqu’à l’obligation de déposer cet implant

La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place de ce type de pilier fait perdre la garantie du travail prothétique par son centre d’usinage ZfX de même que la garantie sur l’implant.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud représentante ZimVie au ‭06 31 78 66 07‬




Les piliers Gentek actuellement disponibles pour vos restaurations sectorielles ou complètes

Cette fiche pratique vous permettra de faire un point sur le choix des piliers de la game Gentek pour des couronnes contigües, un bridge sectoriel ou de grande étendue.

Ces piliers Gentek sont présentés sans illustrations cliniques que vous retrouverez en consultant les fiches pratiques « Restaurations sectorielles, concepts et pas à pas » ou « Restauration complète transvissée : Concepts et pas à pas »

Nous parlons ici de vos réalisations prothétiques plurales !

Cliquez sur le lien suivant pour le cas d’un implant unitaire

 

Fiche pratique éditée en octobre 2025

 

Glossaire :

– implant sous-crestal : le col implantaire est en dessous du niveau osseux (environ 1mm), dans le respect du principe « zero bone loss concept »
– implant juxta ou supra-crestal = implant dont le col est placé au niveau du rebord osseux ou légèrement au-dessus de ce rebord
– pilier « Ti-base Gentek » = pilier en titane (corps et embase) de la nouvelle génération Gentek

Astuces :

  • si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général souligné), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations
  • vous pouvez imprimer cette fiche pratique afin d’en avoir une version papier consultable à votre fauteuil : cliquez sur l’icône d’imprimante en haut à droite et enregistrez au format PDF, choisissez le lieu de destination sur votre ordinateur où ce format PDF sera consultable et imprimable
  • étant donné la longueur de cette fiche pratique, nous avons placé un sommaire “dynamique” : en cliquant sur une ligne de ce sommaire vous serez envoyé directement au paragraphe correspondant (pour revenir au sommaire : cliquez sur la flèche en bas à droite de votre écran)

 

Etant donné les sorties récentes de nouveaux dispositifs médicaux ces derniers mois (implant TSX, Piliers Gentek, Piliers coniques UMUA etc.) il est actuellement fastidieux d’avoir une information globale et synthétique pour faire le choix d’un protocole de travail. La société ZimVie devrait éditer un catalogue global dans quelques mois qui nous permettra d’avoir des informations exploitables plus efficacement. En attendant, ces fiches pratiques vous permettent de vous organiser du mieux possible grâce aux liens que nous avons créés et qui vous renvoient à d’autres informations importantes dans des fenêtres séparées.

 

Il est important de comprendre que ces nouveaux piliers Gentek ne se substituent pas aux piliers traditionnels existants (par exemple HLA), lesquels peuvent toujours être utilisés mais qu’ils les complètent, en particulier quand l’implant est en position sous-crestale (occurrence possible mais relativement peu fréquente).

A noter que les piliers traditionnels ne sont pas évoqués ici et que vous pourrez les retrouver en consultant la fiche pratique « Restaurations sectorielles, concepts et pas à pas »

 

 

Certaines illustrations de cette fiche pratique proviennent du catalogue paru fin 2023 (figure 1).

 

Commentaires sur le Catalogue Gentek

Figure 1 : Catalogue Gentek 2023

 

Dans ce catalogue Gentek, les piliers proposés sont exploitables aussi bien pour les implants TSX que pour les implants TSV puisque la connexion prothétique de ces deux implants est strictement la même. Mais il est important de préciser que même si ces piliers Gentek sont d’apparition récente, certains d’entre eux ne sont toutefois pas utilisables si l’implant est en position sous-crestale (point important revu plus loin).

Vous trouverez aussi dans ce catalogue des piliers communs aux implants Eztetic et TSX 3,1 de faibles diamètres (plateforme prothétique : 2,9mm de diamètre).

 

Nous passons en revue les piliers principaux de ce catalogue afin de les commenter et de vous préciser lesquels sont à choisir pour une restauration plurale.

 

Attention de consulter les bonnes pages pour les références car ce catalogue est aussi destiné aussi aux utilisateurs des implants de la gamme « Certain » et d’implants à hexagones externes que nous n’utilisons pas.

Vous avez peut-être encore l’habitude de vous référer au catalogue TSV = Tapered Screw-Vent paru en 2020 :

Figure 2 : Catalogue TSV 2023

Mais les piliers Gentek ne sont pas cités dans le catalogue TSX 2023 (ni dans le catalogue TSV 2020 -plus ancien-) et n’apparaissent que dans le catalogue Gentek 2024, et dans un nouveau catalogue sorti très récemment : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » page 4 ; mais nous tenons à préciser que le catalogue  Gentek est plus complet (vivement un catalogue global, synthétique et plus facilement exploitable !)

 

Exemple pour le Catalogue TSX

Figure 3 : Catalogue produits TSX 2023

 

Figure 4 : p9 du catalogue TSX : les piliers Gentek ne sont pas cités

 

Les Piliers « Gentek »

Du fait de la dynamique des évolutions des techniques numériques, plusieurs générations de piliers Gentek se sont succédées rapidement ces dernières années (avec sans doute des évolutions à prévoir encore).

Nous passons en revue quatre types de piliers Gentek actuellement disponibles pour des restaurations plurales :

  • 1/ Pilier Premilled Gentek
  • 2/ Pilier Ti-Base GenTek à canal de vis désaxé
  • 3/ Pilier Ti-Base Gentek
  • 4/ Pilier Ti-Base Gentek compatible avec les piliers coniques

 

1/ Premilled en Titane Gentek

Page 7 du catalogue Gentek 2024

1.1/ Présentation du pilier premilled

Attention de ne pas confondre avec les piliers Premilled pour implants « Certain » que nous n’utilisons pas (cités en page 8) de même que les piliers cités en page 9 (pour implants avec hexagones externes).

Références : ZFX18-ZB-TSV (puis 35, 45 ou 57 selon le diamètre de la plateforme prothétique de l’implant) figure 5.

Figure 5 : exemple de pilier Premilled avec sa vis de fixation

 

Ce pilier Premilled se présente sous la forme d’un bloc en Titane. Son embase comporte toujours un hexagone externe qui permet un blocage en rotation dans l’implant TSV ou TSX. Cette partie inférieure n’est pas retouchée au moment de l’usinage qui concerne uniquement la partie supérieure du cylindre laquelle sera réduite par fraisage jusqu’à obtention du design souhaité (figure 6a).

L’usinage de ce pilier au centre de traitement ZfX permet de respecter cette embase avec hexagone externe et son départ rectiligne qui autorisera une insertion parfaite sur un implant dont le col est sous-crestal (aucun risque d’interférence avec l’os environnant).

Figure 6a : Piliers Premilled en cours d’usinage (à droite : pilier en fin de fraisage)

 

1.2/ Options prothétiques possibles du pilier Premilled

  • En première intention : réalisation d’un faux-moignon par fraisage qui sera coiffé par une couronne scellée : en général dans les secteurs postérieurs. Figure 6b
  • Il permet aussi de réaliser une couronne transvissée (option plus rare). Dans ce cas le pilier est fraisé au centre de traitement ZfX et l’ensemble des étapes de céramisation et de maquillage est assuré par votre laboratoire par collage d’une chape zircone (dans 90% des cas) ou par céramisation directe sur ce pilier titane Premilled (technique qui nécessite un protocole particulier). Figure 6c.

fig 6b : premilled pour couronne scellée

 

fig 6c : premilled pour couronne transvissée

 

 

2/ Ti-Base GenTek à canal de vis désaxé

2.1/ Présentation du pilier

Ce pilier Ti-Base est profilé et permet la possibilité d’engager la vis de façon désaxée par rapport à l’axe du pilier :

Figure 7 : Pilier Ti-Base profilé avec hexagone (= engagement)

 

Attention de ne pas confondre avec les piliers pour implants « Certain » que nous n’utilisons pas (cités en page 4). Les piliers Ti-Base Gentek profilés qui nous concenrnent se trouvent en page 6 du catalogue Gentek 2024 :

Figure 8a : Pilier Gentek profilé avec hexagone (= avec engagement) haut de la page 6 du catalogue Gentek

 

Figure 8b : Pilier Gentek profilé sans hexagone (= sans engagement) bas de la page 6 du catalogue Gentek

 

Références des piliers Ti-Base GenTek à canal de vis désaxé (voir catalogue) :

Pour un pilier Gentek avec engagement ZFX11ZB… Ce premier code est suivi d’une insertion alphanumérique correspondant aux différents implants : Eztetic, TSX ou TSV.

Exemple pour un pilier Gentek avec engagement correspondant à un implant TSV ou TSX de plateforme prothétique de 3,5 mm de diamètre : ZFX11ZB-TSV35AS26E (le chiffre 26 correspondant à une hauteur de départ du pilier de 2,6mm).

Il existe en effet 3 hauteurs de départ du pilier, ce départ correspondant à la traversée éventuelle de l’os (si l’implant est en position sous-crestale) puis de la gencive (figures 9a et b).

Figures 9 a et b : important ! les 3 différentes hauteurs de départ du pilier profilé

 

Attention ! Ce pilier n’est pas modifiable en design : la hauteur du fût prothétique supérieur peut néanmoins être diminuée par soustraction (avec un disque par exemple) mais – et ce point est très important !- la hauteur de départ n’est pas retouchable et le choix de cette hauteur est fait en fonction du positionnement de l’implant par rapport au niveau osseux : si l’implant est sous-crestal de 1 mm le pilier d’une hauteur de 0,3 mm ne pourra pas se mettre en place car son profil va interférer avec le rebord osseux (voir image de gauche de la figure 9b) ; il faudra choisir une hauteur de 1,3 ou 2,6 mm. Il est donc nécessaire d’avoir cette information primordiale du placement de l’implant par rapport au niveau osseux de la part de votre chirurgien afin de donner les instructions adéquates à votre laboratoire pour le choix de la hauteur de départ du pilier !

D’apparition plus récente que les piliers Ti-Base Gentek vus au paragraphe 3, ce pilier n’est proposé actuellement qu’en version « profilée » (= échancrée) voir figures 7, 9a et 11.

Son départ fin et rectiligne permet de le placer sans risque d’interférence osseuse sur un implant en position infra-crestale (dans la mesure où le choix de la hauteur du départ a été fait judicieusement selon l’enfoncement osseux !) :

Figure 10 : profil fin adapté à un implant sous-crestal

Attention ! Ce pilier Ti-base profilé est fixé exclusivement avec une vis hexalobulaire activable avec un tournevis spécifique : hexalobulaire ! (voir plus loin). Une vis classique type MHLAS pourrait vous donner l’impression qu’elle fonctionne mais elle n’est pas recommandée :

  • parce que sa mise en place ne sera peut-être pas possible avec le tournevis droit qui lui est dédié
  • parce qu’en cas de dépose éventuelle de la couronne et de grip important de celle-ci dans l’implant, un tournevis d’extraction réf TLRT2 -même s’il était possible de le positionner- ne serait pas efficace puisqu’il n’y a pas de filetage interne dans le corps de ce pilier Gentek profilé ; le design très sophistiqué de l’intérieur du corps de ce pilier Gentek profilé et de la vis hexalobulaire permettent de retirer la couronne lors du dévissage de la vis hexalobulaire

 

2.2/ Options prothétiques possibles de ce pilier TI-base profilé pour une restauration sectorielle :

  • Couronnes ou bridge scellés (sur piliers transvissés). Dans ce cas les piliers Ti-base avec engagement (donc hexagone externe) -figure 8a- sont éventuellement rectifiés en hauteur (par section de leur fût supérieur) par votre laboratoire ou au centre de traitement ZfX et l’armature des couronnes ou du bridge est réalisée dans un deuxième temps. Mais cette option n’est possible que si les implants sont relativement parallèles car le profil des fûts n’est pratiquement pas fraisable pour corriger des axes étant donné la minceur de leur profil (voir figure 9a).
  • Dispositif transvissé (bridge ou couronnes contigües). Dans le cas d’une restauration sectorielle sur plusieurs implants, les piliers avec un hexagone externe à leur embase (= pilier avec engagement) -figure 8a- ne peuvent être choisis car ils empêchent de concevoir une restauration prothétique « monobloc transvissée », souvent appelée « direct-implant ». En effet, les implants n’étant jamais strictement parallèles (exemple : figure 11), un dispositif en un seul bloc ne pourra jamais rentrer à fond sur les implants qui risqueraient -si vous vouliez forcer la mise en place- d’être soumis à des contraintes mécaniques délétères (avec au final perte osseuse pouvant mener à la perte d’un implant).
  • Dispositif transvissé (suite) Il est de ce fait nécessaire de faire le choix des piliers Ti-base profilé sans engagement (= sans hexagone externe à leur embase) -figure 8b- qui permettront une insertion plus facile. Attention toutefois ! le fait que les piliers soient choisis sans hexagones externes entraîne plus de contraintes mécaniques sur les vis qui peuvent de ce fait se dévisser … voire casser dans un contexte mécanique agressif (contexte de bruxisme ou restauration postérieure de fin d’arcade par exemple). Si vous voulez faire le choix d’une option transvissée en contexte mécanique défavorable, nous recommandons plutôt de passer par un premier étage de piliers coniques (réf TAC ou UMUA qui les remplaceront dans les prochains mois) lesquels permettront beaucoup plus de tolérance et de solidité pour l’insertion du dispositif transvissé par-dessus ; voir paragraphe 4.
  • Dispositif transvissé avec piliers Ti-base profilé sans engagement : jusqu’à quel degré d’angulation des implants ? Bien que l’hexagone externe soit supprimé sur ces piliers sans engagement il est néanmoins remplacé par un petit anneau qui va s’emboiter dans le départ de la connexion de l’implant. De ce fait, dans notre cas de restauration sur plusieurs implants il existe une limite au delà de la quelle le choix de ces piliers sans engagement ne fonctionnera plus. On considère qu’au delà de 25 degrés de divergence entre des implants le dispositif risque de « forcer » pour sa mise en place : il est alors préférable de choisir l’option des piliers coniques précédemment évoquée (réf TAC ou UMUA) ; voir paragraphe 4.

Figure 11 : implants relativement parallèles : choix des piliers sans engagement possible

Pourquoi un pilier profilé ?

A priori ce pilier Ti-Base Gentek profilé a peu d’intérêt pour une restauration plurale, sauf si vous décidez de concevoir une restauration plurale en mode « direct-implant » voir dans la Fiche Pratique « Restauration sectorielle : Concepts et Pas à pas » le paragraphe II 2 2 b « Option direct-implants »

 

Nous attendons que la société ZimVie nous propose en plus des piliers Ti-Base Gentek droits déjà existants un pilier Ti-Base supplémentaire :

  • avec le même profil de départ décliné en différentes hauteurs (comme pour le pilier profilé) permettant ainsi de traiter efficacement un cas d’implant sous-crestal
  • mais avec un filetage interne pour nous permettre de retrouver une gestuelle plus ergonomique ! (à l’identique du protocole utilisé pour les piliers classiques)

En attendant, étant données les difficultés de manipulations parfois rencontrées pour la mise en place de ce pilier dans un secteur à accès limité (molaires supérieures par exemple) il est là aussi préférable d’utiliser des piliers coniques (réf TAC ou UMUA) -voir paragraphe 4 de cette Fiche pratique-

Attention !  Si vous décidez d’utiliser un pilier Ti-Base profilé, sa mise en place nécessite un protocole très précis :

Il est important de consulter à ce sujet dans la Fiche Pratique « Les piliers Gentek pour vos restaurations unitaires » le paragraphe 2/4 dédié au mode opératoire de ces piliers Ti-Base Gentek profilés (cliquez)

 

3/ Ti-Base Gentek

Pages 10 et 11 du catalogue Gentek 2024

A noter que ces piliers sont aussi compatibles avec les « blocs pré-percés » utilisés en méthode Cerec (nous tenons à le préciser car la formulation du catalogue peut induire à confusion)

Références :

ZFX11-ZB-EZ-2947-ES : pour les implants étroits de plateforme prothétique de 2,9 mm (Eztetic ou TSX 3,1)
ZFX11-ZB-TSV-3547-EL : pour un implant TSV ou TSX) de plateforme prothétique de 3,5mm
ZFX11-ZB-TSV-4547-EL : pour un implant TSV ou TSX) de plateforme prothétique de 4,5mm
ZFX11-ZB-TSV-5747-EL : pour un implant de plateforme prothétique de 5,7 mm

Bien que ce pilier soit de la première génération Gentek nous l’avons intentionnellement mis en dernière position car il ne peut pas être utilisé sur un implant qui est en position sous-crestale !

En effet, du fait du profil non modifiable de sa base à 90 degrés dès la sortie du col de l’implant et de l’absence de différentes hauteurs de départ de ce pilier (contrairement au pilier profilé vu au paragraphe précédent) ce pilier ne peut pas être inséré sur un implant TSV ou TSX en position sous-crestale.

Par contre un implant étroit de plateforme prothétique de 2,9 mm (Eztetic ou TSX 3,1) même en position sous-crestale peut être recouvert par ce type de pilier (ref ZFX11-ZB-EZ-2947-ES) car son départ est fin (voir page 16 du catalogue).

Il est donc là aussi nécessaire d’avoir cette information primordiale du placement de l’implant par rapport au niveau osseux de la part de votre chirurgien afin de donner les instructions adéquates à votre laboratoire pour le choix du pilier : si un implant TSV ou TSX d’un diamètre de plateau prothétique supérieur ou égal à 3,5 mm est en position sous-crestale ce pilier ne peut pas être utilisé car il ne pourra être positionné correctement sur l’implant !

Une seule option prothétique possible pour ces piliers qui n’est pas recommandé pour une option « pilier vissé et dispositif scellé » : ces piliers sont conçus pour une restauration transvissée.

Il n’est pas retouchable et n’est donc pas retaillé au laboratoire :  il est conservé dans son intégralité et une chape est usinée soit par le Centre d’usinage Zfx Lyon ou par laboratoire selon son niveau d’équipement. Cette chape sera collée puis céramisée au sein du laboratoire.

 

Pilier Ti-Base avec engagement

Ce pilier possède une embase avec un hexagone externe qui va s’engager dans l’hexagone interne de l’implant (TSV ou TSX) permettant ainsi un blocage anti-rotationnel (tableaux du haut des pages 16 et 18 du catalogue, figure 12a).

Figure 12a : Tiré du catalogue : pilier Ti-Base avec engagement

 

Ce pilier Ti-base se fixe avec la vis qui lui est dédiée : réf ZFX09-ZB-TSV-RS ; il est déconseillé d’essayer de le fixer avec une vis MHLAS.

 

Pilier Ti-base sans engagement (tableaux du bas des pages 16 et 18, figure 12b) : l’hexagone de l’embase inférieure est remplacé par une amorce de petit anneau qui vient s’insérer dans la connexion de l’implant.

Figure 12b : Tiré du catalogue : pilier Ti-Base sans engagement

 

Si nous déconseillons d’utiliser ce pilier « sans engagement » pour une restauration unitaire car l’absence de friction de cette pièce dans l’hexagone interne de l’implant va entraîner des répercussions sur la fiabilité mécanique de la connexion qui ne sera assurée que par la vis : risque élevé de dévissages et de casse ! Il est par contre possible de l’utiliser pour une restauration plurale dans la mesure où les implants sont relativement parallèles entre eux (figure 11) comme cela est expliqué au paragraphe précédent. On peut considérer que pour une divergence d’axe de 25 degrés, une restauration plurale monobloc transvissée sur ces piliers Ti-base sans engagement devient difficile : il faut alors en cas de choix d’un dispositif transvissé recourir aux piliers coniques (réf TAC ou UMUA qui les remplaceront dans les prochains mois) : voir paragraphe suivant.

Ce pilier est par ailleurs compatible avec les blocs pré-percés proposés pour les utilisateurs de la technique Cerec.

 

 

4/ Ti-base Gentek compatibles avec les piliers coniques

 

Il faut actuellement considérer deux générations de pièces pour les piliers coniques :

  • les piliers Ti-base Gentek dédiés aux « futurs anciens » piliers coniques de référence TAC qui existent depuis des années (figure 13a). Ces piliers TAC seront prochainement supprimés du marché (mais rassurez-vous, il y aura une possibilité de SAV pendant quelques années encore). Vous trouverez ces TI-Base  d’un diamètre de 4,5mm) -dénommés curieusement piliers- en page 13 du catalogue Gentek. Référence : ZFX11-ZB-TA-45

fig 13 a : Ti-base Gentek dédiées aux « futurs anciens » piliers coniques de référence TAC

 

  • les piliers Ti-base Gentek dédiés aux nouveaux piliers coniques UMUA (qui vont remplacer l’ancienne génération TAC).

 

– ces piliers UMUA peuvent être coiffés par des Ti-base droits de 6 ou 8 mm de hauteur (réf UMUA-TTS ou UMUA-TTL) ou par des Ti-base à canal de vis désaxé (réf UMUA-ASCT) : ces Ti-base sont choisis en première intention pour les piliers UMUA

Vous pouvez retrouver ces piliers UMUA et leurs coiffes à la page 6 du catalogue « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » :

 

fig 13b : Piliers UMUA et les différents composants prothétiques qui leur sont dédiés

Si vous choisissez de faire une empreinte optique vous devez dans ce cas utiliser le scanbody de référence UMUA-SBIO (visible dans le tableau ci-dessus)

Détail des trois différentes Ti-bases qui peuvent être choisies pour coiffer les piliers UMUA :

fig 13c :Ti-Bases à notre disposition pour prothèse sur piliers UMUA

 

– sachez qu’ils peuvent aussi être coiffés par des Ti-base Gentek de référence : ZFX11-ZB-LP-48 que vous trouverez page 12 du catalogue Gentek :

Fig 13d : Ti-Base utilisables aussi pour piliers UMUA

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous choisissez de faire une empreinte optique vous devez dans ce cas utiliser le scanbody de référence ZFX05Z-ZB-LP-48 (en bas de la page 14 du catalogue Gentek) :

Fig 13e : scanbody

 

 

 

 

 

En cas de doutes adressez-vous à votre laboratoire de prothèse ou contactez soit par mail l’assistance technique de ZimVie (cliquez) soit par téléphone Marie Mingaud, représentante ZimVie au ‭06 31 78 66 07

Pour plus d’informations sur les composants prothétiques dédiés à ces piliers UMUA , voir la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA »

Une seule option prothétique possible pour ces pièces : dispositif transvissé sans engagement sur les piliers coniques

 

On peut considérer que pour une divergence d’axe de plus de 25 degrés entre des implants un dispositif transvissé sur piliers coniques (réf TAC ou UMUA) est l’option à privilégier !

 

 

5/ Vis de transfixation sur piliers coniques

. vis pour transvisser le bridge sur piliers coniques TAC traditionnels (réf SCTS)

. vis pour transvisser le bridge sur nouveaux piliers coniques UMUA (réf UMUA-S)

 

6/ Les tournevis pour ces piliers

Voici un lien utile vers un catalogue sur les tournevis à utiliser pour ces piliers Gentek

Il vous aidera dans votre compréhension et l’ergonomie de vos travaux.

 

7/ Traçabilité

Il est indispensable que le laboratoire joigne à la livraison de son travail des fiches de traçabilités (figure 14):

Figure 14 : exemple de fiches de traçabilité

  • une pour votre archivage
  • une à donner au patient
  • la troisième est en fait à garder par le laboratoire

En effet il est possible que vous ayez à démonter un jour le dispositif et sans l’information précise sur la nature du pilier vous risquez d’être perdu quant au choix de la bonne technique à mettre en œuvre pour ce démontage. Un pilier classique (ex : HLA) va par exemple se désinsérer à l’aide d’un tournevis d’extraction TLRT2 (ou d’une vis d’extraction HLRS) tandis que ce tournevis sera inutilisable pour un pilier Gentek profilé dont le concept avec sa vis spécifique hexalobulaire (réf : ZFX09-ZB-TSV-HLRS) permet la désinsertion du pilier lors du dévissage de cette vis (alors que le tournevis d’extraction TLRT2 sera totalement inopérationnel !

