La réalisation d’une couronne unitaire ou d’un bridge sur implants dentaires est à la portée de tous. Nous vous proposons de prendre connaissance de cette fiche pratique très détaillée pour vous familiariser avec cette technique.
Cette fiche est faite pour des cas de petite bridges sectoriels sur implants mais peut aussi répondre à vos questions pour des couronnes unitaires scellées sur faux-moignons.
Par contre elle n’est pas destinée à (cliquez sur les liens pour accéder aux Fiches Pratiques correspondantes):
Fiche pratique réactualisée en octobre 2025
Astuces :
– étant donné la longueur très importante de cette fiche pratique (60 pages !), nous avons placé un sommaire « dynamique » : en cliquant sur une ligne de ce sommaire vous serez envoyé directement au paragraphe correspondant (pour revenir au sommaire : cliquez sur la flèche en bas à droite de votre écran, désolé la remontée est très lente pour le moment !)
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Glossaire :
– implant sous-crestal = implant dont le col est placé sous le niveau osseux (en général 1mm)
– implant juxta ou supra-crestal = implant dont le col est placé au niveau du rebord osseux ou légèrement au-dessus
– pilier « Ti-base » = pilier en titane (corps et embase) de la nouvelle génération Gentek
I/ Abord classique
Ce paragraphe peut être considéré comme une introduction historique car certains d’entre vous avaient choisi cette option étant peu habitués aux techniques d’empreintes avec des transferts spécifiques. Nous observons toutefois dans notre pratique actuelle qu’elle a été peu à peu abandonnée par vous et qu’à présent l’abord spécifiquement implantaire détaillé au chapitre suivant est privilégié par la très grande majorité.
C’est l’équipe chirurgicale qui met les faux-moignons en bouche pour permettre une empreinte classique sans pièces particulières :
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Fig 1a : piliers posés par l’équipe chirurgicale
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Fig 1b : couronnes posées par vous
Avantages :
- cette option vous permet de réaliser le travail prothétique sans faire appel aux techniques d’empreinte spécifiquement implantaires (pas de connaissance ni d’expérience particulières, pas d’investissement dans l’achat de dispositifs spécifiques)
- le travail est réalisé selon une technique que vous possédez bien
Inconvénients :
- la technique d’empreinte est délicate car il n’est pas facile de placer un fil de rétraction autour d’un pilier implantaire
- la précision d’ajustage de l’armature par rapport aux piliers (faux-moignons) est inférieure à celle obtenue dans l’abord spécifiquement implantaire pour laquelle l’armature va être directement réalisée sur les piliers du maître modèle.
Option dans cet esprit d’empreinte de piliers en bouche : les Piliers Hex-Lock Contours
Ces piliers Contour sont apparus il y a une dizaine d’années avant l’arrivée des techniques CFAO. Pour notre part nous les considérons comme obsolètes mais nous en parlons car ils sont toujours cités dans les catalogues pour les utilisateurs qui en ont l’habitude, comme par exemple :
Ces piliers ont été désignés selon des données de mesures statistiques sur des milliers de dents pour calculer la pente de la papille gingivale, sa hauteur, la hauteur nécessaire au feston de l’épaulement prétaillé dans le pilier etc.
La version courte de ces piliers (réf : SA) étant peu encombrante verticalement peut être considérée comme intéressante pour une empreinte dans une bouche à ouverture limitée (qui risque de rendre une empreinte avec des transferts « longs » -habituellement utilisés en implantologie- très problématique)

Fig 2 : pilier Contour court
L’équipe chirurgicale peut placer en bouche ces piliers et vous donner les transferts d’empreinte que vous n’aurez qu’à clipper sur les piliers pour en faire un enregistrement simple et efficace.

Fig 3 : différents piliers Hex-Lock Contour avec leurs transferts et analogues
Au total une douzaine de piliers ont été conçus pour répondre à un maximum de situations et de profils gingivaux.
Risques liés à l’utilisation des piliers Contour :
L’utilisation de ces piliers n’est envisageable que si le ciment est nettoyable facilement. La limite -désignée par usinage- peut parfois être trop sous-gingivale et de ce fait difficile d’accès : aussi bien pour le placement du transfert que pour le nettoyage du ciment. Ce pilier contour placé dans un environnement topographique inadapté (papilles trop volumineuse par exemple) peut de ce fait entraîner à terme une péri-implantite et la perte de l’implant !
Nous recommandons de ne choisir ce pilier Contour dans les zones postérieures avec ouverture limitée que dans sa version courte et en postérieur quand la gencive est relativement plate avec des papilles réduites et en privilégiant des limites supra-gingivales pour un nettoyage parfait des excès de ciment de scellement !

Fig 4 : limites mésiale et distale trop sous-gingivales avec risque de péri-implantite
Par ailleurs si ce pilier doit être retouché en bouche (pour égaliser le congé préfabriqué par rapport à la gencive par exemple) le transfert préfabriqué ne pourra plus être utilisé : la technique d’empreinte avec fil de rétraction (difficile) doit alors être mise en oeuvre.
En conclusion pour ces piliers Contour :
Ces piliers peuvent avoir une indication dans le secteur postérieur dans leur version « courte » pour un cas de dimension verticale réduite et d’accès limité mais avec des limites supra-gingivales. Dans les autres cas, nous recommandons pour le respect de la biologie plutôt les piliers dont le profil gingival peut être parfaitement adapté comme les piliers HLAG (voir plus loin) ou certains piliers de la gamme Gentek (voir fiche pratique : « les piliers Gentek disponibles pour restaurations sectorielles« , point développé plus loin)
II/ Abord spécifiquement implantaire : Concepts
II 1/ Principes
Dans ce cas de figure, la réalisation de tous les dispositifs prothétiques : pilier(s), couronne(s) ou bridge, est faite sur un maître-modèle (physique ou numérique) qui a été élaboré à partir d’une empreinte physique ou numérique avec des transferts spécifiques permettant une haute précision pour l’élaboration des pièces supra-implantaires.
Cette option sous-entend une maîtrise de ces techniques : empreinte, parfaite connaissance et choix des pièces, suivi du travail de laboratoire, efficacité pour la mise en place des faux-moignons sur les implants etc.
L’empreinte physique (= avec pâte) est relativement facile à réaliser puisqu’il s’agit simplement de faire un enregistrement de positionnement des transferts sans aucune nécessité d’enregistrer une limite sous-gingivale

Fig 5 : ex de piliers d’empreinte HLT4/4 pour empreinte pop-in (voir paragraphe empreinte)
Le prothésiste réalise la couronne ou le bridge directement à partir du ou des faux-moignons et obtient une finition et une précision d’ajustage exceptionnelle :