Par ailleurs votre patient sera peut-être amené à quitter la région et il est indispensable qu’un nouvel intervenant possède ces informations.

 

8/ Aide pour le choix des piliers Gentek

La société ZimVie a édité un document « Composants numériques Gentek » (cliquez sur le lien) qui peut vous être utile pour le choix du bon pilier Gentek en fonction de la situation clinique

 

9/ A propos des piliers « compatibles »

Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers qui sont faussement appelés « compatibles » et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des contraintes de précision et de tolérance peuvent générer :

  • des problèmes mécaniques au niveau prothétique avec risque de dévissages ou même de fractures des composants prothétiques
  • des problèmes biologiques au niveau d’un implant pouvant aller jusqu’à l’obligation de déposer cet implant

La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place de ce type de pilier fait perdre la garantie du travail prothétique par son centre d’usinage ZfX de même que la garantie sur l’implant.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud représentante ZimVie au ‭06 31 78 66 07‬




Restauration unitaire transvissée : Concepts et pas à pas

Une couronne transvissée est l’option de traitement prothétique qui est privilégiée en restauration unitaire sur un implant dentaire. Vous trouverez dans cette Fiche Pratique nos conseils pour sa réalisation.

Pour une couronne scellée sur pilier transvissé nous vous invitons à voir la fiche pratique : « restauration sectorielle »

Fiche actualisée octobre 2025

 

Glossaire :

– implant sous-crestal = implant dont le col est placé sous le niveau osseux (en général 1mm)
– implant juxta ou supra-crestal = implant dont le col est placé au niveau du rebord osseux ou légèrement au-dessus de ce rebord
– pilier « Ti-base » = pilier en titane (corps et embase) de la nouvelle génération Gentek

 

Astuces :

– étant donné la longueur de cette fiche pratique, nous avons placé un sommaire qui est « dynamique » : en cliquant sur une ligne de ce sommaire vous serez envoyé directement au paragraphe correspondant (pour revenir au sommaire : cliquez sur la flèche en bas à droite de votre écran)

– si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général souligné ou en bleu), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations

– si vous souhaitez imprimer cette fiche pratique, il vous suffit de cliquer sur l’icône d’imprimante en haut à droite

 

 

 

1 Présentation

Le maintien de cette couronne “monobloc” est assuré par l’emboîtement de l’hexagone externe de l’embase de la pièce prothétique et de l’hexagone interne du col de l’implant et par une vis qui la transfixe sur l’implant et consolide ainsi l’emboîtement des deux hexagones.

Contrairement à l’option classique en deux étages : « faux-moignon et couronne scellée », la couronne monobloc transvissée est constituée d’une seule pièce, fixée sur l’implant uniquement par vissage, c’est à dire sans utilisation de ciment.

Deux conséquences et avantages importants :

  • possibilité de démontage de la couronne sans aucune difficulté (très pratique en cas de réinterventions)
  • respect complet du parodonte : grâce à l’adaptation quasi parfaite des pièces par usinage (précision d’environ 15 microns) et l’absence de ciment qui pourrait être un facteur de rétention de plaque dentaire et d’agrégation microbienne

C’est une option de traitement très intéressante qui est recommandée pour une couronne unitaire chaque fois que l’axe de l’implant le permet, c’est à dire quand l’émergence de la vis de fixation est centrée par rapport à la face occlusale de la couronne (voir photos ci-dessus)

Par contre, si l’axe de l’implant est trop vestibulé, l’émergence de la vis risque de passer par la face vestibulaire ou le bord incisif avec pour conséquences un défaut esthétique ou une fragilisation de la céramique. La reconstruction doit dans ce cas être conçue en deux étages : faux-moignon (rattrapant l’axe implantaire) et couronne scellée sur ce faux-moignon : voir fiche pratique »restauration sectorielle »

Pilier « traditionnel » sur implant trop vestibulé : cour transvissée impossible

 

Avec l’arrivée du pilier Gentek profilé et sa vis hexalobulaire, les possibilité de rattrapage d’axes implantaires défavorables sont augmentés : voir fiche pratique Piliers Gentek (paragraphe 2 : pilier Ti-base profilé) et « à propos du nouvel implant TSX » (deuxième partie : cas clinique) :

Pilier profilé permettant un accès en biais à la vis hexalobulaire

 

Précisons que pour le système ZimVie, les vis de fixation de ces couronnes transvissées sont d’un diamètre très réduit (environ 1,2 mm) : l’accès à cette vis sur la face occlusale de la couronne est de ce fait très peu encombrant et peu fragilisant pour la partie cosmétique (encore faut-il que l’implant soit placé au mieux dans le respect de ce couloir prothétique …)

Le diamètre réduit de la vis de fixation ne fragilise pas la partie cosmétique

2 Elaboration

Cette couronne peut être élaborée :

  • à partir d’un pilier « classique » en or connu depuis de nombreuses années
  • ou à partir d’un pilier de la nouvelle gamme Gentek d’apparition récente.

Voir les références de ces piliers au paragraphe 8 ou dans les catalogues :

A noter que pour les deux premiers catalogues TSV et TSX, les piliers Gentek ne sont pas présentés mais simplement évoqués (voir explication dans la fiche pratique Piliers Gentek au-dessus de la figure 3) :

 

2.1 Elaboration avec pilier « classique » en or

Références :

  • HLA3 ou 4 G pour l’implant TSX (selon le diamètre du plateau implantaire) : p14 du catalogue TSX
  • HLA3, 4 ou 5 G  pour l’implant TSV (qui a un troisième diamètre de plateau à 5 mm) : p14 du catalogue TSV

La couronne est classiquement élaborée à partir de ce faux-moignon en alliage d’or (réf HLAG). Il présente un hexagone externe, usiné de façon que son adaptation soit parfaite avec l’hexagone interne du col de l’implant

 

Attention ! Ce pilier en or HLA 3, 4 ou 5G ne peut pas être choisi que si le plateau prothétique de l’implant est au-dessus du niveau osseux !

Si le plateau prothétique du col de l’implant se trouve légèrement en-dessous du niveau osseux, l’embase  de ce pilier HLAG va interférer avec le rebord osseux et le pilier ne pourra se mettre en place à fond sur le col de l’implant !

 

2.2 Elaboration avec pilier Gentek

Ces piliers Gentek d’apparition relativement récente vont permettre de traiter un implant en position sous-crestale (sauf pour le pilier Ti-Base Gentek de la première génération) : voir explications dans la fiche pratique « Piliers Gentek« .

Il est alors nécessaire d’utiliser un pilier de la gamme Gentek de la deuxième génération dont le départ au dessus du niveau osseux est très étroit

Nouvelle génération de piliers : Gamme Gentek

Ces piliers Gentek nécessitent en général une première étape au centre de traitement CFAO ZfX et c’est votre laboratoire qui finira l’habillage cosmétique du pilier pour créer la couronne monobloc transvissée.

 

Attention aux piliers prothétiques dits « compatibles » …

Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers que l’on peut considérer pour la plus part comme faussement « compatibles » et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des exigences de précision et de tolérance peuvent générer des problèmes mécaniques au niveau prothétique et éventuellement biologiques au niveau de l’implant.

La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place d’un de ces piliers fait perdre la garantie du travail prothétique par ZfX et la garantie sur l’implant par ZimVie.

Le laboratoire doit par ailleurs donner la fiche de traçabilité du pilier prothétique qu’il faudra conserver dans le dossier patient pour une éventuelle future réintervention.

 

3 Empreinte

3.1 Empreinte traditionnelle (avec pâte)

Dévissez la coiffe de cicatrisation, vérifiez que le col de l’implant est propre, le nettoyer éventuellement avec le spray ou une petite boulette de coton imprégnée d’alcool ou de chlorhexidine. Si vous sprayez, prenez soins d’aspirer en même temps car il est fréquent qu’il y ait des bactéries anaérobies à ce niveau et que le spray génère une odeur désagréable et inquiétante pour votre patient …

Profiter de la dépose de ce pilier de cicatrisation pour le nettoyer en le frottant dans un tampon de gaze imprégné d’alcool (faire avec le tournevis un geste de vissage de cette coiffe dans le tampon maintenu fermement entre le pouce et l’index de la main gauche … pour les droitiers 😉

Mettre en place le transfert et vérifier sa bonne coaptation sur l’implant en faisant un cliché radiographique : il est important que l’axe des rayons soit perpendiculaire au transfert pour visualiser précisément l’interface transfert/implant.

Choix du type d’empreinte :

Il existe deux protocoles possibles : empreinte directe ou indirecte. L’empreinte indirecte (autres appellations : « pop-in » ou « fermée ») est conseillée pour sa simplicité de mise en œuvre et son efficacité dans ce cas de couronne unitaire. L’empreinte du transfert est faite en bouche puis après retrait du PE, le transfert est dévissé et équipé de l’analogue pour être replacé dans l’empreinte avant envoi au laboratoire.

Cette empreinte peut se faire avec un transfert spécifique (réf HLT) ou un porte-implant fourni par l’équipe chirurgicale qui est très efficace aussi  (réf : FMT). Voir références en fin d’article. Mais Attention ! Ces transferts ne peuvent pas être choisis si le plateau prothétique de l’implant est en-dessous du niveau osseux car leur embase risquerait d’interférer avec le rebord osseux ! Dans ces cas il est préférable de faire  une empreinte optique (voir paragraphe suivant 3.2)

Dans certaines situations, il arrive que l’implant soit relativement sous-gingival. La partie du transfert qui émerge hors de la gencive et qui sera prise dans la pâte à empreinte est alors trop réduite en hauteur pour assurer un repositionnement suffisamment stable dans l’empreinte. Il est dans ce cas nécessaire de remplacer la vis initiale par une vis de prolongation (réf : HLTE) qui ajoute un étage et une gorge supplémentaires sur le transfert, lequel sera ainsi repositionné plus précisément dans l’empreinte

 

3.2 Empreinte numérique (caméra)

Depuis l’arrivée des techniques numérique avec l’utilisation d’une caméra, l’empreinte optique est considérée plus simple et plus précise. Elle permet de plus d’enregistrer les rapports occlusaux, ce qui n’est pas indispensable pour un édentement unitaire mais très utile pour une édentement de plus grande étendue (classeI ou II de Kennedy par exemple).

En prothèse unitaire l’empreinte se fait en général avec un pilier Encode lequel a pu être placé par l’équipe chirurgicale dès la pose de l’implant (il sert en effet aussi de pilier de cicatrisation) ou par vous-même au moment de la séance d’empreinte. Cette empreinte numérique peut aussi se faire avec un Scanbody (voir paragraphe 3.3 « arbre décisionnel »)

Attention pour les piliers Encode ! Il y a deux générations de piliers Encode et nous recommandons vivement d’utiliser la dernière génération qui permet plus de fiabilité de l’empreinte, de références TEEHA ou CEEHA que vous trouverez en page 5 du catalogue Implant TSX (voir aussi en fin de cette fiche paragraphe 8 : références)

Piliers encode de dernière génération déclinés en différentes tailles

L’enregistrement numérique du plateau du pilier encode et de son environnement buccal (profil gingival, dents voisines et dents antagonistes) va permettre la transmission des données nécessaires et suffisantes à la réalisation de la couronne au laboratoire. Cette couronne sera en général prête pour l’étape suivante au fauteuil sans qu’il y ait besoin de faire d’essais préalables (sauf éventuellement pour la teinte en secteur esthétique).

enregistrement numérique de toutes les données et envoi des données au laboratoire de prothèse par le net

Renseignements complémentaires à propos des piliers Encode dans la fiche pratique  « à propos du nouvel implant TSX » (première partie).

 

3.3 Arbres décisionnels

Cliquez sur le lien « Arbres décisionnels pour l’empreinte d’un implant unitaire » pour vous aider à faire le bon choix de la technique d’empreinte !

Prendre la teinte et transférer au laboratoire qui pourra en général en une seule étape terminer la couronne monobloc en céramique.

 

4 Traitement au laboratoire de prothèse

Pour la technique « traditionnelle » que vous connaissez depuis des années, le faux-moignon doit être en alliage d’or (réf HLAG) pour pouvoir être surcoulé. Un faux-moignon en titane permet difficilement une surcoulée de qualité.

Ce faux-moignon est d’abord designé par cirage pour donner son volume adéquat à la pièce. Il est ensuite surcoulé avec un métal précieux et enfin céramisé (le tout à votre laboratoire de prothèse).

Le départ du faux-moignon céramisé doit rester métallique pour permettre un ajustage parfait par rapport au col de l’implant :

Départ métallique de la couronne

 

Avec l’arrivée des piliers Gentek la démarche est différente pour réaliser une couronne unitaire transvissée et votre laboratoire de prothèse va collaborer pour une première étape avec un centre d’usinage (ZfX pour la société ZimVie) qui va préparer le pilier par fraisage dans une machine outil et dans un deuxième temps l’ensemble des étapes de céramisation et de maquillage sera assuré par votre laboratoire.

Plus de détails en cliquant sur le lien de la fiche pratique « Les piliers Gentek actuellement disponibles pour couronnes unitaires« .

 

Désinsertion du pilier avec tournevis d’extraction

Tournevis d’extraction réf TLRT2

 

Si le retrait du faux-moignon HLAG est difficile à la main (du fait de la friction importante des hexagones pour le pilier en or), ce geste peut être fait à l’aide d’un tournevis de désinsertion réf TLRT2 dont le vissage (après avoir bien évidemment retiré la vis de fixation réf MHLAS) permet de retirer le pilier par un mouvement axial sans abîmer son hexagone externe. Cliquez sur le lien pour comprendre le fonctionnement de ce tournevis TLRT2

Ce tournevis TLRT2 est destiné au retrait de tous les piliers prothétiques à l’exception des piliers :

  • pour implants étroits (Eztetic ou TSX 3,1) la référence est alors : CLRT2
  • Gentek Ti-base profilé dans lequel un filetage interne n’est pas possible par manque de place (mais le dévissage de la vis hexalobulaire entraîne automatiquement la désinsertion de ce pilier)

Le manche de ce tournevis peut parfois bloquer sur la face occlusale de la couronne et de ce fait ne pas se visser à fond pour la désinsertion : il faut alors prendre une vis d’extraction laquelle n’est pas surmontée par un manche. Pour les anciens utilisateurs, il existait une vis de désinsertion réf HLRS qui s’utilisait avec un tournevis classique (donc la longueur augmentée : « vis + tournevis » évitait une interférence. Mais cette référence n’existe plus et elle est remplacée par la référence ZFX02-RTSP (ou ZFX02-RTNP pour la gamme Eztetic et TSX 3,1). Si vous avez encore cette ancienne vis de désinsertion HLRS, sachez qu’elle est toujours opérationnelle.

Astuce pour les manipulations des piliers (labo ou fauteuil)

Il est préférable que le laboratoire soit équipé d’un autre analogue d’implant sur lequel la couronne est vissée, permettant ainsi une bonne préhension et un maximum de précision dans les gestes

        

Il existe aussi un instrument très pratique : le porte analogue (réf ABTH)  qui permet au labo comme au fauteuil d’avoir une préhension efficace (et sans se brûler les doigts !) de cet analogue pour faire ses ajustages et retouches.

 

Il est recommandé de ne pas utiliser la vis qui ira en bouche (risque de pollution de cette vis et de dégradation du pas de vis interne de l’implant)

Toutes les pièces doivent être passées aux ultras-sons pour supprimer des éléments de pollution dus aux différentes manipulations (poussière de revêtement, pâte à polir etc…)

Des poussières parasites peuvent par exemple empêcher un serrage efficace de la vis de fixation de la couronne dans le filetage interne de l’implant qui a pu être pollué et cette vis peut ainsi se déserrer à terme.

Le laboratoire choisi doit être familiarisé à ce genre de technique !

 

5 Essayage et pose de la céramique

Avant le rendez-vous, vérifier que la vis revenue du laboratoire n’a pas été souillée (poussière de plâtre ou pâte à polir par exemple), le cas échéant, la nettoyer avec un tampon de gaz imprégné d’alcool ou utiliser une vis vierge et/ou repasser la couronne dans un bac à ultra-sons pour éliminer les souillures internes si cela n’a pas été fait au laboratoire

5.1 Réglage préliminaire des points de contacts

Faire attention aux points de contacts trop forts (à vérifier avec du fil de soie) qui peuvent empêcher la bonne mise en place de l’élément. Il ne faut pas commencer à faire des corrections occlusales avant d’avoir bien réglé ces points de contacts !

 

5.2 Vérification du bon ajustage des pièces

Après avoir validé ces points de contacts il faut vérifier la coaptation couronne/col implantaire systématiquement par une radio. Pour que ce contrôle radio soit efficace, il est recommandé de placer le tournevis dans la couronne afin d’orienter perpendiculairement les rayons par rapport à l’axe de l’implant : les spires de l’implant doivent apparaître nettement et l’interface « couronne/col implantaire » peut ainsi être précisément visualisé pour contrôler la précision d’adaptation des deux pièces :

cliché correctement effectué grâce au tournevis en place -> les spires sont nettes et l’interface implant/DM est visualisable correctement

Dans l’exemple ci-dessous, le premier cliché a été pris sans orienter correctement les rayons : le cas semble incohérent ! Le cliché de droite du même cas quelques minutes plus tard montre le tournevis en place qui a permis à l’opérateur de visualiser l’axe de l’implant et de placer le cône radio à 90 degrés : c’est ainsi que l’interface plateau prothétique implantaire / dispositif médical va être visualisé correctement.

A gauche : cliché de contrôle mal orienté -> les spires de l’implant ne sont pas visibles. A droite : cliché correctement effectué grâce au tournevis en place -> les spires sont nettes et l’interface implant/DM est visualisable correctement

 

A la mise en place de la couronne, il est possible que la gencive soit comprimée par la céramique du fait d’un profil d’émergence important de la céramique et que sa couleur soit relativement blanche. Le phénomène passe généralement en quelques minutes grâce à l’élasticité des fibres gingivales

 

5.3 Occlusion

L’occlusion pour une couronne unitaire doit être peu marquée en relation d’intercuspidation ainsi qu’en entrée de cycle de mastication (plus de détails sur l’occlusion sur le site élaboré par le regretté Marcel Le Gall : cliquez sur le lien)

Il faut en effet tenir compte du fait que la résilience des dents voisines lors d’une occlusion très serrée peut entraîner une surcharge occlusale au niveau de la dent supra-implantaire.

Une zone trop marquée (entrée de cycle de 46 sur l’exemple au dessus) doit de ce fait être adoucie.

Comme au laboratoire, il est indispensable si la friction est importante d’utiliser une vis ou un tournevis de désinsertion (réf TLRT2 par ex) pour retirer la couronne en cas de retouches.

voir aussi vidéos de manipulation (cliquer sur le lien) dans les fiches pratiques (voir la vidéo : désinsertion du faux moignon)

5.4 Serrage de la vis

Vous pouvez serrer la vis d’emblée à un couple de 30N.cm.

Si vous avez un doute sur l’occlusion, vous pouvez aussi dans un premier temps serrer la vis simplement à la main avec le tournevis HX1,25 ou HXGR1,25 (ou le tournevis hexalobulaire pour le pilier Gentek profilé) et laisser en place la couronne une semaine sans obturer l’accès à la vis (ou un simple coton recouvert d’un peu de cavit) de façon à pouvoir refaire un contrôle de l’occlusion et des corrections éventuelles avant de serrer fortement la vis.

Vis  et tournevis hexalobulaires pour Pilier Gentek profilé

tournevis « classique » HX 1,25 pour tout autre pilier

Protection de la tête de la vis avant obturation provisoire

Il peut se produire un léger dévissage après quelques jours de mise en fonction si l’occlusion n’a pas été parfaitement évaluée (interférence en excursion extrême ou entrée de cycle trop marquée ou points de contacts mal réglés par exemple).

C’est cette contrainte mécanique trop forte qui va provoquer un dévissage à court ou long terme.

Dans ce cas il est important de faire les corrections nécessaires avant le serrage final.

Le serrage final de la vis est effectué avec le tournevis HX 1,25 (ou le tournevis hexalobulaire pour le pilier Gentek profilé) activé avec une clef à torque contrôlable (en général à 30Newton.cm) qui permet de diminuer ainsi considérablement un risque de dévissage, tout en gardant la possibilité d’un démontage aisé.

– Utiliser une clef à torque contrôlé pour le vissage définitif (en général 30 Newton.cm).

exemple de clef dynamométrique

Intérêt de visser simplement à la main à la pose

Si le vissage avait été d’emblée à 30 Newton.cm, la surocclusion éventuelle et le stress mécanique en résultant n’auraient pas forcément provoqué le dévissage de la vis et ce problème serait passé inaperçu.

Par contre il aurait immanquablement entraîné une complication future comme une fracture de céramique ou une perte osseuse au col de l’implant (avec peut-être à terme une péri-implantite avec perte de l’ostéo-intégration).

 

5.5 Obturation du puits d’accès à la vis

Il est nécessaire d’obturer cet accès avec un petit capuchon de composite ou préférentiellement de résine (pour un futur redémontage). Il est plus judicieux d’obturer avec de la résine autopolymérisable (type métacrylate de méthyle) qui pourra être déposée plus facilement par fraisage en cas de dépose ultérieure (et qui sera plus facilement visualisable et identifiable comme porte d’entrée d’accès à une vis en cas de dévissage inopiné et de visite en urgence chez un confrère inexpérimenté …)

de gauche à droite : pilier de cicatrisation sur 44, couronne en place, puits d’accès obturé avec une résine

Il faudra au préalable protéger l’hexagone interne de la vis pour éviter que la résine ne s’y insère. Il est communément admis de placer un petit coton, un cône de gutta ou une petite boule de Téflon imprégnés de chlorhexidine comme on peut souvent le voir dans la littérature scientifique. Mais ces dispositifs médicaux (DM) ne sont pas certifiés aux normes européennes et il pourrait vous être reproché de les avoir mis en place. Un cône de gutta est par exemple un DM certifié pour l’usage en endodontie mais pas dans le domaine de la prothèse !

Par ailleurs, bien que l’ajustage de l’embase de la couronne avec le plateau de l’implant soit d’une extrême précision, une infiltration bactérienne est néanmoins possible par cet interstice et de ce fait une percolation bactérienne au niveau de l’os environnant le col implantaire peut entraîner un risque de destruction osseuse et générer un phénomène de péri-implantite.

Il est  donc recommandé de placer un DM qui soit antibactérien. C’est le cas d’un nouveau produit : le Silverplug (DM certifié aux normes européennes). Les ions d’argent qui imprègnent ce DM sont reconnus pour leur pouvoir antibactérien avec une action forte de prévention d’une éventuelle péri-implantite.

Visualisez une vidéo youtube sur le Silver Plug (cliquer)

Publication 2023 sur le DM Silverplug

Ce bouchon Silver Plug est inséré dans le puits d’accès au dessus de la vis, puis recouvert par un peu de résine ou de composite.

 

6 Couronne transvissée ou scellée sur faux-moignon ?

Le laboratoire aura la possibilité de bien visualiser l’axe d’insertion (directement lié à l’axe de l’implant) sur un modèle car il peut y avoir une interférence pour l’insertion de la couronne transvissée par rapport aux faces proximales des dents voisines (en particulier dans les secteurs molaires).

Dans le cas présenté ci-dessous, la face mésiale d’une couronne transvissée risque de buter sur la face distale de la prémolaire qui va empêcher son insertion complète sur le plateau implantaire.  Si vous meulez la partie mésiale dela couronne qui interfère avec la prémolaire vous risquez une fois la couronne transvissée en place d’avroir un espcae entre les deux couronnes ! Votre prothésiste pourra  donc être amené à vous recontacter pour vous proposer l’option en deux étages : faux-moignon transvissé (qui lui ne pourra pas interférer avec les faces proximales en cas de conflit d’axes) et couronne scellée :

Dans la région des incisives supérieures, l’axe de l’implant est parfois trop vestibulé (du fait du profil de la crête osseuse). Comme nous l’avons vu au début de cette fiche pratique, l’émergence de la vis risque alors de passer par la face vestibulaire ou le bord incisif avec pour conséquences un défaut esthétique ou une fragilisation de la céramique. Deux options sont possibles :

  • La reconstruction est conçue en deux étages : faux-moignon rattrapant l’axe implantaire et couronne scellée sur ce faux-moignon (voir photo ci-dessous)

  • Utiliser un pilier Gentek profilé :

    Vis  et tournevis hexalobulaires pour Pilier Gentek profilé

 

7 A propos des tournevis

La partie hexagonale d’un tournevis HX1,25 peut s’émousser au fur et à mesure des manipulations et de ce fait mâter l’hexagone interne d’une vis de pilier, pouvant en rendre le dévissage impossible ! Il faut donc toujours surveiller l’extrémité de l’hexagone du tournevis : si ce n’est plus le cas, vous pouvez avec un disque fin sectionner la partie arrondie pour retrouver un hexagone parfaitement opérationnel !

La partie hexagonale des tournevis HX1,25 des modèles récents est suffisamment longue pour que cette manipulation puisse se répéter plusieurs fois :

tournevis HX1,25

Vous devez aussi posséder le tournevis Gemlock qui est très pratique ! (mais qui ne peut se couper s’il est usé)

Son manche de gros diamètre permet de visser manuellement (donc sans clef à cliquet) à un torque d’environ 20 à 30 Newton/cm (selon les doigts !) Par ailleurs et ce point est important, il permet une préhension et une rétention très efficace de la vis grâce à une petite bille en rubis synthétique placée à l’extrémité de son hexagone (système Gemlock). Les piliers ZimVie étant équipés d’un filetage interne dans leur corps (à l’exception du pilier Gemlok profilé), si vous dévissez légèrement cette vis jusqu’à la bloquer dans ce filetage, votre tournevis rétentif Gemlock vous permettra de manipuler avec une efficacité surprenante le pilier ; voir vidéo :

 

8 Références des pièces utilisées fréquemment

Nous conseillons de cliquer sur chacun de ces deux liens (qui s’ouvriront dans des fenêtres séparées) afin d’avoir une vision efficace des catalogues tout en parcourant ce paragraphe de références :  catalogue TSX ou catalogue TSV

Si vous ne trouvez pas l’information de référence que vous cherchez, vous pouvez aussi consulter le chapitre IV « références » de la Fiche pratique « Restauration sectorielle »

 

– Tournevis universel

Réf : HX 1,25 ou HXL 1,25 ; page du catalogue TSX. Ce tournevis s’utilise dans ce cas avec une vis réf MHLAS pour le vissage de la couronne

Tournevis « universel » utilisable pour tous les travaux avec le système ZimVie : vis de cicatrisation, pilier Encode, transfert et tout pilier prothétique sauf pilier Gentek à rattrapage d’axe qui nécessite une vis hexalobulaire et donc un tournevis spécifique (hexalobulaire aussi)

Le profil carré supérieur permet l’utilisation d’une clef de serrage pour contrôler le couple de vissage des pièces (20 ou 30 Newton/cm par exemple)

 

–  Tournevis Gemlock rétentif

Réf HX GR 1,25 (ou en version longue : HXGR 1,25). Ce tournevis s’utilise aussi avec une vis réf MHLAS pour le vissage de la couronne

 

–  Tournevis et vis hexalobulaires

Réf : ZFX02HLD21 (ou 28 ou 36 selon longueur en mm) :

Ce tournevis s’utilise exclusivement avec la vis hexalobulaire (réf : ZFX09-ZB-TSV-HLRS) pour les piliers Gentek Ti-base profilé :

voir catalogue “GenTek Composants prothétiques d’origine” pages 6 et 7

 

– Transferts HLT

Pour l’empreinte recommandée en couronne unitaire : « indirecte » (ou empreinte « fermée » ou empreinte « Pop-in »)      réf : HLT33, 34, 35, 44, 45 etc. selon  les diamètres choisis avec codes couleurs vert ou mauve ; page 7 du catalogue TSX

Mais attention ! si l’implant est en position infra-osseuse (occurence possible avec le nouvel implant TSX) il n’est pas possible d’utiliser ce type de transfert. Voir fiche pratique « arbres décisionnels pour l’empreinte d’un implant unitaire »

 

– Transferts « porte-implants »

réf : FMT3 FMT4 avec codes couleurs vert ou mauve ; page 7 du catalogue TSX

à noter qu’il existe aussi en diamètre 5,7 mm pour les implants TSVB6 (code jaune) très peu usités ; réf : FMT5 que vous trouverez en page 7 du catalogue TSV

Ce porte implant qui peut avoir une fonction de transfert très efficace peut vous être donné par le chirurgien. Mais attention ! si l’implant est en position infra-osseuse (occurence possible avec le nouvel implant TSX) il n’est pas possible d’utiliser ce type de transfert. Voir fiche pratique « arbres décisionnels pour l’empreinte d’un implant unitaire »

 

– Transferts piliers Encode

Pour empreinte numérique ou physique (avec impregum). Nous recommandons les piliers Encode de la dernière génération TEEHA Page 5 du catalogue TSX :

Nous déconseillons l’utilisation des piliers encode de la génération précédente (dans le catalogue TSX page 6, réf : TEHA (avec un seul « e ») qui ne permettent pas de garantir la même précision d’enregistrement. Voir fiche pratique « arbres décisionnels pour l’empreinte d’un implant unitaire »

 

– Analogues d’implant

réf : IA3 IA4 page 8 du catalogue TSX (il existe aussi en version large dans le catalogue TSV réf : IA5)

le code couleur (vert, mauve ou jaune pour la version large du TSV) est applicable aussi pour cette pièce

A noter que les analogues vont être remplacés prochainement par une nouvelle génération qui permet une meilleure fixation dans le modèle de labo (évitant un risque de légère rotation dans le modèle).

 

– Pilier « classique » en or

Références :

  • HLA3 ou 4 G pour l’implant TSX (selon le diamètre du plateau implantaire) : p14 du catalogue TSX
  • HLA3, 4 ou 5 G  pour l’implant TSV (qui a un troisième diamètre de plateau à 5 mm) : p14 du catalogue TSV

 

– Piliers « Gentek »

voir Fiche Pratique “les Piliers GenTek actuellement à votre disposition pour une couronne unitaire« 

voir aussi catalogue “GenTek Composants prothétiques d’origine

Il est important de préciser que pour un implant dont le col prothétique est en position sous-crestale il n’est pas possible d’utiliser le pilier Ti-Base Gentek de la première génération, traité au chapitre II-3 (cliquer) de la fiche pratique Piliers Gentek pour une couronne unitaire

 

– Tournevis ou vis d’extraction

Le tournevis TLRT2 (page 19 du catalogue TSX) est destiné au retrait de tous les piliers prothétiques à l’exception des piliers :

  • pour implants étroits (Eztetic ou TSX 3,1) la référence est alors : CLRT2
  • Gentek Ti-base profilé dans lequel un filetage interne n’est pas possible par manque de place (mais le dévissage de la vis hexalobulaire entraîne automatiquement la désinsertion de ce pilier)

Références des vis d’extractions (à utiliser avec un tournevis à la place du TLRT2 ou CLRT2 : ZFX02-RTSP (ou ZFX02-RTNP pour la gamme Eztetic et TSX 3,1).

 

– Clef dynamométrique à torque contrôlable

TW 30 ou 20 ; cités deux fois (!) page 9 et page 18 dans le catalogue TSX

La première clef de la figure est variable : vous pouvez ajuster la force de serrage en vissant l’extrémité du manche.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud représentante ZimVie au ‭06 31 78 66 07‬




Restauration unitaire scellée ou sectorielle : Concepts et Pas à pas

La réalisation d’une couronne unitaire ou d’un bridge sur implants dentaires est à la portée de tous. Nous vous proposons de prendre connaissance de cette fiche pratique très détaillée pour vous familiariser avec cette technique.

Cette fiche est faite pour des cas de petite bridges sectoriels sur implants mais peut aussi répondre à vos questions pour des couronnes unitaires scellées sur faux-moignons.

Par contre elle n’est pas destinée à (cliquez sur les liens pour accéder aux Fiches Pratiques correspondantes):

Fiche pratique réactualisée en octobre 2025

 

Astuces :

– étant donné la longueur très importante de cette fiche pratique (60 pages !), nous avons placé un sommaire « dynamique » : en cliquant sur une ligne de ce sommaire vous serez envoyé directement au paragraphe correspondant (pour revenir au sommaire : cliquez sur la flèche en bas à droite de votre écran, désolé la remontée est très lente pour le moment !)

– si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général souligné ou en bleu), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations

– si vous souhaitez imprimer cette fiche pratique, il vous suffit de cliquer sur l’icône d’imprimante en haut à droite

 

Glossaire :

– implant sous-crestal = implant dont le col est placé sous le niveau osseux (en général 1mm)

– implant juxta ou supra-crestal = implant dont le col est placé au niveau du rebord osseux ou légèrement au-dessus

– pilier « Ti-base » = pilier en titane (corps et embase) de la nouvelle génération Gentek

 

 

 

I/ Abord classique

 

Ce paragraphe peut être considéré comme une introduction historique car certains d’entre vous avaient choisi cette option étant peu habitués aux techniques d’empreintes avec des transferts spécifiques. Nous observons toutefois dans notre pratique actuelle qu’elle a été peu à peu abandonnée par vous et qu’à présent l’abord spécifiquement implantaire détaillé au chapitre suivant est privilégié par la très grande majorité.

C’est l’équipe chirurgicale qui met les faux-moignons en bouche pour permettre une empreinte classique sans pièces particulières :

Avantages :

  • cette option vous permet de réaliser le travail prothétique sans faire appel aux techniques d’empreinte spécifiquement implantaires (pas de connaissance ni d’expérience particulières, pas d’investissement dans l’achat de dispositifs spécifiques)
  • le travail est réalisé selon une technique que vous possédez bien

Inconvénients :

  • la technique d’empreinte est délicate car il n’est pas facile de placer un fil de rétraction autour d’un pilier implantaire
  • la précision d’ajustage de l’armature par rapport aux piliers (faux-moignons) est inférieure à celle obtenue dans l’abord spécifiquement implantaire pour laquelle l’armature va être directement réalisée sur les piliers du maître modèle.

Option dans cet esprit d’empreinte de piliers en bouche : les Piliers Hex-Lock Contours

Ces piliers Contour sont apparus il y a une dizaine d’années avant l’arrivée des techniques CFAO. Pour notre part nous les considérons comme obsolètes mais nous en parlons car ils sont toujours cités dans les catalogues pour les utilisateurs qui en ont l’habitude, comme par exemple :

Ces piliers ont été désignés selon des données de mesures statistiques sur des milliers de dents pour calculer la pente de la papille gingivale, sa hauteur, la hauteur nécessaire au feston de l’épaulement prétaillé dans le pilier etc.

La version courte de ces piliers (réf : SA) étant peu encombrante verticalement peut être considérée comme intéressante pour une empreinte dans  une bouche à ouverture limitée (qui risque de rendre une empreinte avec des transferts « longs » -habituellement utilisés en implantologie- très problématique)

Fig 2 : pilier Contour court

L’équipe chirurgicale peut placer en bouche ces piliers et vous donner les transferts d’empreinte que vous n’aurez qu’à clipper sur les piliers pour en faire un enregistrement simple et efficace.

Fig 3 : différents piliers Hex-Lock Contour avec leurs transferts et analogues

Au total une douzaine de piliers ont été conçus pour répondre à un maximum de situations et de profils gingivaux.

Risques liés à l’utilisation des piliers Contour :

L’utilisation de ces piliers n’est envisageable que si le ciment est nettoyable facilement. La limite -désignée par usinage- peut parfois être trop sous-gingivale et de ce fait difficile d’accès : aussi bien pour le placement du transfert que pour le nettoyage du ciment. Ce pilier contour placé dans un environnement topographique inadapté (papilles trop volumineuse par exemple) peut de ce fait entraîner à terme une péri-implantite et la perte de l’implant !

Nous recommandons de ne choisir ce pilier Contour dans les zones postérieures avec ouverture limitée que dans sa version courte et en postérieur quand la gencive est relativement plate avec des papilles réduites et en privilégiant des limites supra-gingivales pour un nettoyage parfait des excès de ciment de scellement !

Fig 4 : limites mésiale et distale trop sous-gingivales avec risque de péri-implantite

Par ailleurs si ce pilier doit être retouché en bouche (pour égaliser le congé préfabriqué par rapport à la gencive par exemple) le transfert préfabriqué ne pourra plus être utilisé : la technique d’empreinte avec fil de rétraction (difficile) doit alors être mise en oeuvre.

En conclusion pour ces piliers Contour : 

Ces piliers peuvent avoir une indication dans le secteur postérieur dans leur version « courte » pour un cas de dimension verticale réduite et d’accès limité mais avec des limites supra-gingivales. Dans les autres cas, nous recommandons pour le respect de la biologie plutôt les piliers dont le profil gingival peut être parfaitement adapté comme les piliers HLAG (voir plus loin) ou certains piliers de la gamme Gentek (voir fiche pratique : « les piliers Gentek disponibles pour restaurations sectorielles« , point développé plus loin)

 

II/ Abord spécifiquement implantaire : Concepts

 

II 1/ Principes

 

Dans ce cas de figure, la réalisation de tous les dispositifs prothétiques : pilier(s), couronne(s) ou bridge, est faite sur un maître-modèle (physique ou numérique) qui a été élaboré à partir d’une empreinte physique ou numérique avec des transferts spécifiques permettant une haute précision pour l’élaboration des pièces supra-implantaires.

Cette option sous-entend une maîtrise de ces techniques : empreinte, parfaite connaissance et choix des pièces, suivi du travail de laboratoire, efficacité pour la mise en place des faux-moignons sur les implants etc.

L’empreinte physique (= avec pâte) est relativement facile à réaliser puisqu’il s’agit simplement de faire un enregistrement de positionnement des transferts sans aucune nécessité d’enregistrer une limite sous-gingivale

Fig 5 : ex de piliers d’empreinte HLT4/4 pour empreinte pop-in (voir paragraphe empreinte)

Le prothésiste réalise la couronne ou le bridge directement à partir du ou des faux-moignons et obtient une finition et une précision d’ajustage exceptionnelle :

Fig 6 : exemple de réalisation prothétique après empreinte pick-up

 

II 2/ Options prothétiques et choix des piliers

 

Trois options pour ces dispositifs :

 

II 2 1/ Restauration scellée sur piliers (= faux-moignons) transvissés

Les piliers utilisés pour cette option sont consultables dans les anciens catalogues. Ils sont cités aussi dans le catalogue TSX 2023 et dans le catalogue édité récemment : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » dont nous préconisons l’utilisation

Il existe quatre types de piliers :

  • Piliers Hex-Lock Contour courts -avec les restrictions précédemment évoquées-  réf SA (page 5 du catalogue « Solutions prothétiques »)
  • Piliers « Traditionnels » en or réf  CEANP ou HLAG (haut de la page 6)
  • Piliers « traditionnels » en Titane réf HLA (page 5)
  • Piliers TI-Base Gentek (page 4) voir la fiche pratique « Les piliers Ti-Base disponibles pour vos restaurations sectorielles « . Ces piliers Ti-base Gentek sont aussi consultables dans le catalogue : « Piliers Ti-base Gentek« 

Fig 7 : couronnes scellées sur piliers transvissés : option solide et esthétique

Cette option qui n’est pas la plus fréquente en implantologie ne doit cependant pas être écartée à notre avis car ce type de construction est :

  • solide : pas d’accès occlusal à une vis qui pourrait être fragilisant pour la partie cosmétique en cas d’axe mal centré)
  • esthétique : pas d’accès disgracieux aux vis
  • démontable assez facilement, même pour des couronnes contigües, dans la mesure où elles sont scellées avec un ciment léger type Temp-Bond® et solidarisées : un arrache-couronne à fil -type Andrew- permettra de desceller facilement le dispositif en passant les fils au niveau des embrasures

Cette option n’a toutefois pas « bonne presse » en général du fait de la présence d’un ciment de scellement qui s’il n’est pas retiré soigneusement peut être à l’origine d’agressions biologiques et de péri-implantites pouvant conduire à la perte d’un implant.

Il est de ce fait indispensable de faire designer au laboratoire des limites à peine sous-gingivales, voire même juxta-gingivales, afin de faciliter le nettoyage du ciment

Si les implants ont un axe favorable, les faux-moignons titane  « classiques » (réf : HLA) peuvent être choisis ; ils sont simplement fraisés jusqu’à obtention d’un design compatible avec le profil gingival et la confection de l’armature :

Fig 8 : fraisage de piliers en titane HLA

Si les implants ont des axes défavorables ou si le profil gingival nécessite une personnalisation, les piliers en or (réf CEANP ou HLAG) sont particulièrement aptes à être designés et surcoulés pour être adaptés morphologiquement au contexte clinique :

 

Fig 8a : avant coulée : cirage d’un pilier en or (ref : HLA3G) et adaptation au profil d’émergence

 

Fig 8b : essai en bouche

 

Fig 8c : piliers HLA3G, armatures et couronnes solidarisées sur 21 22

 

Pour le placement des limites par le laboratoire, nous recommandons dans les secteurs « non esthétiques » des limites juxta-gingivales et pour les secteurs « esthétiques » des limites à peine infra-gingivales :

Fig 9 : exemples de placements de limites en secteur postérieur ou antérieur

 

 

Exemple d’essai d’un bridge scellé sur piliers transvissés :

 

Inconvénients de cette option scellée :

1/ Risque de fusée du ciment (et donc de péri-implantite) si les limites ont été positionnées trop profondément

2/ Il est par ailleurs possible (mais rare) qu’une vis d’un pilier transvissé se dévisse après un certain temps, du fait :

  • d’une occlusion agressive et peut-être mal réglée au départ (prématurité ignorée)
  • ou d’un serrage insuffisant de la vis à la pose (qui doit être à environ à 30N.cm)
  • ou de l’utilisation de pièces appelées faussement « compatibles » (chapitre évoqué plus loin)

Cette situation de dévissage inopiné est très problématique car l’ensemble du dispositif a une mobilité en bouche mais les couronnes (ou le bridge) restent scellées par dessus les piliers voir vidéo :

 

Dans ce cas il est difficile de desceller les couronnes ou le bridge car l’impact de l’arrache couronne se fera au niveau des piliers (déjà mobiles) et non de l’interface « couronnes-piliers encore solidarisés » : vous risquez même d’abîmer les cols implantaires ou les hexagones ou la vis en insistant. Il est alors nécessaire de percer les faces occlusales des couronnes pour accéder aux vis des faux-moignons, démonter l’ensemble, nettoyer correctement le dessus des implants et essayer si les axes le permettent de remettre en place l’ensemble qui sera alors considéré comme un dispositif transvissé. Si les axes sont défavorables il faudra alors renvoyer le travail au laboratoire qui désolidarisera les piliers des couronnes pour vous permettre de revisser d’abord les piliers puis de resceller. Si vous ne vous sentez pas capable de gérer cette intervention il est préférable d’adresser votre patient à l’équipe chirurgicale !

 

Prévention de ce problème (rare heureusement) :

  • régler correctement l’occlusion dès la pose ! (en recherchant des interférences éventuelles)
  • utiliser une clef à torque contrôlable et serrer les vis à 30N.cm au minimum, voire plus dans un contexte de bruxisme
  • utiliser des pièces certifiées par ZimVie ! (voir plus loin « à propos des piliers compatibles »

Voir aussi la fiche pratique « trucs et Astuces en prothèse fixe » (en cours d’élaboration – novembre 2024-)

 

II 2 2/ Bridge transvissé

Cette option est généralement considérée par la plupart d’entre-vous comme la plus sécurisée d’un point de vue biologique puisqu’aucun ciment de scellement n’est utilisé.

Elle peut s’envisager de différentes façons :

 

II 2 2 a/ bridge transvissé sur piliers coniques

Le dispositif prothétique est transvissé sur des piliers coniques (lesquels ne peuvent être modifiés) qui sont destinés à une superstructure transvissée.

– piliers coniques traditionnels

Fig 10a : Piliers coniques  « traditionnels »: angulé  (AT) ou droit (TAC)

 

Il faut savoir que les piliers coniques traditionnels (type TAC) seront supprimés du marché en 2026 (mais rassurez-vous, il y aura une possibilité de SAV pendant quelques années encore).

 

– nouveaux piliers coniques UMUA

Ils seront remplacés par les piliers coniques de référence UMUA qui présentent un plateau prothétique d’un diamètre de 4,8mm (et non plus 4,5mm comme les « futurs anciens TAC »). Ce diamètre a pour intérêt d’être identique aux autres grands systèmes implantaires dans une démarche d’ergonomiser les travaux transvissés, quelque soit la marque des implants posés. Vous pourrez donc avec cette panoplie de nouveaux piliers coniques et leurs composants traiter prothétiquement un bridge transvissé réalisé sur des piliers coniques d’un autre système (piliers Multi-Unit de Nobel-Biocare par exemple).

Fig 10b : Nouveaux piliers UMUA

 

Les piliers coniques sont consultables dans le catalogue « TSV » pour les anciens piliers TAC (page 15) et dans le nouveau catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » pour les piliers UMUA (en bas de la page 6).

Pour le moment nous sommes en attente de piliers pour les implants de col d’un diamètre de 2,9mm (sortie prévue au cours de l’année 2026 ?)

Ces piliers UMUA seront par ailleurs bientôt déclinés aussi dans une version anatomique (en attente de plus d’informations).

Voir aussi la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA »

 

– principes d’utilisation des piliers coniques

Le pilier conique est recouvert par une coiffe (collée dans l’intrados du dispositif prothétique) qui sera transvissée sur ce pilier :

Pour plus de détails, voir dans la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA » le paragraphe quelles pièces utiliser pour ces piliers UMUA

 

Fig 10c : bridge de 4 éléments vissé sur deux piliers coniques (TAC)

 

Cette option permet ainsi de garantir un respect optimisé de l’environnement tissulaire :

Fig 11 : bridge de 3 éléments sur piliers coniques à 4 ans avec environnement tissulaire sain

 

Inconvénients :

  • Possible effet disgracieux au niveau de la face occlusale si votre laboratoire n’a pas prévu correctement l’aménagement du haut du puits de la vis pour vous permettre de placer un composite ou une goutte de résine esthétiquement.
  • Si les axes des implants ne sont pas centrés dans le couloir prothétique : fragilisation de la partie cosmétique des faces occlusales dans les secteurs postérieurs (à contraintes mécaniques élevées)

Fig 12 Réalisation discutable : inesthétique et risque de casse

 

Notre conseil : cette option transvissée sur piliers coniques est à privilégier si vous êtes adeptes du « sans ciment » mais à choisir avec prudence selon les axes implantaires qui doivent être relativement centrés par rapport au couloir prothétique

 

II 2 2 b/ Bridge transvissé « direct-implants » avec piliers Ti-base Gentek sans engagement

Du fait de la dynamique des évolutions des techniques numériques, plusieurs générations de piliers Gentek se sont succédées rapidement ces dernières années (avec sans doute des évolutions à prévoir encore)

Pour une restauration sectorielle, les piliers Ti-Base sans engagement ont souvent la préférence de vos laboratoires de prothèse

Pour mieux comprendre ce paragraphe, nous vous recommandons de consulter la fiche pratique spécifique sur ce sujet : « Les piliers Ti-Base disponibles pour vos restaurations sectorielles  »

Ces piliers Ti-base Gentek ne sont pas cités dans le catalogue TSX 2023 (ni dans le catalogue TSV 2020 -plus ancien-) et n’apparaissent que dans le catalogue 2023 « Gentek » (pages 10 et 11) et dans un nouveau catalogue sorti très récemment : “Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic” (page 4). Mais nous tenons à préciser que le catalogue  « Gentek » est le plus complet … et vivement un catalogue global, synthétique et plus facilement exploitable !

Dans le catalogue « Gentek » les piliers proposés sont exploitables aussi bien pour les implants TSX que pour les implants TSV puisque la connexion prothétique de ces deux implants est strictement la même.