Fig 6 : exemple de réalisation prothétique après empreinte pick-up
II 2/ Options prothétiques et choix des piliers
Trois options pour ces dispositifs :
II 2 1/ Restauration scellée sur piliers (= faux-moignons) transvissés
Les piliers utilisés pour cette option sont consultables dans les anciens catalogues. Ils sont cités aussi dans le catalogue TSX 2023 et dans le catalogue édité récemment : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » dont nous préconisons l’utilisation
Il existe quatre types de piliers :
- Piliers Hex-Lock Contour courts -avec les restrictions précédemment évoquées- réf SA (page 5 du catalogue « Solutions prothétiques »)
- Piliers « Traditionnels » en or réf CEANP ou HLAG (haut de la page 6)
- Piliers « traditionnels » en Titane réf HLA (page 5)
- Piliers TI-Base Gentek (page 4) voir la fiche pratique « Les piliers Ti-Base disponibles pour vos restaurations sectorielles « . Ces piliers Ti-base Gentek sont aussi consultables dans le catalogue : « Piliers Ti-base Gentek«

Fig 7 : couronnes scellées sur piliers transvissés : option solide et esthétique
Cette option qui n’est pas la plus fréquente en implantologie ne doit cependant pas être écartée à notre avis car ce type de construction est :
- solide : pas d’accès occlusal à une vis qui pourrait être fragilisant pour la partie cosmétique en cas d’axe mal centré)
- esthétique : pas d’accès disgracieux aux vis
- démontable assez facilement, même pour des couronnes contigües, dans la mesure où elles sont scellées avec un ciment léger type Temp-Bond® et solidarisées : un arrache-couronne à fil -type Andrew- permettra de desceller facilement le dispositif en passant les fils au niveau des embrasures
Cette option n’a toutefois pas « bonne presse » en général du fait de la présence d’un ciment de scellement qui s’il n’est pas retiré soigneusement peut être à l’origine d’agressions biologiques et de péri-implantites pouvant conduire à la perte d’un implant.
Il est de ce fait indispensable de faire designer au laboratoire des limites à peine sous-gingivales, voire même juxta-gingivales, afin de faciliter le nettoyage du ciment
Si les implants ont un axe favorable, les faux-moignons titane « classiques » (réf : HLA) peuvent être choisis ; ils sont simplement fraisés jusqu’à obtention d’un design compatible avec le profil gingival et la confection de l’armature :

Fig 8 : fraisage de piliers en titane HLA
Si les implants ont des axes défavorables ou si le profil gingival nécessite une personnalisation, les piliers en or (réf CEANP ou HLAG) sont particulièrement aptes à être designés et surcoulés pour être adaptés morphologiquement au contexte clinique :

Fig 8a : avant coulée : cirage d’un pilier en or (ref : HLA3G) et adaptation au profil d’émergence

Fig 8b : essai en bouche

Fig 8c : piliers HLA3G, armatures et couronnes solidarisées sur 21 22
Pour le placement des limites par le laboratoire, nous recommandons dans les secteurs « non esthétiques » des limites juxta-gingivales et pour les secteurs « esthétiques » des limites à peine infra-gingivales :

Fig 9 : exemples de placements de limites en secteur postérieur ou antérieur
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Fig 9a : profil gingival particulier sur 44 nécessitant une personnalisation par pilier en or surcoulé (le profil gingival plat sur 45 et 46 permet le choix de piliers titane HLA simplement fraisés)
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Fig 9b : couronnes scellées en place
Exemple d’essai d’un bridge scellé sur piliers transvissés :
Inconvénients de cette option scellée :
1/ Risque de fusée du ciment (et donc de péri-implantite) si les limites ont été positionnées trop profondément
2/ Il est par ailleurs possible (mais rare) qu’une vis d’un pilier transvissé se dévisse après un certain temps, du fait :
- d’une occlusion agressive et peut-être mal réglée au départ (prématurité ignorée)
- ou d’un serrage insuffisant de la vis à la pose (qui doit être à environ à 30N.cm)
- ou de l’utilisation de pièces appelées faussement « compatibles » (chapitre évoqué plus loin)
Cette situation de dévissage inopiné est très problématique car l’ensemble du dispositif a une mobilité en bouche mais les couronnes (ou le bridge) restent scellées par dessus les piliers voir vidéo :
Dans ce cas il est difficile de desceller les couronnes ou le bridge car l’impact de l’arrache couronne se fera au niveau des piliers (déjà mobiles) et non de l’interface « couronnes-piliers encore solidarisés » : vous risquez même d’abîmer les cols implantaires ou les hexagones ou la vis en insistant. Il est alors nécessaire de percer les faces occlusales des couronnes pour accéder aux vis des faux-moignons, démonter l’ensemble, nettoyer correctement le dessus des implants et essayer si les axes le permettent de remettre en place l’ensemble qui sera alors considéré comme un dispositif transvissé. Si les axes sont défavorables il faudra alors renvoyer le travail au laboratoire qui désolidarisera les piliers des couronnes pour vous permettre de revisser d’abord les piliers puis de resceller. Si vous ne vous sentez pas capable de gérer cette intervention il est préférable d’adresser votre patient à l’équipe chirurgicale !
Prévention de ce problème (rare heureusement) :
- régler correctement l’occlusion dès la pose ! (en recherchant des interférences éventuelles)
- utiliser une clef à torque contrôlable et serrer les vis à 30N.cm au minimum, voire plus dans un contexte de bruxisme
- utiliser des pièces certifiées par ZimVie ! (voir plus loin « à propos des piliers compatibles »
Voir aussi la fiche pratique « trucs et Astuces en prothèse fixe » (en cours d’élaboration – novembre 2024-)
II 2 2/ Bridge transvissé
Cette option est généralement considérée par la plupart d’entre-vous comme la plus sécurisée d’un point de vue biologique puisqu’aucun ciment de scellement n’est utilisé.
Elle peut s’envisager de différentes façons :
II 2 2 a/ bridge transvissé sur piliers coniques
Le dispositif prothétique est transvissé sur des piliers coniques (lesquels ne peuvent être modifiés) qui sont destinés à une superstructure transvissée.
– piliers coniques traditionnels

Fig 10a : Piliers coniques « traditionnels »: angulé (AT) ou droit (TAC)
Il faut savoir que les piliers coniques traditionnels (type TAC) seront supprimés du marché en 2026 (mais rassurez-vous, il y aura une possibilité de SAV pendant quelques années encore).
– nouveaux piliers coniques UMUA
Ils seront remplacés par les piliers coniques de référence UMUA qui présentent un plateau prothétique d’un diamètre de 4,8mm (et non plus 4,5mm comme les « futurs anciens TAC »). Ce diamètre a pour intérêt d’être identique aux autres grands systèmes implantaires dans une démarche d’ergonomiser les travaux transvissés, quelque soit la marque des implants posés. Vous pourrez donc avec cette panoplie de nouveaux piliers coniques et leurs composants traiter prothétiquement un bridge transvissé réalisé sur des piliers coniques d’un autre système (piliers Multi-Unit de Nobel-Biocare par exemple).