Mais attention ! il est important de préciser que même si ces piliers Gentek sont d’apparition récente, certains d’entre eux ne sont pas utilisables si l’implant est en position sous-crestale (point important développé dans la fiche pratique « Les piliers Ti-Base disponibles pour vos restaurations sectorielles  » au paragraphe 3 : « Piliers Ti-Base »).

Dans le cas d’une restauration sectorielle sur plusieurs implants, les piliers Gentek avec un hexagone externe à leur embase (= pilier avec engagement) ne peuvent être choisis car ils empêchent de concevoir une restauration prothétique « monobloc transvissée », souvent appelée « direct-implant ». En effet, les implants n’étant jamais strictement parallèles, un dispositif en un seul bloc avec des hexagones externes ne pourra pas rentrer à fond sur les implants qui risqueraient -si vous vouliez forcer la mise en place- d’être soumis à des contraintes mécaniques délétères (avec au final perte osseuse pouvant mener à la perte d’un implant).

 

Il est de ce fait nécessaire de faire le choix des piliers Ti-base profilé sans engagement (= sans hexagone externe à leur embase) qui permettront une insertion du dispositif transvissé sans aucune tension :

Fig 13 : Pilier Gentek profilé sans hexagone (= sans engagement) bas de la page 6 du catalogue Gentek

 

Dispositif transvissé avec piliers Ti-base profilé sans engagement : jusqu’à quel degré d’angulation des implants ?

Bien que l’hexagone externe soit supprimé sur ces piliers sans engagement, il est néanmoins remplacé par un petit anneau qui va s’emboiter dans le départ de la connexion de l’implant. De ce fait, dans notre cas de restauration sur plusieurs implants, il existe une limite au delà de la quelle le choix de ces piliers sans engagement ne fonctionnera plus. On considère qu’au delà de 25 degrés de divergence entre des implants le dispositif risque de « forcer » pour sa mise en place : il est alors préférable de choisir l’option des piliers coniques précédemment évoquée (réf TAC ou UMUA)

 

Fig 14 : implants relativement parallèles : choix possible de piliers sans engagement mais attention au contexte mécanique !

Dans le cas de la figure 14 (édentement terminal et extension d’une couronne en mésial) on peut certes envisager une option « direct implant » sans engagement mais avec un risque réel de complication mécanique … Il est plus prudent d’avoir recours à des piliers coniques type TAC ou UMUA si vous avez fait le choix d’une option vissée.

 

II 2 2 c/ Discussion sur les problématiques liées à l’Option « direct-implants »

Pour une restauration sectorielle, l’option « direct-implant » avec des piliers sans engagement a souvent la préférence de vos laboratoires de prothèse et il est vrai qu’elle est séduisante puisque la mise en place d’un tel dispositif est particulièrement facile !

La société ZfX par exemple recommande assez systématiquement cette option en avançant l’argument qu’elle fonctionne très bien pour une restauration d’une arcade complète (All-on-4 ou All-on-6) et en garantissant son travail sur une période de 5 années.

Mais nous ne sommes pas dans le même schéma mécanique d’équilibre et de répartition des forces sur un bridge complet versus une restauration « courte » de 2 couronnes contigües ou d’un petit bridge postérieur de 3 éléments sur 2 implants par exemple. Une force mécanique excessive sur un secteur court ne va pas être équilibrée par d’autres piliers implantaires contro-latéraux et les vis d’un dispositif court risquent de ce fait d’être sur-sollicitées.

 

Fig 15 : casse de vis pour une option « direct-implants » dans un contexte occlusal défavorable

 

Cette problématique peut entraîner un dévissage d’une ou plusieurs vis, voire même une fracture de vis ou d’implant, dans un contexte mécanique agressif (contexte de bruxisme ou restauration postérieure de fin d’arcade par exemple).

Dans ce cas de reprise nécessaire du travail, votre temps et vos frais de fauteuil et de laboratoire (regarnissage de la céramique par exemple) ne seront pas pris en compte par la garantie ZfX. Et si nous évoquons la complication extrême de casse d’implant, il faudrait alors envisager une reprise complexe de la totalité du travail : dépose (délicate) de l’implant, éventuelle greffe osseuse, attente de cicatrisation avant repose, attente de l’intégration du nouvel implant puis enfin reprise du travail prothétique …

Il n’est donc pas prudent de choisir cette option dans un contexte mécanique à risque (bruxisme ou occlusion défavorable et agressive)

D’autres informations à ce sujet dans notre rubrique Foire au Questions ; voir la question : « peux-on supprimer les hexagones externes … »

 

Alternative possible pour cette option « Direct-implants » : envisager au moins un pilier « engageant ».

Dans ce cas la présence d’au moins un hexagone va permettre de soulager les vis des forces mécaniques, mais cette option est là encore à apprécier en fonction du contexte occlusal !

Mais d’après notre recul de plus de 30 années sur ce type de travaux, si vous voulez faire le choix d’une option transvissée dans un contexte mécanique défavorable (donc en général dans les secteurs postérieurs), nous recommandons de passer par un premier étage de piliers coniques (réf TAC ou UMUA) évoqués au paragraphe précédent), lesquels permettront beaucoup plus de tolérance  pour la pose du dispositif transvissé par-dessus et plus de solidité à long terme. L’option « direct-implants » nécessitera un bilan après quelques années de mise en oeuvre.

 

Nous tenons à vous inciter à la prudence avant de prendre votre décision pour commencer votre travail :

  • prendre en compte le contexte mécanique lié à l’environnement occlusal
  • bien consulter nos recommandations dans le rapport prothétique qui vous est adressé
  • demander à votre laboratoire de faire suivre ces recommandations au centre d’usinage (comme ZfX par exemple) afin qu’il ait cette information essentielle

 

II 2 3/ Bridge « scellé/vissé »

Fig 16a : bridge « scellé-vissé » cas à 12 ans

 

Cette option, souvent choisie dans les secteurs postérieurs au maxillaire, est intéressante car les couronnes du secteur mésial n’étant pas transvissées sont de ce fait plus esthétiques qu’avec un « trou » disgracieux dans leur face occlusale (voir figure 12) et sont aussi plus solides sans fragilisation de la partie cosmétique.

 

Le bridge est facilement démontable, l’élément distal étant transvissé sur un pilier conique et les éléments mésiaux étant scellés avec un ciment faible (Temp-Bond® par exemple) ce qui peut être intéressant dans certaines situations (par exemple : évolutivité de la construction selon le contexte clinique, éventuelle dépose pour réparation dans un contexte de bruxisme).

 

 

La dépose du bridge se fait dans ce cas en dévissant d’abord la partie transvissée et en décrochant la partie qui a été scellée avec un ciment léger (type Temp-Bond®) grâce à un arrache couronne à fil type Andrew :

Fig 17c : dépose facile avec arrache couronne à fil (Andrew) d’un bridge à réparer

 

Cette option est de ce fait très intéressante dans les secteurs postérieurs !

Avantages : 

  • solide
  • esthétique
  • démontable

Inconvénients : aucun pour nous ! avec un recul de plus de 20 ans sur des dizaines de cas …

 

 

III/ Abord spécifiquement implantaire : Pas à Pas

 

III 1/ L’empreinte

Ce chapitre sur les empreintes est long … mais il est essentiel ! car c’est à partir d’une empreinte précise et fiable que la suite de votre travail va être facilitée.

Nous recommandons expressément de consulter la fiche pratique : Arbres décisionnels pour l’empreinte de plusieurs implants

 

III 1 1/ Empreinte « physique » (= avec pâte)

Nous recommandons pour une empreinte avec pâte d’utiliser l’Impregum® pour ses hautes qualités de précision d’enregistrement dues en particulier à ses caractéristiques thixotropiques. 

Il existe deux types d’empreintes physiques :

  • indirecte (pop-in) : avec un porte-empreinte (PE) « fermé » du commerce
  • directe (pick-up) : avec un porte-empreinte individuel (PEI) « ouvert » à fenêtres

 

III 1 1 a/ Empreinte indirecte (= pop-in) : porte empreinte fermé

Fig 18 : empreinte « pop-in » avec PE du commerce et Impregum

Les transferts indirects (réf HLT) page 3 du catalogue « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic »  ne sortent pas avec l’empreinte : ils sont dévissés après retrait de l’empreinte, puis -après avoir été équipés de leurs analogues- sont positionnés dans le matériau à empreinte une fois celle-ci désinserrée.

 

Organisation de la séance d’empreinte

Les transferts doivent être stérilisés pour la séance d’empreinte

Il est important de respecter les codes couleur indiqués par le chirurgien qui correspondent à des diamètres différents (vert, mauve, jaune)

 

Il est préférable d’identifier à l’avance et d’indexer les transferts pour chaque implant en fonction des références données par le chirurgien. Exemple sur l’image ci-dessous : implant 35 : TSVB 10 code couleur vert ; implant 36 : TSVWB 10 code couleur mauve  ; implant 37 : TSV6B10 code jaune :

Fig 20 : organisation du plateau avant la séance d’empreinte

 

Le démontage des piliers de cicatrisation et la mise en place des transferts sera ainsi réalisée sans perte de temps et avec sécurité. En effet le pilier de cicatrisation doit être immédiatement remplacé par le transfert pour éviter que la gencive ne se resserre sur le col de l’implant (phénomène qui peut arriver très rapidement entrainant alors des douleurs et une fin de séance pénible)

Voir aussi les vidéos de manipulation des pièces implantaires dans « Gestes techniques » (tout en bas de l’onglet « Vidéos et Webinars »)

Radio de contrôle du transfert en place (facultatif mais conseillé pour les débutants)

Il est conseillé de vérifier que les transferts sont en place sur les implants par une radiographie rétro-alvéolaire

Fig 21 : contrôle radio du transfert en place avant empreinte

 

L’axe des rayons doit être perpendiculaire à l’axe implantaire (donc parallèle au col de l’implant) pour visualiser correctement l’interface entre le plateau du col implantaire et le transfert. La mise en place d’un tournevis dans le transfert permet de  visualiser cet axe et de positionner le cône de façon adéquate :

Fig 22 : Axe des rayons correct : bonne visualisation de l’interface « col implant / transfert »

 

Si les spires de l’implant n’apparaissent pas nettement sur un cliché, c’est que l’axe n’a pas été correctement évalué, le cliché doit alors être repris selon un axe rectifié :

Fig 23 : à gauche : mauvais axe des rayons ; à droite même cas avec un axe correct

 

Ergonomie de l’empreinte

 

 

Il est recommandé d’obturer l’accès à la vis du transfert avec un bouchon de cire (cire blanche ortho : très pratique !). La pâte à empreinte ne fusera pas à l’intérieur et le transfert se repositionnera plus facilement en fin de séance.

L’empreinte peut être prise à partir d’un porte-empreinte du commerce non perforé -type Jouvin, ou Rim-Lock- de façon à obtenir une pression efficace du matériau à empreinte

Un silicone peut entraîner des déformations du fait de sa densité : nous recommandons l’Impregum® qui donne des résultats particulièrement fiables en technique de double mélange (garnissage du porte-empreinte + pistolet).

Incorporer dans le porte-empreinte supérieur type Rim Look ou ASA un peu de pâte de Kerr chaude et la modeler sur le palais permettra d’avoir une bonne stabilité du porte-empreinte en bouche (sans stabilisation il risque de « flotter » un peu en bouche car le polyether est assez fluide et donc d’induire du « tirage » et une empreinte faussée)

Fig 27 : enduction de l’impregum dans un PE du commerce stabilisé avec un appui palatin (pâte de Kerr)

Il ne faut pas trop remplir le PE avec l’Impregum (qui a tendance à couler) : remplir le milieu d’un porte-empreinte Rim-Lock supérieur est par exemple inutile et déconseillé (risques de réflexes nauséeux et de séance d’empreinte très pénible pour tous …). Par ailleurs le remplissage du PE se fait de manière lente en « poussant » la pâte dans le PE afin d’avoir une masse de pâte homogène

Après la prise du matériau, l’empreinte est retirée en la désolidarisant des transferts qui restent en place sur les implants et qui sont dévissés dans un deuxième temps.

Ces transferts sont coiffés de leurs analogues d’implants correspondants (ref IA3-couleur verte, IA4-couleur rouge ou IA5-couleur jaune). L’ajustage entre l’implant ou son analogue et le transfert est d’une extrème précision du fait de leur coaptation par usinage

Les transferts équipés de leurs analogues sont alors clippés dans l’empreinte.

 

Il est préférable que ce soit vous qui positionniez les transferts dans l’empreinte afin de vérifier qu’ils sont parfaitement stables dans la pâte à empreinte ; si ce n’est pas le cas il vaut mieux refaire l’empreinte de suite :

 

Cette empreinte indirecte est indiquée et facile à mettre en oeuvre quand les implants sont placés dans l’axe de désinsertion du porte-empreinte :

Fig 30 : transferts parallèles sur implants bien axés : empreinte « pop-in » possible (notez sur l’image de gauche la présence de deux vis de prolongation sur les transferts, réf : HLTE)

 

Voici une vidéo récapitulative très intéressante d’une empreinte indirecte « pop-in » à l’impregum (utilisant par ailleurs des prolongateurs de transferts réf HLTe) :

 

III 1 1 b/ Empreinte directe (technique pick-up) : porte empreinte ouvert

 

L’empreinte directe est recommandée quand les implants sont placés dans des axes divergents ou dans un axe différent de celui de la désinsertion du porte-empreinte (fig 31)

 

En effet dans ce cas, la technique indirecte décrite précédemment pourrait entraîner des déchirures de la pâte à empreinte au niveau des zones de contre-dépouilles lors du retrait du PE.

La méthode directe « pick-up » est considérée par certains comme offrant plus de garanties de précision que la technique indirecte puisqu’il ne peut y avoir à priori aucune possibilité de mouvement de ces transferts dans l’empreinte, celle-ci étant retirée avec les transferts. En fait cette précision est dépendante de la qualité de conception des transferts directs -excellente pour la firme ZimVie- ce qui n’est pas le cas pour tous les systèmes …

Les transferts directs (réf DHT) restent dans le matériau à empreinte lors de sa désinsertion du PE

Cette technique nécessite un PEI à fenêtre confectionné au laboratoire à partir d’une empreinte primaire laquelle doit donc être faite dans un premier temps

Les vis des transferts (plus longues que celles des transferts indirects) doivent émerger suffisamment des fenêtres pour pouvoir être accessibles au dévissage avant la désinsertion de l’empreinte

Fig 33 : les vis longues des transferts doivent être visibles à l’essai du PEI

Il est important de bien régler l’ouverture des fenêtres par rapport à l’émergence des vis et de répéter « à blanc » le mouvement de mise en place du PEI afin d’éviter des problèmes de positionnement du PEI une fois celui-ci garni avec la pâte à empreinte (essayer deux ou trois fois ne semble pas superflu). Voir vidéo :

 

Il est préférable que les vis dépassent les fenêtres du PEI car elles devront être débarrassées de l’excès de pâte à empreinte pendant la phase de prise du matériau à empreinte (pour permettre leur dévissage) . Si les vis n’émergent pas assez de leurs fenêtres, elles peuvent être coiffées d’une boule de cire ortho qui permettra un accès facile à la vis une fois l’excès de pâte à empreinte supprimé

Fig 34 : cire « ortho » sur vis pour accès facilité après empreinte

Le dégagement de la pâte peut être assuré par un balayage du doigt ganté de l’assistante, les mains du praticien maintenant le PEI en place

Fig 35 : dégagement de l’accès aux vis pour dévissage avant retrait

 

Après prise de l’Impregum, le retrait du PEI se fait avec les transferts restés en place dans la pâte. Ces transferts sont équipés avec les analogues d’implants et le maître modèle peut alors être coulé au laboratoire

 

Les « trucs » du spécialiste pour cette empreinte pick-up :

Pour parfaire la stabilité des transferts dans l’empreinte, certains d’entre-vous préfèrent solidariser les transferts en bouche avant la prise d’empreinte (fil de soie enroulé autour des gorges des transferts puis enduit de résine type Duralay ou Patern® (GC)

Mais si la portée de la résine de solidarisation est importante (quand les transferts sont distants les uns des autres) il existe un risque de tension et de déformation lié à la prise de la masse de la résine. Une fois polymérisée, celle-ci peut alors être sectionnée (avec un disque ou une fraise fine) et resolidarisée avec une fine couche de résine pour supprimer cette tension et éviter une déformation lors du démontage des transferts.

Voir aussi les trucs dans le chapitre empreinte de la fiche pratique « Restauration complète »

 

III 1 1 c/ Empreinte physique avec piliers Encode

Cette possibilité est évoquée ici dans le chapitre des empreintes « physiques » car ces piliers Encode -dont la destination est plutôt à visée « optique »- peuvent néanmoins être enregistrés avec une pâte type Impregum pour ceux qui ne possèdent pas de caméra.

Consulter aussi :

Fig 40 : Pilier encode

L’arrivée récente des piliers de cicatrisation Encode qui ont une deuxième fonction essentielle de piliers d’empreinte a révolutionné les pratiques depuis peu de temps. L’encodage fraisé sur son plateau supérieur permet au laboratoire de l’identifier très précisément (et de donner les informations sur l’implant sous-jacent) à partir d’une empreinte “physique” classique ou d’une empreinte numérique.

Les piliers Encode ont été mis en place par le chirurgien et vous pouvez -si vous ne possédez pas de caméra- en faire un enregistrement avec pâte à empreinte sans manipulation spécifique : l’empreinte est d’une facilité exceptionnelle (privilégier l’Impregum).

Consulter aussi les fiches pratiques :

 

Il existe en plusieurs références : TEEHA (TEEHA 3 4 ou 5 selon le diamètre du col de l’implant) pour tous les implants TSV ou TSX (sauf les rares implants “étroits”: TSX et Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm réf : CEEHA). Nous précisions que ces références correspondent à une nouvelle génération de piliers Encodes qui remplace la première en améliorant ses performances de précision d’enregistrement.

 

L’encodage fraisé sur le plateau supérieur de ce pilier Encode permet au laboratoire de l’identifier très précisément en ayant toutes les informations sur l’implant sous-jacent (fig 1a). Il est néanmoins plus prudent de donner en plus au laboratoire les références du pilier Encode ainsi que les références de l’implant (toutes ces informations vous ont été transmises par l’équipe chirurgicale lors du rapport de chirurgie).

Le prothésiste coulera un modèle en plâtre qui sera scanné pour être ensuite traité selon des techniques numériques

Fig 41 : empreinte physique impregum de piliers encode et modèle en plâtre

Mais ces piliers encode sont surtout traités actuellement en empreinte optique (encore faut-il disposer d’une caméra à son cabinet !) : voir paragraphe suivant.

 

 

III 1 2/ Empreinte « optique » = avec caméra

 

Vous retrouverez une synthèse intéressante pour la prise de décision sur la technique d’empreinte à privilégier selon la position de l’implant dans la fiche pratique : Arbres décisionnels pour l’empreinte de plusieurs implants

Cette empreinte est faite avec des transferts :

  • Scanbodies (fig 42)
  • ou Piliers Encode (fig 40)

Option 1 : Empreinte optique avec scanbodies

Fig 42 : scanbody (ancien)

L’utilisation des scanbodies est privilégiée par certains d’entre vous pour une empreinte plurale, la considérant plus précise qu’avec des piliers Encode (en tout cas les Encodes de la première génération)

 

Fig 43a : empreinte optique des scanbodies (ancienne génération) en place

 

Attention de ne pas confondre lors de votre commande avec les scanbodies de laboratoire (qui ne sont pas les mêmes) :

Fig 44a : anciens scanbodies cliniques et de laboratoires

 

Ces scanbodies évoluent et ont été modifiés en 2024 avec un profil plus fin pour une mise en place plus facile sur des implants de diamètres étroits ou des implants rapprochés (voir page 15 du catalogue Gentek 2024)

Fig 44b : nouvelle génération de scanbodies (moins volumineux)

 

Ces scanbodies présentent l’avantage par rapport aux anciens :

  • d’être moins volumineux en encombrement par rapport aux dents voisines
  •  de n’exister qu’en un exemplaire unique par diamètre de col
  • d’être les mêmes que ceux utilisés par le laboratoire (donc économie)

 

Il existe aussi des scanbodies pour réaliser une empreinte optique sur des piliers coniques si vous avez opté pour un dispositif transvissé sur piliers coniques :

Fig 45 : Scanbody pour pilier conique

 

Exemple clinique :

Fig 46 : radio des implants intégrés, piliers de cicatrisation en place, piliers déposés, scanbodies en place

 

Fig 47 : modèle de travail obtenu par imprimante, les couronnes solidarisées, préparation du plateau de travail

 

Fig 48 : piliers en place et réglages des couronnes

 

Vidéo de la visionneuse d’un enregistrement avec Scanbodies par caméra Itéro :

 

Option 2 : Empreinte optique avec piliers Encode

 

La nouvelle génération de piliers Encode (réf CEEHA) qui remplace la précédente (réf CEHA) permet plus de précision pour l’empreinte car l’encodage du plateau supérieur est plus important, permettant ainsi une exploitation plus précise des données par le laboratoire. Cette empreinte avec les nouveaux piliers Encode est considérée comme très fiable pour des restaurations sectorielles par la plupart des utilisateurs.

Ces piliers Encode se manipulent en cas de besoin avec votre tournevis universel classique  (hexagonal 1,25 réf HX&,25 ou HXGR1,25)

Fig 49a : piliers encode nouvelle génération

 

Fig 49 b : image itéro avec piliers Encode en place sur les molaires inférieures

 

Les nouveaux piliers Encode existent en plusieurs références : TEEHA (TEEHA 3 4 ou 5 selon le diamètre du col de l’implant) pour tous les implants TSV ou TSX (sauf les rares implants “étroits”: TSX et Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm réf : CEEHA). Nous précisions que ces références correspondent à une nouvelle génération de piliers Encodes qui remplace la première en améliorant ses performances de précision.

L’encodage fraisé sur le plateau supérieur de ce pilier Encode permet au laboratoire de l’identifier très précisément en ayant toutes les informations sur l’implant sous-jacent (fig 1a). Il est néanmoins plus prudent de donner en plus au laboratoire les références du pilier Encode ainsi que les références de l’implant (toutes ces informations vous ont été transmises par l’équipe chirurgicale lors du rapport de chirurgie).

 

III 2/ Enregistrement de l’occlusion

 

. Enregistrement physique de l’occlusion

Cet enregistrement est en général effectué dans la même séance que l’empreinte avec une clef en silicone (idéalement « clippée » sur des piliers de cicatrisation qui seront transmis au laboratoire pour la mise en articulateur :

 

Cette occlusion pourra être affinée lors de la séance d’essai de l’armature.

Exemple de fin de séance d’empreinte avec futar d’occlusion (alternative à la clef en silicone) :

Fig 51 : fin de séance d’empreinte « pop-in » de gauche à droite : impregum équipé, alginate de l’arcade antagoniste et Futar d’occlusion en silicone

 

Le Futar d’occlusion est réalisé avec un pistolet à silicone qui permet d’enduire toute l’arcade :

Fig 52 : Futar d’occlusion

 

. Enregistrement optique de l’occlusion

 

L’occlusion est prise aussi dans la même séance que l’empreinte optique par la caméra qui enregistre très rapidement et efficacement les rapports inter-arcades en PIM.

Exemple d’enregistrement de l’occlusion par caméra Itéro :

 

 

III 3/ Choix des piliers prothétiques

 

Pour choisir le pilier adapté à votre projet de restauration, voir plus haut le deuxième chapitre « II 2/ Options prothétiques et choix des piliers » de cette fiche pratique.

Voir aussi les fiches pratiques :

 

III 4/ Essai des piliers en bouche

Cette étape peut être nécessaire pour vérifier si une limite qui a été placée par le laboratoire au niveau des faux-moignon est correctement ajustée au profil gingival : pour une limite trop supra-gingivale, un bandeau métallique disgracieux risque de se voir en bouche (gênant dans le secteur antérieur)

Nous recommandons pour le placement de ces limites :

  • dans le secteur postérieur : en situation légèrement supra-gingivale (ou juxta-gingivale) pour mieux contrôler cette zone “sensible” : ni le nettoyage du ciment de scellement lors de la pose, ni l’accès à l’hygiène ne posent alors de problèmes
  • dans le secteur antérieur où l’esthétique est importante (souvent de 14 à 24), il est important de vérifier que cette limite est légèrement sous-gingivale pour assurer l’esthétique du futur élément cosmétique.

Fig 53 : recommandations pour le placement des limites

 

Il est important de vérifier le positionnement de cette limite avant que le laboratoire n’entame la réalisation de l’armature !

 

voir aussi tout en bas du chapitre  « Vidéos et Webinars »  les vidéos : « gestes techniques »

 

Lors de la manipulation des faux-moignons au fauteuil : vérifier que la vis revenue du laboratoire n’a pas été souillée (poussière de plâtre ou pâte à polir par exemple), le cas échéant, la nettoyer avec un tampon de gaz imprégné d’alcool ou la passer aux ultrasons (voir chapitre « Trucs et astuces  » en bas de cet article)

III 5/ Essai de l’armature

 

Cette étape est nécessaire pour vérifier que la mise en place de l’armature se fait de façon tout à fait passive sur les faux-moignons (l’armature doit se mettre en place sans forcer).

Ce point est très important du fait de l’absence totale de résilience des implants.

Si l’armature s’inserre en force, des tensions seront transmises au niveau de l’interface os-implants, lesquelles induiront une résorption osseuse et à terme un risque de perte de l’intégration implantaire.

Nous tenons à préciser que cette vérification est particulièrement importante si vous avez fait une empreinte physique (avec pâte). Dans le cas d’une empreinte optique il est très rare que la passivité de l’armature pose un problème. C’est surtout vrai pour un enregistrement de petite étendue … pour une arcade complète nous attendons encore plus de fiabilité de la technologie !

Si vous souhaitez vérifier la précision de votre empreinte optique avant de passer à l’étape de confection de l’armature vous pouvez demander à votre prothésiste dès la réception de votre empreinte, de vous faire une petite maquette (=clef de passivation) comme une clef en plâtre que vous visserez sur les implants afin de vérifier qu’elle ne se casse pas (voir pour exemple la fiche pratique « restauration complète transvissée » au chapitre « II 1 3/ Vérification de la précision de l’empreinte par une clef en plâtre »)

 

Si vous essayez une armature métallique : Ergonomie de la séance

Des faux-moignons implantaires après fraisage peuvent être très ressemblants. Il est donc préférable de préparer la séance de façon méthodique afin de ne pas confondre les faux-moignons entre eux. Ceux-ci sont indexés sur le modèle et répertoriés sur un plateau de travail qui permet par ailleurs de ne pas confondre les piliers de cicatrisation.

 

 

Le faux-moignon doit être sablé sur la surface qui sera recouverte par la future armature afin d’augmenter la rétention du ciment de scellement mais surtout à ce stade de permettre d’objectiver et de corriger un frottement excessif de l’armature lors de l’insertion

En cas de doute sur l’insertion de l’armature vous pouvez prendre une radio de contrôle

Il est aussi intéressant d’essayer l’armature en enlevant l’un ou l’autre pilier et d’observer la coaptation dans ces différentes situations :

Fig 55 : vérification d’interférences sur les faux-moignons (faite ici avec le bridge céramisé mais la manoeuvre est identique au stade de l’armature)

 

Il ne faut pas hésiter à sectionner l’armature s’il y a un doute sur sa bonne coaptation avec les faux-moignons et à placer les éléments individuellement sur les faux-moignons pour le solidariser en bouche à l’aide d’une résine type Patern® (GC)

Fig 56a : essai d’une armature et découpe

 

Fig 56b : solidarisation des armatures placées individuellement et nouvelle empreinte de positionnement

 

Si vous essayez une armature Zircone la découpe risque d’être fastidieuse : nous conseillons plutôt de reprendre l’empreinte si vous avez un doute sur la bonne adaptation de cette armature Zircone (ce qui ne devrait pas arriver en particulier si vous avez vérifié la précision de votre empreinte avec une clef de passivation)

 

III 6/ Réglages de l’occlusion

 

L’occlusion a déjà été prise au stade de l’empreinte secondaire (voir plus haut)

Elle peut être complétée par un enregistrement dynamique par exemple sur une maquette d’essai avec des dents du commerce recouvertes de cire ou de résine. Cet enregistrement est transféré au niveau de l’articulateur sur la tige incisive par le prothésiste ce qui donnera la mémoire des trajets fonctionnels pour les étapes suivantes :

Fig 57 : enregistrement des mouvements d’incision au niveau d’un montage antérieur et reproduction au laboratoire grâce à la tige incisive

 

L’occlusion peut encore être affinée au stade de l’essai de l’armature laquelle est recouverte d’une couche de matériau (résine ou cire) qui permet d’enregistrer à nouveau les mouvements fonctionnels (entrées et sorties de cycles de mastication, guidage antérieur etc.) afin de donner des informations complémentaires au laboratoire de prothèse pour l’élaboration de la céramique :

Fig 58 : complément d’enregistrement de l’occlusion avec l’armature

 

Quels sont les principes à respecter ?

Il faut tenir compte de la résilience des dents voisines et savoir que si votre patient se met en occlusion fortement serrée (cas d’un bruxeur) ces dents peuvent se « comprimer » de quelques centièmes de mm et exposer ainsi la restauration implantaire à plus de pressions occlusales

L’occlusion pour une couronne unitaire doit de ce fait être peu marquée (mais néanmoins réelle) en relation d’intercuspidation ainsi qu’en entrée de cycle de mastication. Cette occlusion doit être réglée en contacts occlusaux importants (le patient doit serrer fortement les dents)

L’occlusion pour un petit bridge doit s’apprécier en fonction de son placement par rapport aux autre dents :

  • un petit bridge sectoriel encastré entre d’autres dents est ajusté en occlusion comme une couronne implantaire unitaire : très légère sous-occlusion
  • un petit bridge restaurant un calage postérieur (couronnes implantaires 36 37 avec absence de 38 par exemple) doit supporter l’occlusion sur ce secteur pour ne pas déséquilibrer le reste des arcades : l’occlusion dans ce cas doit nécessairement être plus importante que pour un bridge encastré

Plus de détails sur l’occlusion sur le site élaboré par notre ami regretté Marcel Le Gall : cliquez sur le lien

Vous pouvez aussi consulter le webinaire « Gérer le bruxisme en implantologie » dans lequel l’occlusion est abordée vers la 20ème minute.

 

III 7/ Derniers réglages et pose du dispositif prothétique

 

III 7 1/ Ergonomie de la séance

Comme pour la séance d’essai des armatures, il est préférable de bien indexer les différentes pièces à poser !

Fig 59 : préparation de la séance de pose

 

III 7 2/ Contrôle préalable des points de contacts et réglages de l’occlusion

 

Avant de penser à régler l’occlusion : assurez vous que le bridge est bien en place !

Vérifiez les points de contact avec un fil de soie, lequel doit passer en forçant « légèrement ». En cas de contact trop serré, le passage d’une meulette en caoutchouc légèrement abrasive permettra de diminuer efficacement la pression :

Fig 60 : réglage des points de contacts

 

Le réglage de l’occlusion pour un bridge de petite portée est appréhendé comme pour un bridge classique : il est inutile (voire dangereux pour l’équilibre du reste de la bouche) sauf exceptions rares de vouloir protéger les implants en cherchant une sous-occlusion. Toutefois, une zone de contact trop marquée doit être adoucie :

Fig 61 : suppression de contacts trop importants

 

L’utilisation des céramiques actuelles permet après réglage à l’aide de meulettes appropriées d’obtenir un état de surface proche d’un glaçage :

 

Pour les réglages dynamiques de l’occlusion voir les vidéos du site créé par Marcel Le Gall  : Occlusion et fonction

Nous conseillons aussi ces livres très didactiques :

Fig 63a : livre de Marcel Legall sur l’occlusion en implantologie

 

Fig 63b : livre de Marc Bert

 

III 7 3/ Serrage des vis

 

Nous parlons ici des restaurations scellées ou scellées/vissées

Les vis des piliers peuvent dans un premier temps être serrées à la main (fortement) et le bridge laissé en place quelques jours avec un ciment vaseliné, de façon à pouvoir le déposer pour d’éventuelles corrections et un serrage définitif des faux-moignons. Mais attention de bien vaseliner pour ne pas rencontrer de difficultés pour le descellement !

Après descellement, il est intéressant de vérifier si les vis des faux-moignons se sont desserrées pendant cette période d’observation : un desserrage peut être le signe d’une surocclusion ou d’une interférence qu’il vaut mieux identifier et régler avant le scellement final pour éviter un dévissage ultérieur d’une vis (voir plus haut)

Le serrage définitif des faux-moignons est effectué à l’aide d’une clef dynamométrique à 30 Newton.cm :

Fig 64 : serrage des vis avec clef dynamométrique

 

Dans le cas où un implant aurait été posé dans un os d’architecture « fragile » comme par exemple sur une greffe de sinus maxillaire, il est recommandé lors du serrage final de serrer la vis en exerçant un contre-couple sur l’extérieur du pilier (avec une pince porte-aiguille courbe par exemple) afin que le serrage se fasse uniquement au niveau de l’interface « pilier/connexion implant » et non au niveau de l’interface « os/implant » qui risquerait d’exercer des forces délétères sur cet interface.

Il faut de toutes façons dans ce cas d’os « fragile » bien respecter les recommandations de l’équipe chirurgicale dans le rapport qui vous est envoyé pour le travail prothétique.

 

III 7 4/ Protection des vis : quel dispositif ?

 

Il est important de protéger les hexagones internes des vis pour éviter que le ciment ne s’y insère :

Fig 65 : protection des têtes de vis avant scellement

 

Il est communément admis de placer un coton, un cône de gutta ou une boule de Téflon imprégnés de chlorhexidine comme on peut souvent le voir dans la littérature scientifique. Mais ces dispositifs médicaux (DM) ne sont pas certifiés aux normes européennes et on pourrait vous reprocher de les avoir mis en place. Un cône de gutta par exemple est un DM certifié pour l’usage en endodontie mais pas en prothèse !

Par ailleurs, bien que l’ajustage de l’embase d’un faux-moignon avec le plateau de l’implant soit d’une extrême précision, une infiltration bactérienne est néanmoins possible par cet interstice et de ce fait une percolation bactérienne au niveau de l’os environnant le col implantaire peut entraîner une destruction osseuse et générer un phénomène de péri-implantite.

Il est  donc recommandé de placer un DM qui soit antibactérien. C’est le cas d’un nouveau produit : le Silverplug (DM certifié aux normes européennes). Les ions d’argent qui imprègnent ce DM sont reconnus pour leur pouvoir antibactérien avec une action forte de prévention d’une éventuelle péri-implantite.

Voir une vidéo youtube sur ce DM en cliquant sur « SilverPlug »

Voir photo ci-dessous d’une publication de 2023 à propos du Silver Plug :

Fig 66 : publication sur le DM SilverPlug

 

Ce bouchon Silver Plug est inséré dans le puits d’accès au dessus la vis du faux-moignon puis recouvert par un matériau comme de la cire ou du cavit avant scellement.

Notre observation :

Ces bouchons de SilverPlug dans leur forme actuelle ne sont pas toujours pratiques à mettre en place, en particulier dans un logement de pilier biseauté (cas fréquent d’une incisive). Il faudrait qu’ils soient plus malléables pour faciliter leur mise en place.

 

III 7 5/ Quel ciment en cas de scellement ?

 

Il est conseillé de sceller le bridge avec un ciment provisoire type Temp-Bond® pour faciliter un futur démontage :

Fig 67 : bridge scellé au Temp-Bond : facilement démontable

 

Ce ciment Temp-Bond peut être considéré comme un ciment à usage « définitif »

 

III 8/ Contrôles

 

Radiographies

Faire une radiographie de contrôle (type rétro alvéolaire ou panoramique) à 6 mois et 12 mois afin de vérifier la stabilité de l’os péri-implantaire puis une fois par an les premières années.

 

Occlusion

Penser à faire des contrôles d’occlusion réguliers ! en particulier si le schéma occlusal de votre patient risque d’évoluer dans le temps.

Citons comme exemple la perte d’une 38 qui protégeait l’occlusion postérieurement à un bridge 35/37 qui s’est retrouvé avec des nouveaux trajets d’entrée de cycle agressifs qui ont entraîné un dévissage des vis des piliers implantaires. Il est de ce fait important de faire des contrôles réguliers et de faire en cas de modification du schéma occlusal des retouches de nouvelles interférences.

 

III 9/ Trucs et astuces

 

Nous vous recommandons aussi la lecture du PDF « Guide des Trucs et astuces 2023 » de Zimvie

Voir en complément de ce paragraphe la nouvelle fiche pratique « Trucs et astuces en prothèse fixe »

 

1 Bon usage des tournevis

La partie hexagonale du tournevis HX1,25 peut s’émousser au fur et à mesure des manipulations et de ce fait abimer l’hexagone interne d’une vis de pilier ou de transfert pouvant en rendre le dévissage impossible !

Il faut donc toujours veiller à ce que les angles de l’extrémité de l’hexagone du tournevis soient bien « carrés ».

Si ce n’est plus le cas, l’action de cette partie émoussée dans l’hexagone interne de la vis d’un pilier peut « mater » l’hexagone interne de cette vis avec le risque de ne plus pouvoir la dévisser (le tourne vis tournera alors dans le vide).

Vous pouvez avec un disque fin sectionner la partie arrondie pour retrouver un hexagone parfaitement opérationnel !

La partie hexagonale des tournevis de modèles récents est suffisamment longue pour que cette manipulation puisse se répéter plusieurs fois :

Fig 68 : une extrémité émoussée du tournevis est dangereuse !

 

Nous recommandons vivement le tournevis GemLock qui permet une préhension et une rétention très efficace de la vis grâce à une petite bille placée au niveau de son hexagone. Par ailleurs son manche de gros diamètre permet de visser manuellement (donc sans clef à cliquet) à un torque d’environ 20 à 30 Newton/cm :

Fig 69 : tournevis GemLock (ref : HXGR1.25)

 

2 Si l’hexagone interne de la vis de fixation du faux-moignon a été matée

Dans ce cas le tournevis tournera « à vide » et n’aura plus d’action ni de vissage ni de dévissage sur cette vis. Il faut alors utiliser une vis d’extraction

 

3 Retrait d’un faux-moignon en cas de grip trop important

 . Piliers classiques

Il arrive que le grip d’un faux-moignon (par ex réf HLA) soit trop important dans l’implant et qu’il ne puisse pas être déposé facilement à la fin d’une séance d’essai en bouche.

Il est alors indispensable que le retrait de ce faux-moignon se fasse à l’aide d’un tournevis d’extraction spécifique (réf : TLRT2 ou CLRT2 pour implant étroit Eztetic ou TSX2,9) qui fonctionne comme un tournevis arrache moyeux dans le monde de l’industrie : il permet en induisant un mouvement de retrait parfaitement axial du faux-moignon, de ne pas émousser son hexagone externe.

Pour comprendre le principe de fonctionnement de ce tournevis d’extraction qui est efficace grâce au filetage interne qui se trouve sur la plupart des piliers de la société ZimVie, voir dans l’onglet « Vidéos et Webinars » tout en bas dans le chapitre Gestes techniques, les vidéos :

  • « Tournevis d’extraction TLRT2 sur pièce de montre »
  • « Retrait de la vis d’un faux-moignon classique avec vis d’extraction »

 

Il est possible que ce tournevis d’extraction ne puisse pas rentrer au fond du logement d’un pilier particulièrement haut (cas néanmoins très rare). Dans ce cas il faut utiliser une vis d’extraction (réf : ZFX02-RTNP pour les implants « étroits » Eztetic ou TSX 2,9mm et ZFX02-RTSP pour tout autre implant) avec un tournevis normal (réf : HX1,25  ou HXGR1,25), ce qui donnera ainsi plus de longueur disponible de l’ensemble « vis/tournevis » pour la manipulation :

Fig 70a : à gauche tournevis d’extraction TLRT2 ; à droite vis d’extraction à utiliser avec un tournevis normal

 

Pour pouvoir mettre en place ce tournevis ou cette vis d’extraction, il faut bien évidemment avoir au préalable retiré la vis de fixation du faux-moignon ! :

Fig 70b : utilisation du tournevis d’extraction après avoir retiré la vis de fixation

 

 . Piliers Gentek

Pour les piliers Gentek, ce problème de grip trop important est beaucoup moins fréquent et vous ne devriez pas avoir besoin de recourir à cette manoeuvre.

Si toutefois c’était le cas, il faut savoir que tous les piliers Gentek peuvent se retirer avec le même tournevis d’extraction réf TLRT2 (ou CLRT2 pour implant étroit) ou les vis d’extraction réf ZFX02-RTSP (ou ZFX02-RTNP pour implant étroit).

A l’exception du pilier Gentek profilé qui ne possède pas de filetage interne dans son corps et dont le retrait se fait exclusivement en dévissant tout simplement la vis hexalobulaire qui le maintenait en place (et qui lui est spécifiquement dédiée). En effet, pour les piliers Gentek profilés l’usinage de la configuration interne qui est très sophistiqué permet de retirer le pilier en dévissant simplement la vis (qui va déclencher la sortie du pilier) : il n’y a donc pas besoin d’un extracteur spécifique.

Voir en complément de ce paragraphe la fiche pratique (dans le paragraphe 7) : « Trucs et astuces en prothèse fixe » dans la quelle vous pourrez voir des vidéos didactiques.

 

4 Retrait de la vis du faux-moignon

Pour finir, évoquons la situation où la vis du faux-moignon ne peut pas être retirée à la main car l’opérateur n’arrive pas à engager le filetage de l’extrémité de cette vis dans le filetage interne du faux-moignon pour la retirer par dévissage :

Il existe un tournevis sur mandrin à utiliser avec une contre-angle vert en marche arrière réduite ; voir dans l’onglet Techniques implantaires>Vidéos> Vidéos Gestes techniques la vidéo : « retirer la vis du faux-moignon » (cliquez)

5 Disposer d’un analogue pour les manipulations

Pour toutes les manipulations sur vos faux-moignons (cirage, ajustage, polissage) il est essentiel que le laboratoire (et vous aussi d’ailleurs !) possède un deuxième analogue d’implant, dans lequel le faux-moignon est vissé et qui permet ainsi une bonne préhension manuelle et un geste efficace et précis

 

Et idéalement un porte analogue (réf : ABTH) qui lui permettra une bonne préhension de l’analogue sans se brûler les doigts !

Fig 71c : porte analogue pour ergonomie optimisée !

 

6 Deuxième vis de travail au labo

Il peut être intéressant qu’une vis autre que celle qui ira en bouche soit utilisée au labo (risque de pollution par des poussières métalliques, par de la pâte à polir ou de dégradation du pas de vis)

Si ce n’est pas le cas, la vis doit être passée aux ultrasons pour être nettoyée avant d’arriver au cabinet

 

7 Nettoyages des filetages aux ultra-sons

Les DM doivent être passés aux ultra-sons afin de nettoyer parfaitement les filetages de diverses pollutions (poussières de caoutchouc ou de revêtement du laboratoire par ex) avant d’être mises en place sur les implants en bouche.

Ce nettoyage par ultra-sons peut se faire soit au laboratoire soit à votre cabinet. Si vous n’êtes pas équipés, il est vivement recommandé de nettoyer au moins le filetage des vis avec un tampon de gaze alcoolisé.

En effet les vis ou les piliers qui vont être mis en place doivent être parfaitement propres afin de ne pas polluer le filetage interne des implants ou des piliers : un dépôt dans ce filetage interne serait difficile à nettoyer et risquerait d’empêcher un bon serrage des vis (qui pourraient donc se dévisser de façon inopinée).

 

8 Ergonomie : organisez votre séance !

il arrive que deux faux-moignons fraisés soient très identiques l’un à l’autre :

Fig 72a : deux faux-moignons bien ressemblants !

Il est important que votre prothésiste les indexe en plaçant par exemple des repères différents sur la face vestibulaire (facile à repérer en bouche …) de chaque pièce :

Fig 72b : faux-moignons indexés

 

 

IV/ Références des dispositifs les plus utilisés

 

Il y a en fait beaucoup plus de références que celles que nous évoquons ici ! Pour plus de détails, vous pouvez consulter les catalogues :

en sachant que nous attendons avec impatience un catalogue unique et global qui réunira de façon synthétique tous les dispositifs !

 

IV1 / pour l’Empreinte

 

– transferts d’implants pour empreinte physique (avec pâte)

Attention ! tous les transferts ne peuvent être utilisés dans toutes les situations ! le choix du transfert adéquat est lié à la position de l’implant par rapport au niveau osseux : nécessité absolue de consulter la fiche « arbre décisionnel pour l’empreinte de plusieurs implants » avant de prendre une décision !

Pour les références :

Pour mémoire :

  • un transfert « pop-in » est utilisé pour une empreinte « indirecte » : avec porte-empreinte fermé du commerce
  • un transfert « pick-up » est utilisé pour une empreinte « directe » : avec porte-empreinte individuel fenêtré

A noter que les analogues vont être remplacés prochainement par une nouvelle génération qui permet une meilleure fixation dans le modèle de labo (évitant un risque de légère rotation dans le modèle).

– vis de prolongation pour transfert Pop-in

réf : HLTE

– autre possibilité : porte-implant qui peut servir de transfert

fourni par le chirurgien :

porte implants servant de transferts

 

– piliers Encode pour empreinte des implants (optique ou physique)

 

– scanbodies pour implants pour empreinte optique

  • anciens scanbodies :

 

  • nouveaux scanbodies : 

Ces scanbodies apparus en 2024 avec un profil plus fin pour une mise en place plus facile sur des implants de diamètres étroits ou des implants rapprochés (voir page 15 du catalogue Gentek 2024)

Ces scanbodies présentent l’avantage par rapport aux anciens :

  • d’être moins volumineux en encombrement par rapport aux dents voisines
  •  de n’exister qu’en un exemplaire unique en hauteur par diamètre de col
  • d’être les mêmes que ceux utilisés par le laboratoire (donc plus simple et économique)

 

Références des nouveaux scanbodies pour implants :

  • EZ-2.9 pour implants étroits : col 2,9mm diamètre
  • TSV-3.5 pour implants : col 3,5mm diamètre
  • TSV-4.5 pour implants : col 4,5mm diamètre
  • TSV-5.7 pour implants larges : col 5,7mm diamètre

 

– scanbodies pour empreinte numérique de piliers coniques déjà en place en bouche

Voir les piliers coniques dans un paragraphe suivant

  • scanbodies pour piliers coniques TAC (bientôt anciens) :

Nouveau scanbody pour pilier conique TAC

référence : TA-4.5 (4.5 correspond au diamètre du plateau prothétique du TAC)

 

  • scanbodies pour nouveaux piliers coniques UMUA :

Contrairement à ce que vous pouvez voir dans le catalogue, le marché français ne propose que la référence suivante (qui est du reste un scanbody intraoral et de laboratoire, à l’inverse de ce qui est suggéré par le titre de cette image dans le catalogue :

Le laboratoire pourra  utiliser ce même scanbody en cas de numérisation de son modèle.

 

– transferts pour empreinte physique de piliers coniques (gamme TAC) déjà en place en bouche

Il existe toujours des transferts pour une empreinte physique (avec pâte) que nous recommandons en technique Pick-up (à ciel ouvert avec un PEI) de réf: ACTDT (qui ne sont plus visibles dans les nouveaux catalogues mais que vous pouvez trouver dans les anciens catalogues) :

Transfert pick-up : ACTDT

 

– transferts pour empreinte physique de piliers coniques (gamme UMUA) déjà en place en bouche

Pour une empreinte physique des piliers UMUA s’ils sont déjà en place sur les implants en bouche, nous recommandons les transferts directs (technique Pick-up) réf : UMUA-OTIC :

Transfert UMUA-Otic et sa vis de fixation

 

Voir bas de la page 6 du catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » en précisant qu’il y a une erreur sur le libellé de l’analogue : il s’agit d’un analogue de pilier UMUA et non d’un analogue d’implant !