Fig 10b : Nouveaux piliers UMUA
Les piliers coniques sont consultables dans le catalogue « TSV » pour les anciens piliers TAC (page 15) et dans le nouveau catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » pour les piliers UMUA (en bas de la page 6).
Pour le moment nous sommes en attente de piliers pour les implants de col d’un diamètre de 2,9mm (sortie prévue au cours de l’année 2026 ?)
Ces piliers UMUA seront par ailleurs bientôt déclinés aussi dans une version anatomique (en attente de plus d’informations).
Voir aussi la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA »
– principes d’utilisation des piliers coniques
Le pilier conique est recouvert par une coiffe (collée dans l’intrados du dispositif prothétique) qui sera transvissée sur ce pilier :
Pour plus de détails, voir dans la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA » le paragraphe quelles pièces utiliser pour ces piliers UMUA

Fig 10c : bridge de 4 éléments vissé sur deux piliers coniques (TAC)
Cette option permet ainsi de garantir un respect optimisé de l’environnement tissulaire :

Fig 11 : bridge de 3 éléments sur piliers coniques à 4 ans avec environnement tissulaire sain
Inconvénients :
- Possible effet disgracieux au niveau de la face occlusale si votre laboratoire n’a pas prévu correctement l’aménagement du haut du puits de la vis pour vous permettre de placer un composite ou une goutte de résine esthétiquement.
- Si les axes des implants ne sont pas centrés dans le couloir prothétique : fragilisation de la partie cosmétique des faces occlusales dans les secteurs postérieurs (à contraintes mécaniques élevées)

Fig 12 Réalisation discutable : inesthétique et risque de casse
Notre conseil : cette option transvissée sur piliers coniques est à privilégier si vous êtes adeptes du « sans ciment » mais à choisir avec prudence selon les axes implantaires qui doivent être relativement centrés par rapport au couloir prothétique
II 2 2 b/ Bridge transvissé « direct-implants » avec piliers Ti-base Gentek sans engagement
Du fait de la dynamique des évolutions des techniques numériques, plusieurs générations de piliers Gentek se sont succédées rapidement ces dernières années (avec sans doute des évolutions à prévoir encore)
Pour une restauration sectorielle, les piliers Ti-Base sans engagement ont souvent la préférence de vos laboratoires de prothèse
Pour mieux comprendre ce paragraphe, nous vous recommandons de consulter la fiche pratique spécifique sur ce sujet : « Les piliers Ti-Base disponibles pour vos restaurations sectorielles »
Ces piliers Ti-base Gentek ne sont pas cités dans le catalogue TSX 2023 (ni dans le catalogue TSV 2020 -plus ancien-) et n’apparaissent que dans le catalogue 2023 « Gentek » (pages 10 et 11) et dans un nouveau catalogue sorti très récemment : “Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic” (page 4). Mais nous tenons à préciser que le catalogue « Gentek » est le plus complet … et vivement un catalogue global, synthétique et plus facilement exploitable !
Dans le catalogue « Gentek » les piliers proposés sont exploitables aussi bien pour les implants TSX que pour les implants TSV puisque la connexion prothétique de ces deux implants est strictement la même.
Mais attention ! il est important de préciser que même si ces piliers Gentek sont d’apparition récente, certains d’entre eux ne sont pas utilisables si l’implant est en position sous-crestale (point important développé dans la fiche pratique « Les piliers Ti-Base disponibles pour vos restaurations sectorielles » au paragraphe 3 : « Piliers Ti-Base »).
Dans le cas d’une restauration sectorielle sur plusieurs implants, les piliers Gentek avec un hexagone externe à leur embase (= pilier avec engagement) ne peuvent être choisis car ils empêchent de concevoir une restauration prothétique « monobloc transvissée », souvent appelée « direct-implant ». En effet, les implants n’étant jamais strictement parallèles, un dispositif en un seul bloc avec des hexagones externes ne pourra pas rentrer à fond sur les implants qui risqueraient -si vous vouliez forcer la mise en place- d’être soumis à des contraintes mécaniques délétères (avec au final perte osseuse pouvant mener à la perte d’un implant).
Il est de ce fait nécessaire de faire le choix des piliers Ti-base profilé sans engagement (= sans hexagone externe à leur embase) qui permettront une insertion du dispositif transvissé sans aucune tension :

Fig 13 : Pilier Gentek profilé sans hexagone (= sans engagement) bas de la page 6 du catalogue Gentek
Dispositif transvissé avec piliers Ti-base profilé sans engagement : jusqu’à quel degré d’angulation des implants ?
Bien que l’hexagone externe soit supprimé sur ces piliers sans engagement, il est néanmoins remplacé par un petit anneau qui va s’emboiter dans le départ de la connexion de l’implant. De ce fait, dans notre cas de restauration sur plusieurs implants, il existe une limite au delà de la quelle le choix de ces piliers sans engagement ne fonctionnera plus. On considère qu’au delà de 25 degrés de divergence entre des implants le dispositif risque de « forcer » pour sa mise en place : il est alors préférable de choisir l’option des piliers coniques précédemment évoquée (réf TAC ou UMUA)

Fig 14 : implants relativement parallèles : choix possible de piliers sans engagement mais attention au contexte mécanique !
Dans le cas de la figure 14 (édentement terminal et extension d’une couronne en mésial) on peut certes envisager une option « direct implant » sans engagement mais avec un risque réel de complication mécanique … Il est plus prudent d’avoir recours à des piliers coniques type TAC ou UMUA si vous avez fait le choix d’une option vissée.
II 2 2 c/ Discussion sur les problématiques liées à l’Option « direct-implants »
Pour une restauration sectorielle, l’option « direct-implant » avec des piliers sans engagement a souvent la préférence de vos laboratoires de prothèse et il est vrai qu’elle est séduisante puisque la mise en place d’un tel dispositif est particulièrement facile !
La société ZfX par exemple recommande assez systématiquement cette option en avançant l’argument qu’elle fonctionne très bien pour une restauration d’une arcade complète (All-on-4 ou All-on-6) et en garantissant son travail sur une période de 5 années.
Mais nous ne sommes pas dans le même schéma mécanique d’équilibre et de répartition des forces sur un bridge complet versus une restauration « courte » de 2 couronnes contigües ou d’un petit bridge postérieur de 3 éléments sur 2 implants par exemple. Une force mécanique excessive sur un secteur court ne va pas être équilibrée par d’autres piliers implantaires contro-latéraux et les vis d’un dispositif court risquent de ce fait d’être sur-sollicitées.