Vous pouvez aussi cliquer sur le lien suivant « les nouveaux piliers coniques UMUA »

– analogues

  . Analogues des implants pour traitement d’une empreinte « physique » (= avec pâte)

 

Ces analogues (en titane) sont ceux que vous utilisez depuis des années pour équiper les transferts de vos empreintes avec pâte et permettre à votre labo de couler un modèle en plâtre (et non pas un modèle en résine dans lequel ces analogues n’auraient pas une fixité fiable -risque de rotation-).

 

. Analogues des implants pour traitement d’une empreinte « numérique » (= avec caméra)

Le libellé du catalogue pour ces analogues est assez trompeur : « analogue numérique » (sans doute une traduction maladroite du catalogue américain). En effet ces analogues ne sont pas numériques -puisqu’il sont en titane !- mais destinés au traitement d’une empreinte numérique !

Ces analogues correspondent aux implants Eztetic, TSV et TSX.

 

Analogues pour traitement d’une empreinte numérique

 

Cette nouvelle génération d’analogues est dédiée exclusivement aux modèles en résine (que l’empreinte ait été optique ou physique, ce sera le choix du laboratoire s’il veut exploiter cette empreinte avec un modèle imprimé en résine). Si votre laboratoire coule un modèle en plâtre il ne pourra utiliser que les analogues décrits au premier paragraphe.

Ces analogues sont parfaitement fixés dans le modèle de labo du fait de la présence de gorges dans leurs fûts (pas de risque de légère rotation dans un modèle en résine comme avec la génération des IA) et grâce un clavetage de cet analogue dans son embase par une vis de labo spécifique (réf : ZFX15Z-FS).

 

. Analogues de piliers coniques pour restaurations transvissées :

Nous aurons deux générations d’analogues qui vont se côtoyer pendant une certaine période :

  • les analogues des « futurs anciens » piliers coniques droits et angulés TAC
  • les analogues des nouveaux piliers coniques UMUA (voir plus loin)

 

. analogues de piliers coniques de la génération TAC (droits) ou AT (coudés) pour traitement d’une empreinte physique : réf ACTR

analogue ACTR

 

. analogues de piliers coniques de la génération TAC (droits) ou AT (coudés) pour traitement d’une empreinte optique : réf ZfX15Z-ZB-TA-45

analogue ZfX15Z-ZB-TA-45

 

. analogues de piliers coniques UMUA pour traitement d’une empreinte physique : réf UMUA-A ou d’une empreinte optique : réf  UMUA-DA

Attention  ! dans les catalogues « piliers universels multi-unit » et « Systèmes d’implants TSX®, Trabecular Metal®, TSV® et Eztetic® » (tout en bas de la page 6 pour ce dernier) cet analogue est faussement libellé « Analogue d’implant » ce qui est aussi une erreur de traduction …

 

 

 

IV2 / Faux-moignons et piliers

 

– faux-moignon titane

Réf HLA avec vis courte réf MHLAS

 

– faux-moignon précieux

Réf HLAG (avec vis courte MHLAS)

 

– piliers Hex-Lock Contour courts

réf SA

– piliers coniques

Nous avons actuellement deux types de piliers coniques disponibles :

– les piliers « historiques » traditionnels

Connus depuis 20 ans, ces piliers ont un plateau prothétique de 4,5mm de diamètre.

La fabrication de ces piliers va être prochainement arrêtée (mais des réassorts seront disponibles pendant encore quelques années – nous contacter en cas de besoin-) ; ils seront remplacés par les piliers UMUA

. Ces piliers sont droits (ref TAC1, 2, 3, 4 ou 5) :

 

. angulés à 15 ° (réf : 15AT312, 323, 334 ou 15AT 412, 423, 434 selon le diamètre de l’implant et la hauteur de traversée de gencive) :

. angulés à 30 ° (réf : 30AT324, 335, 346 ou 30AT 424, 435, 446 selon le diamètre de l’implant et la hauteur de traversée de gencive) :

 

– les nouveaux piliers coniques UMUA

Nouveaux piliers UMUA

 

Références des nouveaux piliers UMUA

 

Les piliers coniques sont consultables dans le catalogue « TSV » pour les anciens piliers TAC (page 15) et dans le nouveau catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » pour les piliers UMUA (en bas de la page 6).

Pour le moment nous sommes en attente de piliers pour les implants de col d’un diamètre de 2,9mm (sortie prévue au cours de l’année 2025 ?)

Ces piliers UMUA seront par ailleurs bientôt déclinés aussi dans une version anatomique (en attente de plus d’informations).

Voir aussi la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA »

 

IV3 / Vis

–  vis de fixation des faux-moignons

vis courte pour tous les piliers :

Vis courte réf MHLAS pour tout pilier

 

sauf : vis Hexalobulaire pour les piliers Gentek profilés :

vis hexalobulaire pour pilier Gentek profilé

  • Réf : ZFX09-ZB-EZ-HLRS pour les piliers Gentek profilés sur implants étroits (Eztetic ou TSX2,9)
  • Réf : ZFX09-ZB-TSV-HLRS pour tout autre pilier Gentek profilé)

 

–  vis de trans-fixation sur piliers coniques

. vis pour transvisser le bridge sur les piliers coniques traditionnels (réf SCTS) :

 

. vis pour transvisser le bridge sur les piliers coniques traditionnels (réf UMUA-S) :

IV4 / Tournevis

– tournevis HX1,25 ou HXL1,25

Ce tournevis « universel » est utilisable pour tous les dispositifs du système ZimVie sauf pour la vis hexalobulaire qui fixe les piliers Gentek profilés

Le profil carré supérieur permet l’utilisation d’une clef de serrage pour contrôler le couple de vissage des pièces (20 ou 30 Newton/cm par exemple)

 

–  tournevis hexalobulaire

Ce tournevis est dédié exclusivement aux piliers Gentek profilés :

tournevis hexalobulaire pour vissage en biais

Ce tournevis existe pour le moment uniquement pour contre-angle mais peut s’utiliser à la main avec l’adaptateur :

réf : C9980

Cet adaptateur permet aussi d’utiliser une clef dynamométrique :

 

–  clefs dynamométriques

la clef dynamométrique TWR nécessite un entretien régulier ! consulter la page 11 du « Guide des Trucs et astuces 2023 » de Zimvie

 

–  tournevis rétentif GemLock

HXGR 1,25 (ou en version longue : HXGR 1,25)

 

–  tournevis pour contre-angle

Réf : HX1,25D ou HXL1,25D (version longue)

 

–  tournevis « tourne à gauche »

pour retrait d’une vis dont l’hexagone interne a été maté

Réf : SRT

 

–  tournevis et vis d’extraction

pour implants étroits (eztetic ou TSX2,9) :

Réf : CLRT2

pour autres implants :

Réf : TLRT2

 

V/ A propos des piliers “compatibles”

 

Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers qui sont faussement appelés “compatibles” et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des contraintes de précision et de tolérance peuvent générer :

  • des problèmes mécaniques au niveau prothétique avec risque de dévissages ou même de fractures des composants prothétiques
  • des problèmes biologiques au niveau d’un implant pouvant aller jusqu’à l’obligation de déposer cet implant

La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place de ce type de pilier fait perdre la garantie du travail prothétique par son centre d’usinage ZfX de même que la garantie sur l’implant.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud (‭06 31 78 66 07‬) représentante ZimVie (que nous remercions très sincèrement pour sa contribution ainsi que Gregory Lemaire, directeur ZimVie)

 

 

 

 




Restauration complète transvissée : Concepts et pas à pas

Le bridge complet transvissé mis au point par l’équipe du professeur Branemark dans les années 70 est l’option de traitement implantaire la plus ancienne dans le domaine des implants dentaires.

Cette fiche pratique vous donnera toutes les clefs du succès !

Fiche pratique réactualisée en septembre 2025

 

Astuces :

– étant donné la longueur très importante de cette fiche pratique, nous avons placé un sommaire « dynamique » : en cliquant sur une ligne de ce sommaire vous serez envoyé directement au paragraphe correspondant (pour revenir au début : cliquez sur la flèche en bas à droite de votre écran ; la remontée est hélas très lente : vous aurez le temps de déguster votre café !)

– si vous cliquez sur un lien dans le texte (en général en bleu), une page s’ouvrira séparément dans une nouvelle fenêtre, ce qui vous permettra d’avoir une vision plus synthétique et une exploitation plus efficace de toutes les informations

– si vous souhaitez imprimer cette fiche pratique, il vous suffit de cliquer sur l’icône d’imprimante en haut à droite

 

Glossaire :

– un bridge complet transvissé est aussi appelé bridge « à la Suédoise », bridge sur pilotis, All on four ou All on six

– faux-moignon = pilier prothétique (en général transvissé sous une couronne scellée)

– pilier conique = pilier prothétique pour prothèse transvissée (MUA dans d’autres systèmes = Multi Unit Abutment)

– pilier Ti-base = pilier en titane (corps et embase) de la nouvelle génération Gentek

– CFAO : Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur

 

 

I/ Concepts

 

I1/ Caractéristiques

Un bridge transvissé est constitué d’une armature métallique enrobée de résine qui soutient des dents en général préfabriquées en résine chargée (dents du commerce). Cette construction permet le passage de vis qui assurent la tenue du bridge sur des piliers coniques en bouche tout en facilitant un éventuel démontage :

Fig 1 : bridge transvissé

 

I2/ Avantages Inconvénients

La restauration d’une arcade complètement édentée par un bridge transvissé offre un certain nombre d’avantages :

  • restauration démontable par le praticien
  • rendu esthétique très satisfaisant grâce à la fausse gencive en résine et à l’animation naturelle du montage facilitée par l’utilisation des dents du commerce
  • coût inférieur à un bridge en céramique scellé sur faux-moignons
  • réparations possibles en bouche
  • étapes de réalisation simples, tant au fauteuil qu’au laboratoire

Cette option de traitement présente néanmoins quelques inconvénients :

  • la nécessité de garder un accès au passage des brossettes de nettoyage peut générer une difficulté à contrôler la salive et l’air lors de l’élocution
  • une fermeture trop hermétique de ces espaces peut entraîner de réelles difficultés à passer les brossettes avec un risque d’inflammation gingivlae à terme
  • dans un contexte de bruxisme, les dents d’un bridge supérieur qui sont souvent en porte à faux par rapport aux dents de l’arcade inférieure peuvent subir des stress mécaniques importants avec casse de résine (souvent une cuspide vestibulaire) ou perte globale de la dent (voir pdf en bas de page)
  • ces problèmes mécaniques peuvent être répétitifs au point qu’un bruxisme important représente une contre-indication à cette option de traitement (cf pdf bas de page) et qu’une autre option doit être choisie comme une prothèse amovible sur barre fraisée

 

I3/ Lectures conseillées

Nous vous conseillons pour commencer la publication originelle de Adell et col qui évoque les travaux de l’équipe du Professeur Branemark depuis 1966 : A long-term follow-up study of osseointegrated implants in the treatment of edentulous jaws

En sachant qu’il existe des centaines de publications et cas cliniques qui ont été éditées depuis presque 60 ans.

Vous pouvez aussi prendre connaissance d’une conférence sur le sujet des options de traitement à notre disposition pour la restauration d’un édenté complet.

 

I4/ Principe de la construction

Classiquement, le principe est de guider la reconstruction implanto-prothétique à partir des données cliniques fournies par une prothèse amovible initiale ou un montage directeur (qui est souvent envisagé actuellement par CFAO).

Si votre patient est porteur d’une prothèse amovible satisfaisante sur le plan de l’esthétique, de la relation inter-maxillaire, de l’équilibre occlusal vous pourrez utiliser cette prothèse pour transmettre au laboratoire les informations nécessaires à la réalisation du bridge par l’intermédiaire d’un duplicata de cette prothèse et de clefs ou par voie numérique

Fig 2 : exemple de duplicata d’une PAC pour transmission des données au laboratoire

 

Si ce n’est pas le cas, un montage directeur devra être envisagé dans un premier temps. Les étapes pour obtenir ce montage correspondent à celles de la réalisation d’une prothèse amovible traditionnelle, sans toutefois aller jusqu’à la polymérisation. Après validation du montage dentaire en bouche, la maquette pourra être dupliquée au laboratoire.

La réalisation prothétique finale ne sera satisfaisante que si les implants ont été positionnés correctement. Il est donc primordial pour le chirurgien d’avoir les informations nécessaires pour un placement adéquat de ces implants, en général grâce à un guide chirurgical obtenu en dupliquant la prothèse amovible initiale ou le montage directeur que vous aurez élaboré

 

 

C’est l’objectif prothétique qui guide la procédure chirurgicale et non l’inverse !

Si les implants n’ont pas été placés en fonction d’une planification prothétique initiale cohérente, vous risquez de vous trouver dans une impasse pour obtenir un travail satisfaisant : N’acceptez pas d’un chirurgien un cas qui a été implanté sans concertation préalable avec vous ni une planification prothétique initiale bien structurée avant la chirurgie

 

 

II/ Elaboration : Pas à pas

 

L’intégration des implants ayant été validée par l’équipe chirurgicale, vous allez à présent débuter votre reconstruction prothétique.

Celle-ci va commencer par les empreintes qui aboutiront à la confection du maître-modèle sur lequel le bridge sera réalisé.

 

II1/ Empreinte pour élaboration du maître-modèle

 

Le maître modèle est élaboré à partir d’une empreinte classique (directe ou indirecte) avec des pièces spécifiques, appelées transferts qui positionnées sur les implants ou des piliers coniques déjà en place (il peut aussi être conçu de façon numérique pour une technique CFAO (voir paragraphe suivant pour cette technique).

Précision importante : Nous considérons dans ce chapitre que l’empreinte se fera à partir des implants « nus » afin d’élaborer un maître modèle équipé d’analogues de ces implants. Les piliers intermédiaires qui serviront à visser le bridge ou la barre seront choisis dans un deuxième temps (après essai prothétique et validation du couloir prothétique) et installés sur le modèle pour la réalisation finale. Il sera alors nécessaire de mettre ces piliers en place en bouche à chaque manipulation à partir du moment où ils auront été choisis.

Sur le plan biologique le fait de visser ou dévisser fréquemment des pièces sur ces implants n’a pas d’incidence sur la stabilité osseuse péri-implantaire si les implants sont juxta ou légèrement supra-osseux ce qui est en général notre choix.

Pour notre part, nous privilégions donc la confection d’un maître modèle avec les analogues des implants « nus »

 

Quatre types d’empreintes sont possibles pour l’empreinte des implants « nus » (= sans piliers coniques à ce stade) :

  • L’empreinte physique (= avec pâte) directe (= pick-up) : le porte-empreinte garni de sa pâte est retiré avec les transferts dont les vis de fixation ont été préalablement desserrées avant le retrait du porte-empreinte
  • L’empreinte physique indirecte (= pop-in) : le porte-empreinte garni de sa pâte est retiré sans les transferts qui sont dévissés dans un deuxième temps et repositionnés dans l’empreinte après avoir été équipés de leurs analogues d’implants
  • L’empreinte physique (= avec pâte) avec des piliers Encode
  • L’empreinte optique (= avec caméra) avec scanbodies ou piliers Encode

 

Cas de piliers coniques déjà en place :

Il faut savoir que dans les techniques actuellement développées pour les mises en charge immédiates, des bridges provisoires sont transvissés dès la fin de la chirurgie sur des piliers coniques qui ont été mis en place par l’équipe chirurgicale.

Dans ce cas, ces piliers coniques ne sont généralement pas dévissés pour l’empreinte et vous devrez utiliser des transferts spécifiques pour faire l’empreinte de ces piliers (voir références en fin de fiche)

Les piliers Encode ne pourront pas être utilisés dans cette situation.

 

II1 1/ Technique « classique » : l’empreinte physique avec pâte

 

II1 1 a/ L’empreinte physique directe

= « pick-up » ou « à ciel ouvert » avec porte empreinte ouvert

C’est la technique « phare » qui fait l’unanimité depuis des années pour une empreinte d’arcade complète.

Cette empreinte n’est pas évidente pour les « novices » et nous vous recommandons de lire attentivement ce paragraphe car à partir d’une bonne empreinte les étapes suivantes vont s’enchaîner de façon très fluide !

Pour bien réussir votre empreinte directe, nous vous recommandons de la réaliser avec un porte-empreinte individuel à fenêtres réalisé au laboratoire à partir d’une première empreinte

 

Pour faire réaliser le PEI au laboratoire on a pour habitude de faire une première empreinte des piliers de cicatrisation en place. Mais le modèle primaire qui en découle ne permet pas au prothésiste d’avoir une information précise des axes implantaires ni du positionnement vertical qu’il doit prévoir pour placer  les fenêtre d’émergence des vis des transferts : en effet l’empreinte des piliers de cicatrisation -lesquels sont à ras de la gencive- ne donne pas d’informations à ce sujet.

 

Le « truc » du spécialiste pour la fabrication du PEI :

La première empreinte doit permettre au laboratoire de pouvoir obtenir un premier modèle déjà équipé avec des analogues : il pourra ainsi placer les transferts directs sur les analogues de ce premier modèle afin de préparer le PEI à fenêtres de façon extrêmement précise. Vous n’aurez ainsi aucun réglage à faire au fauteuil lors de votre séance d’empreinte secondaire et les ouvertures pour la sortie des vis ne seront pas trop importantes. Le matériau à empreinte sera ainsi bien contenu dans le PEI et l’empreinte n’en sera que plus précise.

Cette première empreinte pourra être faite de façon simple, économique et pourtant efficace avec des porte-implants servant de transferts (fournis par le chirurgien) et un simple porte-empreinte fermé du commerce (type Rimlock) et un alginate ! Ces transferts pourront même être équipés par des analogues de récupération (fig 6).

On nous rétorque parfois que cette première empreinte avec un alginate n’est pas précise. Elle n’est certes pas d’une grande précision mais elle permet au prothésiste de fabriquer un PEI à fenêtres qu’il va régler sur les transferts directs que vous lui aurez fournis, ce qui vous permettra de placer ces transferts et le PEI en bouche sans réglage particulier tout en étant assuré que les transferts seront bien pris dans le volume du PEI (point important pour la précision de l’empreinte). Cette première empreinte à l’alginate n’est donc en effet pas très précise mais :

  • elle l’est beaucoup plus qu’une simple empreinte des piliers de cicatrisation en bouche
  • l’imprécision sera corrigée par l’empreinte secondaire

 

Fig 6 Premier modèle de travail. En haut : empreinte alginate de transferts directs. En bas : réalisation d’un premier modèle avec positionnement des transferts directs et PEI à fenêtres pour une empreinte secondaire précise

 

Cette empreinte secondaire se fait en double mélange avec préférentiellement une pâte à empreinte souple type polyether. Nous privilégions l’Impregum (3M Espé) qui est un produit monophase très performant (idéalement préparé avec l’appareil automatique « Pentamix »).

Fig 7 : enduction de l’impregum dans un PE du commerce stabilisé avec un appui palatin (pâte de Kerr)

 

La pâte est mise en place avec la seringue autour des transferts puis immédiatement après le porte-empreinte enduit par l’assistante vient coiffer les transferts.

 

Fig 8 : exemple d’empreinte Pick-up

 

 

Cette empreinte nécessite souvent 4 mains voire 6 (sur la photo en haut à gauche de la figure 8 : les écarteurs sont maintenus par le patient).

Il est important de dégager rapidement la pâte au niveau des fenêtres pour accéder aux vis qui seront dévissées et sorties complètement après prise de l’empreinte (on peut éventuellement placer une boule de cire sur l’extrémité des vis afin de les dégager plus facilement).

Pour augmenter la fixité des transferts dans l’empreinte directe, vous pouvez envisager de les solidariser avec une résine type Duralay ou Patern (GC). Mais attention ! si la portée de cette résine est trop importante il est possible que sa polymérisation induise une tension qui se relâchera au retrait des transferts avec un risque de légère déformation : il peut être plus prudent de faire une petite section au niveau de cette portée importante pour remettre une petite goutte de résine dont la polymérisation ne génèrera pas de tension :

 

Nos recommandations :

1/ Il est déconseillé d’utiliser un silicone classique pour ce type d’empreinte car vous aurez du mal à plaquer correctement le porte-empreinte en bouche du fait de la densité du produit et vous risquez d’avoir une empreinte imprécise, voire fausse : l’Impregum (3M Espé) est recommandé !

2/ Avant l’empreinte, il est conseillé de s’entraîner à mettre le porte-empreinte en bouche « à vide » sur les transferts autant de fois que nécessaire pour que le geste soit fluide et efficace. Il faut savoir en effet qu’au moment où le porte empreinte est rempli de pâte, sa mise en place sur les transferts, eux même enduits, devient plus difficile et aléatoire et un moment d’énervement arrive souvent si le porte empreinte vient buter sur une vis sans qu’on comprenne pourquoi : le fait de retirer puis remettre, de chercher transversalement l’axe d’insertion du porte empreinte va contribuer à rendre cette empreinte de mauvaise qualité, d’où l’intérêt de parfaitement maîtriser le geste avant le moment déterminant :

 

3/ vous pouvez placer un plot de cire sur l’extrémité des vis afin de pouvoir les dégager facilement de la pâte à empreinte avant le retrait du porte-empreinte :

Fig 11a : cire orthodontique sur l’extrémité des vis

 

Fig 11b : accès facilité pour le dévissage

 

Pour cette empreinte pick-up les pièces nécessaires sont :

– des transferts spécifiques à choisir en fonction du diamètre de l’implant ref : DHT (3/4, 4/4, 4/5 etc. en fonction du code couleur des implants) ; précisons qu’il existe aussi des transferts directs spécifiques aux piliers coniques

– un tournevis « universel » (HX ou HXL 1,25) activable soit manuellement soit avec une clef dynamométrique (sans intérêt dans cette étape) ou un tournevis manuel à grip (Gemlock réf : HXGR 1,25)

 

Fig 12 : pièces utilisées classiquement pour l’empreinte pick-up

 

Les références sont redonnées en fin de cette fiche.

 

II1 1 b/ L’empreinte physique indirecte

= « pop-in » avec porte empreinte fermé

Cette alternative à l’empreinte directe précédemment décrite est plus simple et facile que l’empreinte directe et permet l’utilisation de porte-empreintes du commerce type Rimlock, ASA ou Jouvin sans passer par un PEI à fenêtres (le maître modèle est donc réalisé en une seule empreinte).

Fig 13 : PE du commerce pour empreinte indirecte pop-in (à gauche, stabilisé par une boule de pâte de Kerr)

 

Elle n’est toutefois que rarement employée car elle ne peut être mise en oeuvre que si les implants sont relativement parallèles ce qui est rarement le cas, en particulier au maxillaire.

En effet dans ce cas, l’empreinte pour être retirée de la bouche doit être désinserrée des transferts qui restent en bouche avant d’être dévissés et remis en place dans la pâte à empreinte. Si ces transferts sont divergents, la pâte à empreinte risque d’être déformée ou déchirée par le retrait du matériau et l’empreinte sera de ce fait faussée.

Le travail à 4 voire 6 (!) mains est aussi nécessaire et le type de matériau à empreinte est le même que dans la technique directe : nous privilégions l’Impregum

Fig 14 : empreinte pop-in possible uniquement pour des implants parallèles

 

Cette empreinte est considérée comme moins précise que la première mais est néanmoins choisie par certains d’entre vous dans la mesure où elle est mise en oeuvre avec un geste efficace et selon une technique bien maitrisée :

Fig 15 : aperçu de la précision de l’empreinte pop-in

 

Une fois l’empreinte retirée, des analogues sont vissés aux transferts qui sont placés ainsi très facilement dans leurs logements. Il est conseillé au praticien de repositionner lui-même les transferts dans l’empreinte au fauteuil plutôt que de laisser cette manipulation au prothésiste. Si le positionnement ne se fait pas de façon précise, il pourra ainsi prendre l’initiative de reprendre l’empreinte tant que le patient est encore au fauteuil :

 

Fig 17 : empreinte équipée des transferts et analogues

 

Pour cette empreinte, les pièces nécessaires sont :

– des transferts spécifiques à choisir en fonction du diamètre de l’implant ref : HLT (3/4, 4/4, 4/5 etc. selon le rapport fourni par le chirurgien) ; précisons qu’il existe aussi des transferts indirects spécifiques aux piliers de connexion TAC (ref ACTIT)

– les porte-implants ont la spécificité dans la firme Zimmer de pouvoir servir de transferts (ils peuvent vous être fournis en quantité illimité et à titre gracieux par votre chirurgien !)