Fig 15 : casse de vis pour une option « direct-implants » dans un contexte occlusal défavorable
Cette problématique peut entraîner un dévissage d’une ou plusieurs vis, voire même une fracture de vis ou d’implant, dans un contexte mécanique agressif (contexte de bruxisme ou restauration postérieure de fin d’arcade par exemple).
Dans ce cas de reprise nécessaire du travail, votre temps et vos frais de fauteuil et de laboratoire (regarnissage de la céramique par exemple) ne seront pas pris en compte par la garantie ZfX. Et si nous évoquons la complication extrême de casse d’implant, il faudrait alors envisager une reprise complexe de la totalité du travail : dépose (délicate) de l’implant, éventuelle greffe osseuse, attente de cicatrisation avant repose, attente de l’intégration du nouvel implant puis enfin reprise du travail prothétique …
Il n’est donc pas prudent de choisir cette option dans un contexte mécanique à risque (bruxisme ou occlusion défavorable et agressive)
D’autres informations à ce sujet dans notre rubrique Foire au Questions ; voir la question : « peux-on supprimer les hexagones externes … »
Alternative possible pour cette option « Direct-implants » : envisager au moins un pilier « engageant ».
Dans ce cas la présence d’au moins un hexagone va permettre de soulager les vis des forces mécaniques, mais cette option est là encore à apprécier en fonction du contexte occlusal !
Mais d’après notre recul de plus de 30 années sur ce type de travaux, si vous voulez faire le choix d’une option transvissée dans un contexte mécanique défavorable (donc en général dans les secteurs postérieurs), nous recommandons de passer par un premier étage de piliers coniques (réf TAC ou UMUA) évoqués au paragraphe précédent), lesquels permettront beaucoup plus de tolérance pour la pose du dispositif transvissé par-dessus et plus de solidité à long terme. L’option « direct-implants » nécessitera un bilan après quelques années de mise en oeuvre.
Nous tenons à vous inciter à la prudence avant de prendre votre décision pour commencer votre travail :
- prendre en compte le contexte mécanique lié à l’environnement occlusal
- bien consulter nos recommandations dans le rapport prothétique qui vous est adressé
- demander à votre laboratoire de faire suivre ces recommandations au centre d’usinage (comme ZfX par exemple) afin qu’il ait cette information essentielle
II 2 3/ Bridge « scellé/vissé »

Fig 16a : bridge « scellé-vissé » cas à 12 ans
Cette option, souvent choisie dans les secteurs postérieurs au maxillaire, est intéressante car les couronnes du secteur mésial n’étant pas transvissées sont de ce fait plus esthétiques qu’avec un « trou » disgracieux dans leur face occlusale (voir figure 12) et sont aussi plus solides sans fragilisation de la partie cosmétique.
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Fig 16b : autre cas de bridge « scellé-vissé »
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Le bridge est facilement démontable, l’élément distal étant transvissé sur un pilier conique et les éléments mésiaux étant scellés avec un ciment faible (Temp-Bond® par exemple) ce qui peut être intéressant dans certaines situations (par exemple : évolutivité de la construction selon le contexte clinique, éventuelle dépose pour réparation dans un contexte de bruxisme).
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Fig 17a : pilier conique (ref TAC) sur 27
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Fig 17b : démontage du bridge facile
La dépose du bridge se fait dans ce cas en dévissant d’abord la partie transvissée et en décrochant la partie qui a été scellée avec un ciment léger (type Temp-Bond®) grâce à un arrache couronne à fil type Andrew :

Fig 17c : dépose facile avec arrache couronne à fil (Andrew) d’un bridge à réparer
Cette option est de ce fait très intéressante dans les secteurs postérieurs !
Avantages :
- solide
- esthétique
- démontable
Inconvénients : aucun pour nous ! avec un recul de plus de 20 ans sur des dizaines de cas …
III/ Abord spécifiquement implantaire : Pas à Pas
III 1/ L’empreinte
Ce chapitre sur les empreintes est long … mais il est essentiel ! car c’est à partir d’une empreinte précise et fiable que la suite de votre travail va être facilitée.
Nous recommandons expressément de consulter la fiche pratique : Arbres décisionnels pour l’empreinte de plusieurs implants
III 1 1/ Empreinte « physique » (= avec pâte)
Nous recommandons pour une empreinte avec pâte d’utiliser l’Impregum® pour ses hautes qualités de précision d’enregistrement dues en particulier à ses caractéristiques thixotropiques.
Il existe deux types d’empreintes physiques :
- indirecte (pop-in) : avec un porte-empreinte (PE) « fermé » du commerce
- directe (pick-up) : avec un porte-empreinte individuel (PEI) « ouvert » à fenêtres
III 1 1 a/ Empreinte indirecte (= pop-in) : porte empreinte fermé

Fig 18 : empreinte « pop-in » avec PE du commerce et Impregum
Les transferts indirects (réf HLT) page 3 du catalogue « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » ne sortent pas avec l’empreinte : ils sont dévissés après retrait de l’empreinte, puis -après avoir été équipés de leurs analogues- sont positionnés dans le matériau à empreinte une fois celle-ci désinserrée.
Organisation de la séance d’empreinte
Les transferts doivent être stérilisés pour la séance d’empreinte
Il est important de respecter les codes couleur indiqués par le chirurgien qui correspondent à des diamètres différents (vert, mauve, jaune)
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Fig 19a : analogue IA4 et transfert DHT code couleur : mauve
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Fig 19b : différents codes couleur d’analogues
Il est préférable d’identifier à l’avance et d’indexer les transferts pour chaque implant en fonction des références données par le chirurgien. Exemple sur l’image ci-dessous : implant 35 : TSVB 10 code couleur vert ; implant 36 : TSVWB 10 code couleur mauve ; implant 37 : TSV6B10 code jaune :

Fig 20 : organisation du plateau avant la séance d’empreinte
Le démontage des piliers de cicatrisation et la mise en place des transferts sera ainsi réalisée sans perte de temps et avec sécurité. En effet le pilier de cicatrisation doit être immédiatement remplacé par le transfert pour éviter que la gencive ne se resserre sur le col de l’implant (phénomène qui peut arriver très rapidement entrainant alors des douleurs et une fin de séance pénible)
Voir aussi les vidéos de manipulation des pièces implantaires dans « Gestes techniques » (tout en bas de l’onglet « Vidéos et Webinars »)
Radio de contrôle du transfert en place (facultatif mais conseillé pour les débutants)
Il est conseillé de vérifier que les transferts sont en place sur les implants par une radiographie rétro-alvéolaire

Fig 21 : contrôle radio du transfert en place avant empreinte
L’axe des rayons doit être perpendiculaire à l’axe implantaire (donc parallèle au col de l’implant) pour visualiser correctement l’interface entre le plateau du col implantaire et le transfert. La mise en place d’un tournevis dans le transfert permet de visualiser cet axe et de positionner le cône de façon adéquate :

Fig 22 : Axe des rayons correct : bonne visualisation de l’interface « col implant / transfert »
Si les spires de l’implant n’apparaissent pas nettement sur un cliché, c’est que l’axe n’a pas été correctement évalué, le cliché doit alors être repris selon un axe rectifié :

Fig 23 : à gauche : mauvais axe des rayons ; à droite même cas avec un axe correct
Ergonomie de l’empreinte
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Fig 24 : transfert « porte-implant » vissé par une vis « longue » ref HLTE
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Fig 25 : les pièces disponibles
Il est recommandé d’obturer l’accès à la vis du transfert avec un bouchon de cire (cire blanche ortho : très pratique !). La pâte à empreinte ne fusera pas à l’intérieur et le transfert se repositionnera plus facilement en fin de séance.
L’empreinte peut être prise à partir d’un porte-empreinte du commerce non perforé -type Jouvin, ou Rim-Lock- de façon à obtenir une pression efficace du matériau à empreinte
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Fig 26a : porte empreinte type Jouvin
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Fig 26b : porte empreinte type Rim Lock ou ASA avec pâte de Kerr verte de stabilisation
Un silicone peut entraîner des déformations du fait de sa densité : nous recommandons l’Impregum® qui donne des résultats particulièrement fiables en technique de double mélange (garnissage du porte-empreinte + pistolet).
Incorporer dans le porte-empreinte supérieur type Rim Look ou ASA un peu de pâte de Kerr chaude et la modeler sur le palais permettra d’avoir une bonne stabilité du porte-empreinte en bouche (sans stabilisation il risque de « flotter » un peu en bouche car le polyether est assez fluide et donc d’induire du « tirage » et une empreinte faussée)

Fig 27 : enduction de l’impregum dans un PE du commerce stabilisé avec un appui palatin (pâte de Kerr)
Il ne faut pas trop remplir le PE avec l’Impregum (qui a tendance à couler) : remplir le milieu d’un porte-empreinte Rim-Lock supérieur est par exemple inutile et déconseillé (risques de réflexes nauséeux et de séance d’empreinte très pénible pour tous …). Par ailleurs le remplissage du PE se fait de manière lente en « poussant » la pâte dans le PE afin d’avoir une masse de pâte homogène
Après la prise du matériau, l’empreinte est retirée en la désolidarisant des transferts qui restent en place sur les implants et qui sont dévissés dans un deuxième temps.
Ces transferts sont coiffés de leurs analogues d’implants correspondants (ref IA3-couleur verte, IA4-couleur rouge ou IA5-couleur jaune). L’ajustage entre l’implant ou son analogue et le transfert est d’une extrème précision du fait de leur coaptation par usinage
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Fig 28a : transfert positionné sur analogue
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Fig 71a : analogue pour manipulation (avec transfert en place)
Les transferts équipés de leurs analogues sont alors clippés dans l’empreinte.
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Fig 29a : le PE après retrait
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Fig 29b : transfert et analogues en place
Il est préférable que ce soit vous qui positionniez les transferts dans l’empreinte afin de vérifier qu’ils sont parfaitement stables dans la pâte à empreinte ; si ce n’est pas le cas il vaut mieux refaire l’empreinte de suite :
Cette empreinte indirecte est indiquée et facile à mettre en oeuvre quand les implants sont placés dans l’axe de désinsertion du porte-empreinte :

Fig 30 : transferts parallèles sur implants bien axés : empreinte « pop-in » possible (notez sur l’image de gauche la présence de deux vis de prolongation sur les transferts, réf : HLTE)
Voici une vidéo récapitulative très intéressante d’une empreinte indirecte « pop-in » à l’impregum (utilisant par ailleurs des prolongateurs de transferts réf HLTe) :
III 1 1 b/ Empreinte directe (technique pick-up) : porte empreinte ouvert
L’empreinte directe est recommandée quand les implants sont placés dans des axes divergents ou dans un axe différent de celui de la désinsertion du porte-empreinte (fig 31)
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Fig 31a : transferts divergents sur implants non parallèles : empreinte « pick-up » préférable
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Fig 31b : autre cas
En effet dans ce cas, la technique indirecte décrite précédemment pourrait entraîner des déchirures de la pâte à empreinte au niveau des zones de contre-dépouilles lors du retrait du PE.
La méthode directe « pick-up » est considérée par certains comme offrant plus de garanties de précision que la technique indirecte puisqu’il ne peut y avoir à priori aucune possibilité de mouvement de ces transferts dans l’empreinte, celle-ci étant retirée avec les transferts. En fait cette précision est dépendante de la qualité de conception des transferts directs -excellente pour la firme ZimVie- ce qui n’est pas le cas pour tous les systèmes …
Les transferts directs (réf DHT) restent dans le matériau à empreinte lors de sa désinsertion du PE
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Fig 9a : transferts « directs » ref DHT
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Fig 9b : les transferts restent dans l’empreinte au retrait du PE
Cette technique nécessite un PEI à fenêtre confectionné au laboratoire à partir d’une empreinte primaire laquelle doit donc être faite dans un premier temps
Les vis des transferts (plus longues que celles des transferts indirects) doivent émerger suffisamment des fenêtres pour pouvoir être accessibles au dévissage avant la désinsertion de l’empreinte

Fig 33 : les vis longues des transferts doivent être visibles à l’essai du PEI
Il est important de bien régler l’ouverture des fenêtres par rapport à l’émergence des vis et de répéter « à blanc » le mouvement de mise en place du PEI afin d’éviter des problèmes de positionnement du PEI une fois celui-ci garni avec la pâte à empreinte (essayer deux ou trois fois ne semble pas superflu). Voir vidéo :
Il est préférable que les vis dépassent les fenêtres du PEI car elles devront être débarrassées de l’excès de pâte à empreinte pendant la phase de prise du matériau à empreinte (pour permettre leur dévissage) . Si les vis n’émergent pas assez de leurs fenêtres, elles peuvent être coiffées d’une boule de cire ortho qui permettra un accès facile à la vis une fois l’excès de pâte à empreinte supprimé

Fig 34 : cire « ortho » sur vis pour accès facilité après empreinte
Le dégagement de la pâte peut être assuré par un balayage du doigt ganté de l’assistante, les mains du praticien maintenant le PEI en place

Fig 35 : dégagement de l’accès aux vis pour dévissage avant retrait
Après prise de l’Impregum, le retrait du PEI se fait avec les transferts restés en place dans la pâte. Ces transferts sont équipés avec les analogues d’implants et le maître modèle peut alors être coulé au laboratoire
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Fig 36a : retrait avec les transferts directs
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Fig 36b : les transferts sont équipés des analogues
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Fig 37a : analogues positionnés
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Fig 37b : maître modèle
Les « trucs » du spécialiste pour cette empreinte pick-up :
Pour parfaire la stabilité des transferts dans l’empreinte, certains d’entre-vous préfèrent solidariser les transferts en bouche avant la prise d’empreinte (fil de soie enroulé autour des gorges des transferts puis enduit de résine type Duralay ou Patern® (GC)
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Fig 38a : transferts solidarisés avec de la résine Patern sur fil de soie
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Fig 38b : vue occlusale
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Fig 38c : plots de cire sur les visc :
Mais si la portée de la résine de solidarisation est importante (quand les transferts sont distants les uns des autres) il existe un risque de tension et de déformation lié à la prise de la masse de la résine. Une fois polymérisée, celle-ci peut alors être sectionnée (avec un disque ou une fraise fine) et resolidarisée avec une fine couche de résine pour supprimer cette tension et éviter une déformation lors du démontage des transferts.
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Fig 10a : portée un peu longue de la résine risquant d’induire une déformation à la libération des transferts
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Fig 10b : découpe à ce niveau et nouvelle goutte de résine
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Fig 10c : après prise de la résine : l’empreinte peut démarrer
Voir aussi les trucs dans le chapitre empreinte de la fiche pratique « Restauration complète »
III 1 1 c/ Empreinte physique avec piliers Encode
Cette possibilité est évoquée ici dans le chapitre des empreintes « physiques » car ces piliers Encode -dont la destination est plutôt à visée « optique »- peuvent néanmoins être enregistrés avec une pâte type Impregum pour ceux qui ne possèdent pas de caméra.
Consulter aussi :