– un tournevis « universel » (HX ou HXL 1,25) activable soit manuellement soit avec une clef dynamométrique (sans intérêt dans cette étape) ou un tournevis manuel à grip (Gemlock)

 

Fig 18 : pièces nécessaires pour l’empreinte pop-in

Les références sont redonnées à la fin de cette fiche

 

II1 1 c/ L’empreinte physique indirecte avec piliers Encode

Cette possibilité est évoquée ici dans le chapitre des empreintes « physiques » car ces piliers Encode dont la destination est plutôt à visée « empreinte optique »- voir paragraphes suivants- peuvent néanmoins être enregistrés avec une pâte type Impregum pour ceux qui ne possèdent pas de caméra.

L’arrivée récente des piliers de cicatrisation Encode qui ont une deuxième fonction essentielle de piliers d’empreinte a révolutionné les pratiques depuis peu de temps. L’encodage fraisé sur son plateau supérieur permet au laboratoire de l’identifier très précisément (et de donner les informations sur l’implant sous-jacent) à partir d’une empreinte “physique” classique ou d’une empreinte numérique.

Fig 19 : pilier Encode

Les piliers Encode ont été mis en place par le chirurgien et vous pouvez -si vous ne possédez pas de caméra- en faire un enregistrement avec pâte à empreinte sans manipulation spécifique : l’empreinte est d’une facilité exceptionnelle (privilégier l’Impregum).

Nous tenons toutefois à préciser que les piliers Encode ne font pas l’unanimité du fait du manque de précision sur une arcade complète …

Nous recommandons de consulter les fiches pratiques :

 

II1 1 d/ Coulée du maître modèle

Le maître modèle peut alors être coulé au laboratoire :

 

Fig 20 : Maître modèle équipé de piliers de cicatrisation

 

Avant d’entamer les travaux prothétiques, il faudra valider la fiabilité de ce modèle par une clef en plâtre.

En effet, malgré toutes les précautions que vous avez prises, la précision de l’empreinte qui a conduit à l’élaboration de ce maître modèle ne peut être garantie systématiquement et doit faire l’objet de cette vérification ; voir plus loin au  paragraphe « vérification de la précision de l’empreinte »

 

II1 1 e/ L’empreinte de l’arcade antagoniste

Cette empreinte peutêtre réalisée lors de l’empreinte primaire de l’arcade implantée ou lors de l’empreinte secondaire.

La précision de cette empreinte est déterminante pour le réglage de l’occlusion de la future construction implantaire

Nous conseillons un porte empreinte fermé type Rimlock ou ASA (proscrire les porte empreinte perforés) avec de l’alginate et d’enduire préalablement l’alginate au doigt sur les faces occlusales.

 

Fig 21 : empreinte alginate de l’arcade antagoniste

 

 

II1 2/ L’empreinte « optique » avec caméra (pour CFAO)

Cette technique numérique ne fait pas l’unanimité actuellement quand il s’agit d’une restauration complète et un certain nombre de laboratoires préfèrent une empreinte classique avec Impregum !

Vous retrouverez une synthèse intéressante pour la prise de décision sur la technique d’empreinte à privilégier selon la position de l’implant dans la fiche pratique : Arbres décisionnels pour l’empreinte de plusieurs implants

Cette empreinte est faite avec des transferts de dernière génération :

  • Scanbodies (fig 21 a et b) : recommandés
  • Piliers Encode (fig 23) : déconseillés

 

II1 2 a/ Empreinte optique avec scanbodies

Fig 21a : scanbody

L’utilisation des scanbodies est privilégiée par certains d’entre vous et par les prothésistes pour une empreinte plurale, la considérant plus précise qu’avec des piliers Encode (en tout cas les Encodes de la première génération)

Fig 21b : exemple d’empreinte optique des scanbodies (ancienne génération) en place

 

Ces scanbodies évoluent et ont été modifiés en 2024 avec un profil plus fin pour une mise en place plus facile sur des implants de diamètres étroits ou des implants rapprochés (voir page 15 du catalogue Gentek 2024)

 

! Attention avec les anciens piliers scanbodies : ne pas confondre lors de votre commande avec les scanbodies de laboratoire (qui ne sont pas les mêmes) ! Cette problématique a été réglée en 2025 avec des scanbodies identiques.

Il existe aussi des scanbodies pour réaliser une empreinte optique sur des piliers coniques déjà en place, si vous avez choisi de faire votre construction à partir des piliers coniques en place sur les implants (sans avoir besoin de les démonter)

 

Fig 22 : Scanbody pour pilier conique

 

II1 2 b/ Empreinte optique avec piliers Encode

La nouvelle génération de piliers Encode (réf CEEHA) qui remplace la précédente (réf CEHA) permet plus de précision pour l’empreinte car l’encodage du plateau supérieur est plus important, permettant ainsi une exploitation plus précise des données pour le laboratoire. Cette empreinte avec ces nouveaux piliers Encode est commentée par le fabricant comme étant fiable pour des restaurations sectorielles et complètes. Mais nous tenons à préciser que dans notre pratique, nos laboratoires de prothèse continuent à nous demander de prendre une empreinte avec des piliers Scan-bodies plutôt que des piliers Encode, même ceux de la dernière génération et même pour certains de prendre une empreinte classique directe avec Impregum !

Ces piliers Encode se manipulent en cas de besoin avec votre tournevis universel classique  (hexagonal 1,25 réf HX&,25 ou HXGR1,25)

Fig 23 : piliers encode nouvelle génération

 

Ces nouveaux piliers Encode existent en plusieurs références : TEEHA 3, 4 ou 5 (selon le diamètre du col de l’implant) pour tous les implants TSV ou TSX (sauf les rares implants “étroits”: TSX et Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm réf : CEEHA). Nous précisions à nouveau que ces références avec deux E correspondent à la nouvelle génération de piliers Encodes qui remplace la première.

L’encodage fraisé sur le plateau supérieur de ce pilier Encode permet au laboratoire de l’identifier très précisément en ayant toutes les informations sur l’implant sous-jacent (fig 1a). Il est néanmoins plus prudent de donner en plus au laboratoire les références du pilier Encode ainsi que les références des implants (toutes ces informations vous ont été transmises par l’équipe chirurgicale lors du rapport de chirurgie).

Les références sont redonnées en fin de cette fiche.

 

II1 3/ Vérification de la précision de l’empreinte par une clef en plâtre

Cette étape est très importante en restauration complète avant de passer à la réalisation de l’armature.

L’exactitude du modèle doit être vérifiée en réalisant une clef en plâtre (assez fragile comme le plâtre Snow White) à partir de pièces insérées sur les analogues d’implants (comme par exemple des transferts ou des porte-implants dont les hexagones ont été sectionnés pour permettre une désinsertion aisée).

La clef doit être mise en place sur les implants en bouche et les vis serrées d’abord légèrement à la main puis fortement : la clef peut se fissurer ou même casser ce qui signe une inexactitude de votre empreinte secondaire. Il est important de préciser que vous ne devez pas avoir peur de serrer fortement les vis car c’est à cette étape que vous devez vérifier l’exactitude de votre empreinte secondaire !

Dans une grande majorité des cas, une empreinte bien maîtrisée conduit à une précision suffisante et donc la clef en plâtre ne fracture pas

 

Fig 25 : Contrôle de la clef sur les implants en bouche après serrage des vis : dans ce cas -ci la clef ne fissure pas

 

Une fissure ou une fracture de cette clef en plâtre signe une inexactitude du modèle au niveau d’un des transferts (correspondant à la fracture) et donc un défaut de l’empreinte. Dans ce cas, deux alternatives sont possibles :

  • l’empreinte secondaire est reprise
  • si une fissure minime apparaît, l’endroit à problème est signalé au laboratoire qui désolidarisera le futur coping sur ce site (voir plus loin : armature traditionnelle fig 32 c)

 

II2/ La relation inter-maxillaire (RIM)

 

II2 1/ Prise de la RIM traditionnelle

Deux cas de figures peuvent se présenter :

1/ Il n’existe pas d’élément de référence -comme une prothèse existante- pouvant aider le prothésiste à préparer une maquette de RIM personnalisée : il va donc préparer une maquette de RIM conventionnelle comme un bourrelet en Stens.

2/ Une prothèse existante (qui a pu être à l’origine d’un guide chirurgical pour placer de façon cohérente les implants- cf chapitre d’introduction : « Principe de la construction »-) peut être dupliquée pour servir de maquette de RIM

Cette option est très intéressante car elle permet d’enregistrer une RIM fonctionnelle, le patient étant en effet à l’aise dans ses sensations avec cette maquette puisqu’elle est la réplique de sa prothèse : il va se mettre en relation d’intercuspidation très naturellement et sans grand risque d’erreur de positionnement.

 

Fig 26 : prothèse initiale satisfaisante pour la DV, le montage et la RIM

 

Fig 27 : la prothèse est dupliquée pour une maquette de RIM

 

L’utilisation de ce duplicata permet de transférer des informations de premier ordre pour le laboratoire : relation inter-maxillaire, dimension verticale, montage des dents, ligne du sourire et son travail pour le montahe des dents prothétiques sera grandement facilité avec peu de risques d’erreurs.

 

Comment transférer cet enregistrement de la bouche vers l’articulateur ? le truc des spécialistes :

Des piliers de cicatrisation sont placés en tripode pour soutenir le duplicata qui est calé avec du silicone pour être transféré sur le maître modèle sur lequel ont été positionnés des piliers identiques. La mise en articulateur se fait ainsi de façon précise et sécurisée :

 

Fig 28 : Piliers de cicatrisation en tripode pour soutien de la maquette de RIM et transfert sur le maître modèle pour mise en articulateur

 

II2 2/  Prise de la RIM par enregistrement numérique

C’est une nouvelle alternative qui est proposée depuis peu et qui semble séduisante mais qui demande plus d’expérience et qui comporte plus de pièges qu’il n’y parait …

Le principe est d’enregistrer au moyen d’un arc facial « numérique » la dynamique des différents mouvements de la mâchoire. Le problème peut résider dans le fait que si le patient ne porte pas une prothèse qui lui permette un certain guidage pour cet enregistrement il risque de faire en quelque sorte des mouvements « dans le vide » qui ne sont pas le reflet de la réalité fonctionnelle avec les entrées et sortie de cycles. Par ailleurs les maquettes d’enregistrement mises en bouche peuvent être ressenties comme des « corps étrangers » qui pourront peut-être empêcher le patient de développer ces mouvements fonctionnels.

Voici un exemple d’enregistrement par un arc facial numérique (il faut préciser que dans ce cas « très théorique » la patiente est totalement dentée ! )

 

Donc, en plus du fait que ces arcs faciaux numériques ont un coût très élevé, il faut rester prudent quant aux enregistrements obtenus et à leur concrétisation sur un articulateur qui à notre connaissance n’est pas encore corrélé numériquement aux données de l’enregistremnt par cet arc facial numérique : des essais minutieux lors de l’étape du montage dentaire ultérieur seront donc malgré tout nécessaires pour vérifier la fonctionnalité des entrées et sorties de cycles de mastication.

 

II3/ Le montage directeur

Ce montage va permettre de valider la position des dents prothétiques et de déterminer ainsi le couloir prothétique pour la réalisation de l’armature

 

II3 1/ Montage directeur en technique traditionnelle

Grâce aux informations transférées par le duplicata et par le biais de clefs en silicone, votre laboratoire peut vous livrer un montage avec des dents du commerce dès la séance suivant celle de la RIM. Ce montage peut se faire à ce stade comme pour une prothèse amovible traditionnelle : un montage de dents du commerce sur une base en cire ou plutôt sur une base dure (plus stable en bouche) :

 

Fig 29 a : transfert des données de la maquette de RIM et élaboration du montage dentaire

 

Le montage pourra éventuellement être stabilisé par les piliers de cicatrisation pour plus d’efficacité en bouche

Fig 29 b : stabilisation de la maquette de montage sur des piliers de cicatrisation permettant plus de stabilité et un travail d’ajustage plus efficace

 

A ce stade votre travail est donc identique à l’élaboration d’une prothèse amovible ; vous avez simplement à gérer un montage de dents du commerce : milieu, ligne du sourire, DV, animation etc.

Le fait de travailler avec des dents du commerce et pouvoir animer ce montage selon votre initiative au fauteuil vous donne beaucoup de facilités pour obtenir un résultat esthétique apprécié et validé par vos patients

 

Ce montage prothétique est un véritable montage directeur quelle que soit l’option choisie par la suite : que ce soit un bridge transvissé ou amovible sur barre ou même un bridge céramique scellé sur faux-moignons

Ce montage directeur va permettre de valider l’option prothétique choisie initialement : en fonction du degré de masse tissulaire à reconstruire et selon la gestion des axes l’une ou l’autre option sera plus appropriée

Fig 29 c : validation du montage et confirmation de l’option finale

 

II3 1 / Premiers réglages d’occlusion

L’occlusion est un facteur très important pour la conception d’une restauration implantaire fixe car la rigidité de ces constructions implanto-portées entraîne un risque de fractures diverses important (en premier lieu des fractures cosmétiques) en particulier dans un contexte de bruxisme.

Pour une reconstruction complète sur implants il est plus prudent d’avoir une occlusion balancée (comme en prothèse amovible traditionnelle) afin de bien répartir les forces d’appuis occlusales sur plusieurs dents prothétiques : une protection uniquement canine pourrait générer des stress mécaniques trop importants à ce niveau et provoquer une fracture cosmétique de cette canine.

Nous vous invitons à consulter sur le webinar « gérer le bruxisme » et à regarder à partir de la 20ème minute le chapitre correspondant aux réglages de l’occlusion, en particulier des entrées et sorties de cycles qui sont déterminants pour obtenir une restauration équilibrée, point particulièrement important sur une construction rigide comme un bridge transvissé !

 

Se référer aussi au remarquable ouvrage sur l’occlusion de notre regretté ami Marcel Le Gall « La fonction occlusale » en vente aux éditions CdP :

Fig 29 d : un ouvrage de référence sur l’occlusion !

 

Pour les réglages dynamiques de l’occlusion vous pouvez voir aussi les vidéos du site créé par Marcel Le Gall  : Occlusion et fonction

 

Nous conseillons aussi ce livre très didactique :

Fig 29 e : livre de Marc Bert

 

II3 3/ Montage directeur par CFAO

La CFAO est une option qui devient incontournable actuellement. Elle permet de réaliser toutes les étapes (empreinte, RIM etc) à partir des techniques optiques.

Le montage numérique conçu au laboratoire va permettre de définir le couloir prothétique qui conditionnera le design de la future armature :

Fig 30 a : le montage numérique définit le couloir prothétique pour la future armature

 

Mais ce montage directeur virtuel n’est à notre avis qu’une pâle figure d’un montage traditionnel avec des dents du commerce puisque vous ne pouvez en avoir une matérialisation pour un essai en bouche que par une impression numérique (une imprimante crée couches par couches une maquette de montage) : cette maquette pourra certes être essayée en bouche mais ne permettra aucune personnalisation ou modification en cas d’erreur de conception (DV ou montage dentaire ou occlusion à rectifier par exemple) étant donné que les dents ne peuvent pas être modifiées … Vous risquez de ce fait d’avoir un résultat esthétique final décevant (ce qui pourrait être rédhibitoire avec un patient qui attend de vous un résultat parfaitement naturel …)

 

Fig 30 b : maquette de montage traditionnelle et personnalisation efficace possible (ici à partir d’une photo apportée par la patiente)

 

Fig 30 c : maquette de montage CFAO obtenue par imprimante de première génération : aspect disgracieux et modifications impossibles !

 

 

II4/ Choix des piliers coniques et principe d’utilisation

Les piliers coniques qui seront vissés sur les implants vont permettre de transvisser l’armature sur ces piliers.

Le choix de ces piliers ne peut idéalement être garanti que quand le montage directeur -et donc le couloir prothétique- auront été validés au début de la phase d’élaboration prothétique finale.

Attention en cas de piliers déjà en place au moment de votre empreinte ! Il faut savoir que dans les techniques actuellement développées pour les mises en charge immédiates, des bridges provisoires sont transvissés dès la fin de la chirurgie sur des piliers coniques qui ont été mis en place par l’équipe chirurgicale dès la pose des implants.

Dans ce cas, ces piliers coniques ne sont généralement pas dévissés pour l’empreinte et vous devrez utiliser des transferts spécifiques pour faire l’empreinte de ces piliers.

Ces piliers ne seront à priori plus changés ultérieurement pour le bridge final : il faut donc être certain de la position et des axes implantaires dès la conception de départ de ces bridges provisoires.

L’expérience montre que cette planification – bien que très précise en théorie- peut en réalité du fait des aléas liés à la chirurgie implantaire conduire à des positionnements ou des axes des implants qui ne sont pas conformes à la planification initiale : un implant trop désaxé avec un pilier mal choisi risque de fragiliser la partie cosmétique.

Donc le fait de laisser des piliers « mal positionnés » en place pour la réalisation prothétique finale peut générer un risque de fragilisation important pour la partie cosmétique du bridge final.

Il faut donc être très attentif à ces positions ou axes des implants dès le début de la phase prothétique finale et ne pas hésiter à prendre la décision de changer l’angulation d’un pilier, même si cela complique votre travail !

 

Technique « direct-implants » (= sans piliers coniques) ou technique en deux étages (= avec piliers coniques) ?

Certaines firmes prônent la technique du « direct-implants » qui consiste à concevoir une insertion et un vissage du dispositif prothétique directement sur les implants sans piliers coniques intermédiaires.

Cela pourrait être envisageable pour des implants dont le plateau prothétique est une connexion externe courte (comme les implants originels de la firme Nobel-Biocare avec un hexagone externe court) mais impossible à réaliser pour des implants dont la connexion est un hexagone interne en général long.

En effet dans ce cas -qui représente une majorité des connexions implantaires des grandes firmes implantaires actuelles- il est impossible qu’une armature puisse rentrer parfaitement sur des implants qui ne sont pas totalement parallèles entre eux (ce qui est toujours le cas sur un maxillaire). Le manque d’ajustage au niveau de ces connexions va de ce fait générer une agrégation de plaque dentaire en bouche et une percolation bactérienne génératrice potentielle d’inflammation et de de dégradation du biotope avec risque élevé de péri-implantites.

Avec l’arrivée sur le marché des nouveaux piliers Gentek Ti-base il est possible d’utiliser des piliers « sans engagement » ce qui signifie que l’hexagone externe situé sous l’embase du pilier est supprimé et remplacé par une petite collerette d’environ 1,5 mm de hauteur qui est à peine engageante et qui permet donc cette option « direct-implants » sur une arcade complète (mais dans ce cas les vis vont subir des contraintes mécaniques importantes en cas de contexte de bruxisme).

Notre avis sur l’alternative « direct-implants » : Pour notre part, il nous semble préférable de privilégier l’utilisation de piliers coniques sur les implants, lesquels vont permettre de positionner cette connexion avec le bridge en « juxta-gingival » sur chaque site implantaire avec un ajustage parfait de l’armature et une solidité à notre avis supérieure à celle des vis des piliers Gentek Ti-base.

 

II4 a/ Piliers coniques traditionnels (bientôt anciens)

Ces piliers qui existent depuis des années se présentent en version droite ou coudée

Fig 31a : Piliers intermédiaires coniques : angulé  (AT) ou droit (TAC)

 

Ces piliers de référence TAC (droits) ou AT (coudés) seront supprimés du marché en 2025 (mais rassurez-vous, il y aura une possibilité de SAV pendant quelques années encore).

Ils seront remplacés par les piliers coniques de référence UMUA :

 

II4 b/ Nouveaux piliers coniques UMUA

Fig 31b : Nouveaux piliers UMUA

 

Voir aussi la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA »

Ces nouveaux piliers -qui vont remplacer les TAC en 2025- présentent un plateau prothétique d’un diamètre de 4,8mm (et non plus 4,5mm comme les « futurs anciens TAC »). Ce diamètre a pour intérêt d’être identique aux autres grands systèmes implantaires dans une démarche d’ergonomiser les travaux transvissés, quelque soit la marque des implants posés. Vous pourrez donc avec cette panoplie de nouveaux piliers coniques et leurs composants traiter prothétiquement un bridge transvissé réalisé sur des piliers coniques d’un autre système (piliers Multi-Unit de Nobel-Biocare par exemple).

 

Les piliers coniques sont consultables dans le catalogue « TSV » pour les anciens piliers TAC (page 15) et dans le nouveau catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » pour les piliers UMUA (en bas de la page 6).

Pour plus d’informations sur ces piliers UMUA, voir le Catalogue « Piliers universels multi-unit »

Pour le moment nous sommes en attente de piliers pour les implants de col d’un diamètre de 2,9mm (sortie prévue au cours de l’année 2026 ?)

Ces piliers UMUA seront par ailleurs bientôt déclinés aussi dans une version anatomique (en attente de plus d’informations).

 

 

II5/ : Réalisation de l’armature

Après validation de ces étapes l’armature est élaborée en respect du couloir prothétique.

II5 1/ Armature « traditionnelle »

L’armature « traditionnelle » est issue d’une technique de fonderie par coulée (méthode de la « cire perdue » comme pour une couronne coulée). Ce principe de fabrication a été la référence pendant 30 ans.

Fig 32 a : images du haut : montage dentaire et clef en silicone pour le couloir prothétique ; images du bas : armatures pour bridge transvissé ou barre fraisée

 

Fig 32 b : exemples d’armatures anciennes pour bridges transvissés en technique traditionnelle

A propos de l’image 32b : la conception des armatures a évolué car nous avons pu nous rendre compte qu’un excès de volume d’armature était contre-productif et générait une fragilisation de la partie cosmétique (voir le paragraphe « Evolution à propos du design de l’armature » un peu plus loin).

 

II5 2/ Armature par CFAO

De conception plus contemporaine, cette fabrication prend depuis peu le pas sur la conception traditionnelle.

L’armature « CFAO » est issue d’un usinage par machine outil en centre spécialisé. Votre laboratoire a envoyé  un fichier numérique à ce centre de traitement CFAO et un bloc de titane va être fraisé jusqu’à obtention de l’armature finalisée.

 

Fig 33 a : traitement par machine outil

 

Fig 33 b : exemple d’armature finale pour bridge transvissé

 

II5 3/ Evolution du design de l’armature

Une armature trop volumineuse peut être trop encombrante par rapport au couloir prothétique et entraîner de ce fait un risque de fragilisation de la partie cosmétique.

La tendance actuelle est de minimiser ce volume métallique de façon à avoir un volume de résine important qui englobe totalement la poutre métallique : la partie cosmétique sera de ce fait plus solide.

Le fichier informatique conçu par votre laboratoire peut vous être envoyé électroniquement et être validé par vos soins avant d’être transmis au centre de fraisage : par exemple par rapport au design et au volume de l’armature.

Voir la vidéo suivante d’une conception d’armature par rapport au couloir prothétique : cette armature très réduite en volume et de profil « cruciforme » permettra une bonne rétention et une non fragilisation de la partie cosmétique :

 

II5 4/ Pièces de raccordement entre l’armature et les piliers coniques

L’armature se place sur les piliers implantaires par l’intermédiaire de copings  (fournis par votre laboratoire) qui peuvent être :

  • en titane et sont collés dans l’armature avec une possibilité intéressante de repositionnement directement en bouche si l’empreinte était inexacte à l’un ou l’autre endroit (avec une fissure de la clef en plâtre initialement)
  • ou incorporés dans l’armature à partir de pièces calcinables : dans ce cas ils sont coulés à partir de la pièce calcinable en même temps que l’armature et aucune modification ne peut être réalisée

Fig 33 c : exemple de copings en titane collés dans l’armature

 

Nouvelle génération de coiffes Gentek : Piliers Ti-base Gentek compatibles avec les piliers Multi-Unit Zimvie

Cette dénomination quelque peu trompeuse (traduction imprécise du catalogue américain à notre avis) devrait en fait s’intituler « Coiffes Ti-base Gentek dédiées aux piliers Multi-Unit Zimvie » car c’est la destination exclusive de ces coiffes (que pour notre part nous ne pouvons pas considérer comme des piliers étant donné qu’elles viennent recouvrir les piliers coniques …)

Nous parlons ici des coiffes Gentek dédiées au nouveaux piliers coniques universels (réf UMUA) qui remplacent les « futurs anciens »piliers coniques (réf TAC) qui existent depuis des années. Il faut savoir en effet que ces piliers TAC seront très prochainement supprimés du marché (mais rassurez-vous, il y aura une possibilité de SAV pendant quelques années encore).