Fig 40 : Pilier encode
L’arrivée récente des piliers de cicatrisation Encode qui ont une deuxième fonction essentielle de piliers d’empreinte a révolutionné les pratiques depuis peu de temps. L’encodage fraisé sur son plateau supérieur permet au laboratoire de l’identifier très précisément (et de donner les informations sur l’implant sous-jacent) à partir d’une empreinte “physique” classique ou d’une empreinte numérique.
Les piliers Encode ont été mis en place par le chirurgien et vous pouvez -si vous ne possédez pas de caméra- en faire un enregistrement avec pâte à empreinte sans manipulation spécifique : l’empreinte est d’une facilité exceptionnelle (privilégier l’Impregum).
Consulter aussi les fiches pratiques :
Il existe en plusieurs références : TEEHA (TEEHA 3 4 ou 5 selon le diamètre du col de l’implant) pour tous les implants TSV ou TSX (sauf les rares implants “étroits”: TSX et Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm réf : CEEHA). Nous précisions que ces références correspondent à une nouvelle génération de piliers Encodes qui remplace la première en améliorant ses performances de précision d’enregistrement.
L’encodage fraisé sur le plateau supérieur de ce pilier Encode permet au laboratoire de l’identifier très précisément en ayant toutes les informations sur l’implant sous-jacent (fig 1a). Il est néanmoins plus prudent de donner en plus au laboratoire les références du pilier Encode ainsi que les références de l’implant (toutes ces informations vous ont été transmises par l’équipe chirurgicale lors du rapport de chirurgie).
Le prothésiste coulera un modèle en plâtre qui sera scanné pour être ensuite traité selon des techniques numériques

Fig 41 : empreinte physique impregum de piliers encode et modèle en plâtre
Mais ces piliers encode sont surtout traités actuellement en empreinte optique (encore faut-il disposer d’une caméra à son cabinet !) : voir paragraphe suivant.
III 1 2/ Empreinte « optique » = avec caméra
Vous retrouverez une synthèse intéressante pour la prise de décision sur la technique d’empreinte à privilégier selon la position de l’implant dans la fiche pratique : Arbres décisionnels pour l’empreinte de plusieurs implants
Cette empreinte est faite avec des transferts :
- Scanbodies (fig 42)
- ou Piliers Encode (fig 40)
Option 1 : Empreinte optique avec scanbodies

Fig 42 : scanbody (ancien)
L’utilisation des scanbodies est privilégiée par certains d’entre vous pour une empreinte plurale, la considérant plus précise qu’avec des piliers Encode (en tout cas les Encodes de la première génération)

Fig 43a : empreinte optique des scanbodies (ancienne génération) en place
Attention de ne pas confondre lors de votre commande avec les scanbodies de laboratoire (qui ne sont pas les mêmes) :

Fig 44a : anciens scanbodies cliniques et de laboratoires
Ces scanbodies évoluent et ont été modifiés en 2024 avec un profil plus fin pour une mise en place plus facile sur des implants de diamètres étroits ou des implants rapprochés (voir page 15 du catalogue Gentek 2024)

Fig 44b : nouvelle génération de scanbodies (moins volumineux)
Ces scanbodies présentent l’avantage par rapport aux anciens :
- d’être moins volumineux en encombrement par rapport aux dents voisines
- de n’exister qu’en un exemplaire unique par diamètre de col
- d’être les mêmes que ceux utilisés par le laboratoire (donc économie)
Il existe aussi des scanbodies pour réaliser une empreinte optique sur des piliers coniques si vous avez opté pour un dispositif transvissé sur piliers coniques :

Fig 45 : Scanbody pour pilier conique
Exemple clinique :

Fig 46 : radio des implants intégrés, piliers de cicatrisation en place, piliers déposés, scanbodies en place

Fig 47 : modèle de travail obtenu par imprimante, les couronnes solidarisées, préparation du plateau de travail

Fig 48 : piliers en place et réglages des couronnes
Vidéo de la visionneuse d’un enregistrement avec Scanbodies par caméra Itéro :
Option 2 : Empreinte optique avec piliers Encode
La nouvelle génération de piliers Encode (réf CEEHA) qui remplace la précédente (réf CEHA) permet plus de précision pour l’empreinte car l’encodage du plateau supérieur est plus important, permettant ainsi une exploitation plus précise des données par le laboratoire. Cette empreinte avec les nouveaux piliers Encode est considérée comme très fiable pour des restaurations sectorielles par la plupart des utilisateurs.
Ces piliers Encode se manipulent en cas de besoin avec votre tournevis universel classique (hexagonal 1,25 réf HX&,25 ou HXGR1,25)

Fig 49a : piliers encode nouvelle génération

Fig 49 b : image itéro avec piliers Encode en place sur les molaires inférieures
Les nouveaux piliers Encode existent en plusieurs références : TEEHA (TEEHA 3 4 ou 5 selon le diamètre du col de l’implant) pour tous les implants TSV ou TSX (sauf les rares implants “étroits”: TSX et Eztetic de plateforme prothétique à 2,9 mm réf : CEEHA). Nous précisions que ces références correspondent à une nouvelle génération de piliers Encodes qui remplace la première en améliorant ses performances de précision.
L’encodage fraisé sur le plateau supérieur de ce pilier Encode permet au laboratoire de l’identifier très précisément en ayant toutes les informations sur l’implant sous-jacent (fig 1a). Il est néanmoins plus prudent de donner en plus au laboratoire les références du pilier Encode ainsi que les références de l’implant (toutes ces informations vous ont été transmises par l’équipe chirurgicale lors du rapport de chirurgie).
III 2/ Enregistrement de l’occlusion
. Enregistrement physique de l’occlusion
Cet enregistrement est en général effectué dans la même séance que l’empreinte avec une clef en silicone (idéalement « clippée » sur des piliers de cicatrisation qui seront transmis au laboratoire pour la mise en articulateur :
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Fig 50a : piliers de cicatrisation en place
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Fig 50b : prise d’occlusion avec clef en silicone sur les piliers
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Fig50c : le tout donné au laboratoire
Cette occlusion pourra être affinée lors de la séance d’essai de l’armature.
Exemple de fin de séance d’empreinte avec futar d’occlusion (alternative à la clef en silicone) :

Fig 51 : fin de séance d’empreinte « pop-in » de gauche à droite : impregum équipé, alginate de l’arcade antagoniste et Futar d’occlusion en silicone
Le Futar d’occlusion est réalisé avec un pistolet à silicone qui permet d’enduire toute l’arcade :

Fig 52 : Futar d’occlusion
. Enregistrement optique de l’occlusion
L’occlusion est prise aussi dans la même séance que l’empreinte optique par la caméra qui enregistre très rapidement et efficacement les rapports inter-arcades en PIM.
Exemple d’enregistrement de l’occlusion par caméra Itéro :
III 3/ Choix des piliers prothétiques
Pour choisir le pilier adapté à votre projet de restauration, voir plus haut le deuxième chapitre « II 2/ Options prothétiques et choix des piliers » de cette fiche pratique.
Voir aussi les fiches pratiques :
III 4/ Essai des piliers en bouche
Cette étape peut être nécessaire pour vérifier si une limite qui a été placée par le laboratoire au niveau des faux-moignon est correctement ajustée au profil gingival : pour une limite trop supra-gingivale, un bandeau métallique disgracieux risque de se voir en bouche (gênant dans le secteur antérieur)
Nous recommandons pour le placement de ces limites :
- dans le secteur postérieur : en situation légèrement supra-gingivale (ou juxta-gingivale) pour mieux contrôler cette zone “sensible” : ni le nettoyage du ciment de scellement lors de la pose, ni l’accès à l’hygiène ne posent alors de problèmes
- dans le secteur antérieur où l’esthétique est importante (souvent de 14 à 24), il est important de vérifier que cette limite est légèrement sous-gingivale pour assurer l’esthétique du futur élément cosmétique.

Fig 53 : recommandations pour le placement des limites
Il est important de vérifier le positionnement de cette limite avant que le laboratoire n’entame la réalisation de l’armature !
voir aussi tout en bas du chapitre « Vidéos et Webinars » les vidéos : « gestes techniques »
Lors de la manipulation des faux-moignons au fauteuil : vérifier que la vis revenue du laboratoire n’a pas été souillée (poussière de plâtre ou pâte à polir par exemple), le cas échéant, la nettoyer avec un tampon de gaz imprégné d’alcool ou la passer aux ultrasons (voir chapitre « Trucs et astuces » en bas de cet article)
III 5/ Essai de l’armature
Cette étape est nécessaire pour vérifier que la mise en place de l’armature se fait de façon tout à fait passive sur les faux-moignons (l’armature doit se mettre en place sans forcer).
Ce point est très important du fait de l’absence totale de résilience des implants.
Si l’armature s’inserre en force, des tensions seront transmises au niveau de l’interface os-implants, lesquelles induiront une résorption osseuse et à terme un risque de perte de l’intégration implantaire.
Nous tenons à préciser que cette vérification est particulièrement importante si vous avez fait une empreinte physique (avec pâte). Dans le cas d’une empreinte optique il est très rare que la passivité de l’armature pose un problème. C’est surtout vrai pour un enregistrement de petite étendue … pour une arcade complète nous attendons encore plus de fiabilité de la technologie !
Si vous souhaitez vérifier la précision de votre empreinte optique avant de passer à l’étape de confection de l’armature vous pouvez demander à votre prothésiste dès la réception de votre empreinte, de vous faire une petite maquette (=clef de passivation) comme une clef en plâtre que vous visserez sur les implants afin de vérifier qu’elle ne se casse pas (voir pour exemple la fiche pratique « restauration complète transvissée » au chapitre « II 1 3/ Vérification de la précision de l’empreinte par une clef en plâtre »)
Si vous essayez une armature métallique : Ergonomie de la séance
Des faux-moignons implantaires après fraisage peuvent être très ressemblants. Il est donc préférable de préparer la séance de façon méthodique afin de ne pas confondre les faux-moignons entre eux. Ceux-ci sont indexés sur le modèle et répertoriés sur un plateau de travail qui permet par ailleurs de ne pas confondre les piliers de cicatrisation.
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Fig 54 : préparation de la séance d’essai
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Le faux-moignon doit être sablé sur la surface qui sera recouverte par la future armature afin d’augmenter la rétention du ciment de scellement mais surtout à ce stade de permettre d’objectiver et de corriger un frottement excessif de l’armature lors de l’insertion
En cas de doute sur l’insertion de l’armature vous pouvez prendre une radio de contrôle
Il est aussi intéressant d’essayer l’armature en enlevant l’un ou l’autre pilier et d’observer la coaptation dans ces différentes situations :

Fig 55 : vérification d’interférences sur les faux-moignons (faite ici avec le bridge céramisé mais la manoeuvre est identique au stade de l’armature)
Il ne faut pas hésiter à sectionner l’armature s’il y a un doute sur sa bonne coaptation avec les faux-moignons et à placer les éléments individuellement sur les faux-moignons pour le solidariser en bouche à l’aide d’une résine type Patern® (GC)

Fig 56a : essai d’une armature et découpe

Fig 56b : solidarisation des armatures placées individuellement et nouvelle empreinte de positionnement
Si vous essayez une armature Zircone la découpe risque d’être fastidieuse : nous conseillons plutôt de reprendre l’empreinte si vous avez un doute sur la bonne adaptation de cette armature Zircone (ce qui ne devrait pas arriver en particulier si vous avez vérifié la précision de votre empreinte avec une clef de passivation)
III 6/ Réglages de l’occlusion
L’occlusion a déjà été prise au stade de l’empreinte secondaire (voir plus haut)
Elle peut être complétée par un enregistrement dynamique par exemple sur une maquette d’essai avec des dents du commerce recouvertes de cire ou de résine. Cet enregistrement est transféré au niveau de l’articulateur sur la tige incisive par le prothésiste ce qui donnera la mémoire des trajets fonctionnels pour les étapes suivantes :

Fig 57 : enregistrement des mouvements d’incision au niveau d’un montage antérieur et reproduction au laboratoire grâce à la tige incisive
L’occlusion peut encore être affinée au stade de l’essai de l’armature laquelle est recouverte d’une couche de matériau (résine ou cire) qui permet d’enregistrer à nouveau les mouvements fonctionnels (entrées et sorties de cycles de mastication, guidage antérieur etc.) afin de donner des informations complémentaires au laboratoire de prothèse pour l’élaboration de la céramique :

Fig 58 : complément d’enregistrement de l’occlusion avec l’armature
Quels sont les principes à respecter ?
Il faut tenir compte de la résilience des dents voisines et savoir que si votre patient se met en occlusion fortement serrée (cas d’un bruxeur) ces dents peuvent se « comprimer » de quelques centièmes de mm et exposer ainsi la restauration implantaire à plus de pressions occlusales
L’occlusion pour une couronne unitaire doit de ce fait être peu marquée (mais néanmoins réelle) en relation d’intercuspidation ainsi qu’en entrée de cycle de mastication. Cette occlusion doit être réglée en contacts occlusaux importants (le patient doit serrer fortement les dents)
L’occlusion pour un petit bridge doit s’apprécier en fonction de son placement par rapport aux autre dents :
- un petit bridge sectoriel encastré entre d’autres dents est ajusté en occlusion comme une couronne implantaire unitaire : très légère sous-occlusion
- un petit bridge restaurant un calage postérieur (couronnes implantaires 36 37 avec absence de 38 par exemple) doit supporter l’occlusion sur ce secteur pour ne pas déséquilibrer le reste des arcades : l’occlusion dans ce cas doit nécessairement être plus importante que pour un bridge encastré
Plus de détails sur l’occlusion sur le site élaboré par notre ami regretté Marcel Le Gall : cliquez sur le lien
Vous pouvez aussi consulter le webinaire « Gérer le bruxisme en implantologie » dans lequel l’occlusion est abordée vers la 20ème minute.
III 7/ Derniers réglages et pose du dispositif prothétique
III 7 1/ Ergonomie de la séance
Comme pour la séance d’essai des armatures, il est préférable de bien indexer les différentes pièces à poser !