Les piliers coniques UMUA qui les remplacent sont plus « universels »  avec un design et un plateau prothétique à 4,8mm identique à ceux qu’on retrouve dans d’autres firmes implantaires.  Vous pourrez donc avec cette panoplie de nouvelles coiffes coniques traiter prothétiquement un bridge transvissé qui aura été réalisé sur des piliers MUA du système Nobel-Biocare par exemple.

Pages 12 et 13 du catalogue Gentek 2024

Voir aussi le catalogue : « Piliers universels multi-unit »

 

Ces coiffes pour piliers UMUA se présentent en fait actuellement en 2 versions :

  • une version dédiée aux nouveaux piliers coniques UMUA d’un plateau de 4,8mm page 12 du catalogue Gentek (figure 32d)
  • mais aussi une version dédiée aux « futurs anciens » piliers coniques TAC d’un plateau de 4,5mm page 13 du catalogue Gentek (figure 32e)

 

Fig 33d : Piliers Gentek pour Piliers coniques UMUA (plateforme prothétique 4,8mm) p12 du catalogue Gentek

 

 

Fig 33e : Piliers Gentek pour Piliers coniques TAC (plateforme prothétique 4,5mm) p13 du catalogue Gentek

 

Les piliers coniques TAC ne sont hélas pas cités dans ces catalogues (voir paragraphe d’introduction au début de l’article) et il faut vous référer :

  • pour les piliers coniques réf TAC au catalogue « Trabecular Metal and TSV » page 10 : « Screw-retained restaurations »
  • pour les nouveaux piliers coniques réf UMUA au catalogue : UMUA

 

En cas d’accès difficile pour le vissage

Quand un pilier conique placé postérieurement est d’accès difficile pour un tournevis droit, en cas de pose d’un pilier Ti-base Gentek compatible avec les piliers Multi-Unit, vous pouvez utiliser un tournevis hexalobulaire qui vous permettra un vissage plus facile avec un angle de 20 degrés :

Fig 34 : utilisation d’un tournevis hexalobulaire

 

II5 5/ Test de Sheffield

L’armature est mise en place sur les implants en bouche et les vis serrées d’abord légèrement à la main puis fortement selon le principe du test de Sheffield : visser d’un côté d’abord puis de l’autre côté.

Si vous vissez d’abord d’un côté et que vous constatez que l’armature se soulève de l’autre côté c’est que votre empreinte n’était pas précise et que votre vérification avec la clef en plâtre a été mal faite : dans ce cas il est plus prudent de reprendre l’empreinte secondaire ou d’en parler avec votre prothésiste.

 

 

II6/ : Derniers essais, finition et polymérisation

 

II6 1/ Derniers essais

Est-il nécessaire de vérifier le bon ajustage de l’armature en bouche ? à priori non puisque vous avez validé initialement votre empreinte par la passivité d’ajustage d’une clef en plâtre.

Il peut toutefois être intéressant de faire une dernière vérification en bouche du montage des dents sur l’armature avant la polymérisation finale, comme par exemple pour valider le bon accès au brossage ou pour vérifier la bonne fonctionnalité du dispositif en place :

Fig 35a : contrôle du bon accès des brossettes

 

Fig 35b : le bon accès aux brossettes doit être vérifié dans un premier temps au laboratoire

 

Fig 35c : derniers réglages fonctionnels pour ce patient musicien

 

Fig 35d : un dernier essai du montage sur l’armature révèle un problème (inexpliqué) de position des dents prothétiques antérieures qui va être rectifié en bouche avant polymérisation

 

 

II6 2/ Derniers réglages d’occlusion avant polymérisation

Il nous semble plus prudent de faire une fois encore une dernière vérification de l’équilibrage en occlusion et des réglages des entrées et sorties de cycle masticatoires. Consultez le webinar  « gérer le bruxisme » (à partir de la 20ème minute)

 

II6 3/ Polymérisation

Cette dernière étape de polymérisation est l’affaire du laboratoire et n’appelle pas de commentaires particuliers.

Le soubassement du bridge transvissé doit être privilégié en résine pour faciliter des modifications éventuelles dans le temps (en cas de résorption tissulaire par exemple) :

Fig 36  : soubassement du bridge en résine pour d’éventuelles modifications

 

II8/ : Pose du bridge

 

Nettoyages des filetages aux ultra-sons

Les DM doivent être passés aux ultra-sons afin de nettoyer parfaitement les filetages de diverses pollutions (poussières de caoutchouc ou de revêtement du laboratoire par ex) avant d’être mises en place sur les implants en bouche.

Ce nettoyage par ultra-sons peut se faire soit au laboratoire soit à votre cabinet. Si vous n’êtes pas équipés, il est vivement recommandé de nettoyer au moins le filetage des vis avec un tampon de gaze alcoolisé.

En effet les vis ou les piliers qui vont être mis en place doivent être parfaitement propres afin de ne pas polluer le filetage interne des implants ou des piliers : un dépôt dans ce filetage interne serait difficile à nettoyer et risquerait d’empêcher un bon serrage des vis (qui pourraient donc se dévisser de façon inopinée).

 

Serrage des vis

Vérifier que les piliers coniques soient vissés à un couple de 30N.cm.

Pour le serrage des vis qui fixent le bridge sur ces piliers il est impératif que la force de serrage soit inférieure à celle des piliers coniques car en cas de démontage ultérieur, si ces vis sont serrées au même couple que les piliers (ou à un couple supérieur) vous ne serez pas capable de les dévisser : ce sont les piliers qui se dévisseront mais vous ne pourrez pas désolidariser le bridge des piliers …

Fig 37 : les piliers coniques sont vissés à 30N.cm (image haut) ; les vis de transfixation SCTS à un couple inférieur : 20N.cm ou fortement à la main (image bas)

 

Réglages d’occlusion et Obturation de l’accès aux vis

Dès la mise en bouche du travail, un réglage de l’occlusion est conseillé en latéralité ou en incision à ce stade mais sans rentrer dans des réglages trop sophistiqués . Il est préférable de laisser votre patient s’habituer quelques jours à sa nouvelle restauration avant de faire des réglages fins de l’occlusion environ 8 jours plus tard

Les puits d’accès seront obturés une fois les réglages d’occlusion validés quand vous serez certains de ne plus avoir à démonter le bridge

Fig 38 : derniers réglages d’occlusion et obturation des puits d’accès

 

Pour cette obturation des puits d’accès, il est communément admis de placer un coton, un cône de gutta ou une boule de Téflon imprégnés de chlorhexidine comme on peut souvent le voir dans la littérature scientifique. Mais ces dispositifs médicaux (DM) ne sont pas certifiés aux normes européennes et on pourrait vous reprocher de les avoir mis en place. Un cône de gutta par exemple est un DM certifié pour l’usage en endodontie mais pas en prothèse !

Nous vous renvoyons à la Fiche Pratique « Restauration sectorielle » au chapitre : III 7 4/ Protection des vis : quel dispositif ?

 

Education au passage des brossettes

Votre patient(e) est novice …  et a besoin de vos conseils, de votre expertise et de votre bienveillance ! (ou celle de votre assistante) pour une démonstration à propos du passage des brossettes. Ce point est important et il ne faut pas le négliger et ne pas hésiter à redonner un RV suffisamment long pour reprendre méthodiquement cet apprentissage. Dans cet esprit une réévaluation de l’aptitude au brossage est nécessaire dans un délai de 3 mois puis régulièrement par la suite selon le profil de votre patient …

Fig 39 : vérification du passage des brossettes et conseils d’éducation au brossage

 

Gouttière de protection

Il est pour nous indispensable de prévoir systématiquement une gouttière de protection -en général de port nocturne- afin de diminuer les stress parfois très importants qui peuvent être appliqués aux dents prothétiques, en particulier dans un contexte de bruxisme. Cette gouttière est réalisée par le laboratoire après polymérisation directement sur le dispositif prothétique.

La littérature scientifique montre que le port de cette protection diminue par deux le risque de fractures cosmétiques. On comprend par ce chiffre que ce risque n’est jamais réduit à zéro et il faut bien expliquer à vos patients que cette restauration n’est pas magique malgré tous les efforts déployés et qu’il faut s’attendre à des réinterventions en général du fait de fractures cosmétiques.

Là encore nous vous invitons à consulter le webinar  « gérer le bruxisme »  (à partir de la 29ème minute)

 

Fig 40 : gouttière de protection pour chacune de nos restaurations

 

 

 

III/ Références des dispositifs les plus utilisés

 

Il y a en fait beaucoup plus de références que celles que nous évoquons ici ! Pour plus de détails, vous pouvez consulter les catalogues :

en sachant que nous attendons avec impatience un catalogue unique et global qui réunira de façon synthétique tous les dispositifs !

 

Empreinte

 

– transferts d’implants pour empreinte physique (avec pâte)

Attention ! tous les transferts ne peuvent être utilisés dans toutes les situations ! le choix du transfert adéquat est lié à la position de l’implant par rapport au niveau osseux : nécessité absolue de consulter la fiche « arbre décisionnel pour l’empreinte de plusieurs implants » avant de prendre une décision !

Pour les références :

Pour mémoire :

  • un transfert « pop-in » est utilisé pour une empreinte « indirecte » : avec porte-empreinte fermé du commerce
  • un transfert « pick-up » est utilisé pour une empreinte « directe » : avec porte-empreinte individuel fenêtré

A noter que les analogues vont être remplacés prochainement par une nouvelle génération qui permet une meilleure fixation dans le modèle de labo (évitant un risque de légère rotation dans le modèle).

– vis de prolongation pour transfert Pop-in

réf : HLTE

– autre possibilité : porte-implant qui peut servir de transfert

fourni par le chirurgien :

porte implants servant de transferts

 

– piliers Encode pour empreinte des implants (optique ou physique)

 

– scanbodies pour implants pour empreinte optique

  • anciens scanbodies :

 

  • nouveaux scanbodies : 

Ces scanbodies apparus en 2024 avec un profil plus fin pour une mise en place plus facile sur des implants de diamètres étroits ou des implants rapprochés (voir page 15 du catalogue Gentek 2024)

Ces scanbodies présentent l’avantage par rapport aux anciens :

  • d’être moins volumineux en encombrement par rapport aux dents voisines
  •  de n’exister qu’en un exemplaire unique en hauteur par diamètre de col
  • d’être les mêmes que ceux utilisés par le laboratoire (donc plus simple et économique)

Références des nouveaux scanbodies pour implants :

  • EZ-2.9 pour implants étroits : col 2,9mm diamètre
  • TSV-3.5 pour implants : col 3,5mm diamètre
  • TSV-4.5 pour implants : col 4,5mm diamètre
  • TSV-5.7 pour implants larges : col 5,7mm diamètre

 

– scanbodies pour empreinte numérique de piliers coniques déjà en place en bouche

Voir les piliers coniques dans un paragraphe suivant

  • scanbodies pour piliers coniques TAC (bientôt anciens) :

Nouveau scanbody pour pilier conique TAC

référence : TA-4.5 (4.5 correspond au diamètre du plateau prothétique du TAC)

 

  • scanbodies pour nouveaux piliers coniques UMUA :

Contrairement à ce que vous pouvez voir dans le catalogue, le marché français ne propose que la référence suivante (qui est du reste un scanbody intraoral et de laboratoire, à l’inverse de ce qui est suggéré par le titre de cette image dans le catalogue) :

Le laboratoire pourra  utiliser ce même scanbody en cas de numérisation de son modèle.

 

– transferts pour empreinte physique de piliers coniques (gamme TAC) déjà en place en bouche

Il existe toujours des transferts pour une empreinte physique (avec pâte) que nous recommandons en technique Pick-up (à ciel ouvert avec un PEI) de réf: ACTDT (qui ne sont plus visibles dans les nouveaux catalogues mais que vous pouvez trouver dans les anciens catalogues) :

Transfert pick-up : ACTDT

 

– transferts pour empreinte physique de piliers coniques (gamme UMUA) déjà en place en bouche

Pour une empreinte physique des piliers UMUA s’ils sont déjà en place sur les implants en bouche, nous recommandons les transferts directs (technique Pick-up) réf : UMUA-OTIC :

Transfert Pick-Up UMUA

Voir bas de la page 6 du catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » en précisant qu’il y a une erreur sur le libellé de l’analogue : il s’agit d’un analogue de pilier UMUA et non d’un analogue d’implant !

Vous pourrez bientôt cliquer sur le lien suivant « les nouveaux piliers coniques UMUA » dès que la fiche pratique sera terminée (ss doute fin mars)

– analogues

  . Analogues des implants pour traitement d’une empreinte « physique » (= avec pâte)

 

Ces analogues (en titane) sont ceux que vous utilisez depuis des années pour équiper les transferts de vos empreintes avec pâte et permettre à votre labo de couler un modèle en plâtre (et non pas un modèle en résine dans lequel ces analogues n’auraient pas une fixité fiable -risque de rotation-).

 

. Analogues des implants pour traitement d’une empreinte « numérique » (= avec caméra)

Le libellé du catalogue pour ces analogues est assez trompeur : « analogue numérique » (sans doute une traduction maladroite du catalogue américain). En effet ces analogues ne sont pas numériques -puisqu’il sont en titane !- mais destinés au traitement d’une empreinte numérique !

Ces analogues correspondent aux implants Eztetic, TSV et TSX.

 

Analogues pour traitement d’une empreinte numérique

 

Cette nouvelle génération d’analogues est dédiée exclusivement aux modèles en résine (que l’empreinte ait été optique ou physique, ce sera le choix du laboratoire s’il veut exploiter cette empreinte avec un modèle imprimé en résine). Si votre laboratoire coule un modèle en plâtre il ne pourra utiliser que les analogues décrits au premier paragraphe.

Ces analogues sont parfaitement fixés dans le modèle de labo du fait de la présence de gorges dans leurs fûts (pas de risque de légère rotation dans un modèle en résine comme avec la génération des IA) et grâce un clavetage de cet analogue dans son embase par une vis de labo spécifique (réf : ZFX15Z-FS).

vis labo réf ZFX15Z-FS

 

. Analogues de piliers coniques pour restaurations transvissées :

Nous aurons deux générations d’analogues qui vont se côtoyer pendant une certaine période :

  • les analogues des « futurs anciens » piliers coniques droits et angulés TAC
  • les analogues des nouveaux piliers coniques UMUA (voir plus loin)

 

. analogues de piliers coniques de la génération TAC (droits) ou AT (coudés) pour traitement d’une empreinte physique : réf ACTR

analogue ACTR

 

. analogues de piliers coniques de la génération TAC (droits) ou AT (coudés) pour traitement d’une empreinte optique : réf ZfX15Z-ZB-TA-45

analogue ZfX15Z-ZB-TA-45

 

. analogues de piliers coniques UMUA pour traitement d’une empreinte physique : réf UMUA-A ou d’une empreinte optique : réf  UMUA-DA

Attention  ! dans les catalogues « piliers universels multi-unit » et « Systèmes d’implants TSX®, Trabecular Metal®, TSV® et Eztetic® » (tout en bas de la page 6 pour ce dernier) cet analogue est faussement libellé « Analogue d’implant » ce qui est aussi une erreur de traduction …

 

La deuxième pièce (avec vis) correspond à un modèle de travail en résine

 

 

Piliers coniques

Nous avons actuellement deux types de piliers coniques disponibles :

 . les piliers « historiques » traditionnels

Connus depuis 20 ans, ces piliers ont un plateau prothétique de 4,5mm de diamètre.

La fabrication de ces piliers va être prochainement arrêtée (mais des réassorts seront disponibles pendant encore quelques années – nous contacter en cas de besoin-) ; ils seront remplacés par les piliers UMUA

. Ces piliers sont droits (ref TAC1, 2, 3, 4 ou 5) :

 

. angulés à 15 ° (réf : 15AT312, 323, 334 ou 15AT 412, 423, 434 selon le diamètre de l’implant et la hauteur de traversée de gencive) :

. angulés à 30 ° (réf : 30AT324, 335, 346 ou 30AT 424, 435, 446 selon le diamètre de l’implant et la hauteur de traversée de gencive) :

 

. les nouveaux piliers coniques réf UMUA

Voir Catalogue « Piliers universels multi-unit »

Piliers UMUA

 

Références des nouveaux piliers UMUA

 

Pour le moment nous sommes en attente de piliers pour les implants de col d’un diamètre de 2,9mm (sortie prévue au cours de l’année 2025 ?)

Ces piliers UMUA seront par ailleurs bientôt déclinés aussi dans une version anatomique (en attente de plus d’informations).

Voir aussi la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA »

 

. coiffes de recouvrement des piliers coniques

Nouvelle génération de coiffes Gentek : Piliers Ti-base Gentek compatibles avec les piliers Multi-Unit Zimvie

Pages 12 et 13 du catalogue Gentek 2024

Voir aussi le catalogue : « Piliers universels multi-unit »

 

Ces coiffes pour piliers coniques se présentent actuellement en 2 versions :

  • une version dédiée aux nouveaux piliers coniques UMUA d’un plateau de 4,8mm page 12 du catalogue Gentek :

Piliers Gentek pour Piliers coniques UMUA (plateforme prothétique 4,8mm) p12 du catalogue Gentek

 

  • une version dédiée aux « futurs anciens » piliers coniques TAC d’un plateau de 4,5mm page 13 du catalogue Gentek

Piliers Gentek pour Piliers coniques TAC (plateforme prothétique 4,5mm) p13 du catalogue Gentek

 

Vis de trans-fixation sur piliers coniques

. vis pour transvisser le bridge sur piliers coniques traditionnels (réf SCTS)

 

. vis pour transvisser le bridge sur nouveaux piliers coniques UMUA (réf UMUA-S) :

 

 

 

Tournevis

– tournevis HX1,25 ou HXL1,25

Ce tournevis « universel » est utilisable pour tous les dispositifs du système ZimVie sauf pour la vis hexalobulaire qui fixe les piliers Gentek profilés

Le profil carré supérieur permet l’utilisation d’une clef de serrage pour contrôler le couple de vissage des pièces (20 ou 30 Newton/cm par exemple)

 

–  clefs dynamométriques

la clef dynamométrique TWR nécessite un entretien régulier ! consulter la page 11 du « Guide des Trucs et astuces 2023 » de Zimvie

 

–  tournevis rétentif GemLock

HXGR 1,25 (ou en version longue : HXGR 1,25)

 

–  tournevis pour contre-angle

Réf : HX1,25D ou HXL1,25D (version longue)

 

–  tournevis « tourne à gauche »

pour retrait d’une vis dont l’hexagone interne a été maté

Réf : SRT

 

 

V/ A propos des piliers “compatibles”

 

Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers qui sont faussement appelés “compatibles” et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des contraintes de précision et de tolérance peuvent générer :

  • des problèmes mécaniques au niveau prothétique avec risque de dévissages ou même de fractures des composants prothétiques
  • des problèmes biologiques au niveau d’un implant pouvant aller jusqu’à l’obligation de déposer cet implant

La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place de ce type de pilier fait perdre la garantie du travail prothétique par son centre d’usinage ZfX de même que la garantie sur l’implant.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud (‭06 31 78 66 07‬) représentante ZimVie (que nous remercions très sincèrement pour sa contribution ainsi que Gregory Lemaire, directeur ZimVie)

 

IV/ A propos des piliers “compatibles”

 

Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers qui sont faussement appelés “compatibles” et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des contraintes de précision et de tolérance peuvent générer :

  • des problèmes mécaniques au niveau prothétique avec risque de dévissages ou même de fractures des composants prothétiques
  • des problèmes biologiques au niveau d’un implant pouvant aller jusqu’à l’obligation de déposer cet implant

La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place de ce type de pilier fait perdre la garantie du travail prothétique par son centre d’usinage ZfX de même que la garantie sur l’implant.

 

Vous pouvez consulter deux Pdf d’articles évoquant l’intérêt des bridges sur barre fraisée versus bridges transvissés dans certaines situations cliniques défavorables : 

ID 17 Dr METZ copie

LS54-DRS-METZ-scit

 

Très interessant aussi à consulter : les bonnes pratiques de la profession

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud (‭06 31 78 66 07‬) représentante ZimVie que nous remercions pour sa contribution ainsi que Gregory Lemaire

 

 




Pratiques en cabinets pour les prothèses complètes (fixes ou amovibles) sur implants

Article intéressant édité par nos confrères les Docteurs Maxime Helfer et Jean-Paul Louis à propos des pratiques en cabinets dentaires concernant une prothèse complète (fixe ou amovible) sur implants :

Blog Edenté total (PDF)




Couronnes ou bridges provisoires

Le système Screw-Vent de Zimmer Dental offre la possibilité de fabriquer très facilement des faux-moignons titane provisoires à partir des porte-implants chirurgicaux.

Ceux-ci peuvent vous être fournis par le chirurgien pour vous permettre de les utiliser comme transferts d’empreinte ou comme faux-moignons provisoires.

La transformation en faux-moignons provisoires est possible avec ces porte-implants du fait d’un profil relativement épais de la pièce en titane, lequel permet un fraisage efficient sans pour autant fragiliser ou trop amincir le pilier.

Voici quelques cas cliniques réalisés au bloc des Docteurs Metz dans des situations de chirurgie avec mise en place immédiate de couronnes ou bridges provisoires. Ces constructions provisoires auraient tout aussi bien pu être réalisées en dehors de la séance de chirurgie.

Cette technique de réalisation de faux-moignons provisoires peut facilement être appliquée à votre fauteuil si vous souhaitez temporiser par une construction provisoire (pour une mise en charge progressive ou un conditionnement des tissus gingivaux par exemple)

Cas clinique N°1

Réalisé au moment de la chirurgie par le Dr Anne-Claire Metz

    cas initial : perte d’ancrage de 12 à 22                                        implants 12 22 avec leurs porte-implants

  modification des porte-implants par fraisage au fauteuil

porte- implants modifié                                                      pose du bridge provisoire

Cas clinique N°2

(les 9 premières photos sont faites au moment de la chirurgie implantaire)

       cas initial : extraction 21 22                                         chirurgie : porte-implants en place

    aspect des porte-implants après fraisage au fauteuil                               essai de couronnes « ion »

 finition de la couronne ion                          solidarisation en bouche                        aspect en fin de chirurgie

pour info : réalisation définitive 4 mois post chir (Docteur JM Philippe de Bitche) :

 

Cas clinique N°3

Réalisé au moment de la chirurgie par le Dr Anne Claire Metz

Cas clinique N°4

Entièrement réalisé au moment de la chirurgie par le Dr Anne Claire Metz

Cas clinique N°5 : couronne provisoire transvissée

 Réalisation d’une couronne provisoire « monobloc » (transvissée) permettant d’éviter l’utilisation d’un ciment de scellement pour la fixation de la couronne

voir l’intérêt d’une couronne transvissée sur la fiche pratique « couronne unitaire transvissée »

Cette couronne provisoire transvissée est une fois encore élaborée par transformation d’un porte-implant fourni par le chirurgien

Le transvissage de la couronne n’est possible en pratique que si l’axe de l’implant le permet (comme dans ce cas clinique) : l’émergence de la vis doit passer par la face palatine (ou occlusale) de la couronne

Une précision sur la faisabilité de cette option -en fonction de l’axe implantaire- vous est donnée par le chirurgien après validation de l’ostéo-intégration de l’implant.