Fig 59 : préparation de la séance de pose
III 7 2/ Contrôle préalable des points de contacts et réglages de l’occlusion
Avant de penser à régler l’occlusion : assurez vous que le bridge est bien en place !
Vérifiez les points de contact avec un fil de soie, lequel doit passer en forçant « légèrement ». En cas de contact trop serré, le passage d’une meulette en caoutchouc légèrement abrasive permettra de diminuer efficacement la pression :

Fig 60 : réglage des points de contacts
Le réglage de l’occlusion pour un bridge de petite portée est appréhendé comme pour un bridge classique : il est inutile (voire dangereux pour l’équilibre du reste de la bouche) sauf exceptions rares de vouloir protéger les implants en cherchant une sous-occlusion. Toutefois, une zone de contact trop marquée doit être adoucie :

Fig 61 : suppression de contacts trop importants
L’utilisation des céramiques actuelles permet après réglage à l’aide de meulettes appropriées d’obtenir un état de surface proche d’un glaçage :
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Fig 62a : interférence sur cuspide linguale 36
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Fig 62b : correction
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Fig 62c : aspect glacé après correction
Pour les réglages dynamiques de l’occlusion voir les vidéos du site créé par Marcel Le Gall : Occlusion et fonction
Nous conseillons aussi ces livres très didactiques :

Fig 63a : livre de Marcel Legall sur l’occlusion en implantologie

Fig 63b : livre de Marc Bert
III 7 3/ Serrage des vis
Nous parlons ici des restaurations scellées ou scellées/vissées
Les vis des piliers peuvent dans un premier temps être serrées à la main (fortement) et le bridge laissé en place quelques jours avec un ciment vaseliné, de façon à pouvoir le déposer pour d’éventuelles corrections et un serrage définitif des faux-moignons. Mais attention de bien vaseliner pour ne pas rencontrer de difficultés pour le descellement !
Après descellement, il est intéressant de vérifier si les vis des faux-moignons se sont desserrées pendant cette période d’observation : un desserrage peut être le signe d’une surocclusion ou d’une interférence qu’il vaut mieux identifier et régler avant le scellement final pour éviter un dévissage ultérieur d’une vis (voir plus haut)
Le serrage définitif des faux-moignons est effectué à l’aide d’une clef dynamométrique à 30 Newton.cm :

Fig 64 : serrage des vis avec clef dynamométrique
Dans le cas où un implant aurait été posé dans un os d’architecture « fragile » comme par exemple sur une greffe de sinus maxillaire, il est recommandé lors du serrage final de serrer la vis en exerçant un contre-couple sur l’extérieur du pilier (avec une pince porte-aiguille courbe par exemple) afin que le serrage se fasse uniquement au niveau de l’interface « pilier/connexion implant » et non au niveau de l’interface « os/implant » qui risquerait d’exercer des forces délétères sur cet interface.
Il faut de toutes façons dans ce cas d’os « fragile » bien respecter les recommandations de l’équipe chirurgicale dans le rapport qui vous est envoyé pour le travail prothétique.
III 7 4/ Protection des vis : quel dispositif ?
Il est important de protéger les hexagones internes des vis pour éviter que le ciment ne s’y insère :

Fig 65 : protection des têtes de vis avant scellement
Il est communément admis de placer un coton, un cône de gutta ou une boule de Téflon imprégnés de chlorhexidine comme on peut souvent le voir dans la littérature scientifique. Mais ces dispositifs médicaux (DM) ne sont pas certifiés aux normes européennes et on pourrait vous reprocher de les avoir mis en place. Un cône de gutta par exemple est un DM certifié pour l’usage en endodontie mais pas en prothèse !
Par ailleurs, bien que l’ajustage de l’embase d’un faux-moignon avec le plateau de l’implant soit d’une extrême précision, une infiltration bactérienne est néanmoins possible par cet interstice et de ce fait une percolation bactérienne au niveau de l’os environnant le col implantaire peut entraîner une destruction osseuse et générer un phénomène de péri-implantite.
Il est donc recommandé de placer un DM qui soit antibactérien. C’est le cas d’un nouveau produit : le Silverplug (DM certifié aux normes européennes). Les ions d’argent qui imprègnent ce DM sont reconnus pour leur pouvoir antibactérien avec une action forte de prévention d’une éventuelle péri-implantite.
Voir une vidéo youtube sur ce DM en cliquant sur « SilverPlug »
Voir photo ci-dessous d’une publication de 2023 à propos du Silver Plug :

Fig 66 : publication sur le DM SilverPlug
Ce bouchon Silver Plug est inséré dans le puits d’accès au dessus la vis du faux-moignon puis recouvert par un matériau comme de la cire ou du cavit avant scellement.
Notre observation :
Ces bouchons de SilverPlug dans leur forme actuelle ne sont pas toujours pratiques à mettre en place, en particulier dans un logement de pilier biseauté (cas fréquent d’une incisive). Il faudrait qu’ils soient plus malléables pour faciliter leur mise en place.
III 7 5/ Quel ciment en cas de scellement ?
Il est conseillé de sceller le bridge avec un ciment provisoire type Temp-Bond® pour faciliter un futur démontage :

Fig 67 : bridge scellé au Temp-Bond : facilement démontable
Ce ciment Temp-Bond peut être considéré comme un ciment à usage « définitif »
III 8/ Contrôles
Radiographies
Faire une radiographie de contrôle (type rétro alvéolaire ou panoramique) à 6 mois et 12 mois afin de vérifier la stabilité de l’os péri-implantaire puis une fois par an les premières années.
Occlusion
Penser à faire des contrôles d’occlusion réguliers ! en particulier si le schéma occlusal de votre patient risque d’évoluer dans le temps.
Citons comme exemple la perte d’une 38 qui protégeait l’occlusion postérieurement à un bridge 35/37 qui s’est retrouvé avec des nouveaux trajets d’entrée de cycle agressifs qui ont entraîné un dévissage des vis des piliers implantaires. Il est de ce fait important de faire des contrôles réguliers et de faire en cas de modification du schéma occlusal des retouches de nouvelles interférences.
III 9/ Trucs et astuces
Nous vous recommandons aussi la lecture du PDF « Guide des Trucs et astuces 2023 » de Zimvie
Voir en complément de ce paragraphe la nouvelle fiche pratique « Trucs et astuces en prothèse fixe »
1 Bon usage des tournevis
La partie hexagonale du tournevis HX1,25 peut s’émousser au fur et à mesure des manipulations et de ce fait abimer l’hexagone interne d’une vis de pilier ou de transfert pouvant en rendre le dévissage impossible !
Il faut donc toujours veiller à ce que les angles de l’extrémité de l’hexagone du tournevis soient bien « carrés ».
Si ce n’est plus le cas, l’action de cette partie émoussée dans l’hexagone interne de la vis d’un pilier peut « mater » l’hexagone interne de cette vis avec le risque de ne plus pouvoir la dévisser (le tourne vis tournera alors dans le vide).
Vous pouvez avec un disque fin sectionner la partie arrondie pour retrouver un hexagone parfaitement opérationnel !
La partie hexagonale des tournevis de modèles récents est suffisamment longue pour que cette manipulation puisse se répéter plusieurs fois :

Fig 68 : une extrémité émoussée du tournevis est dangereuse !
Nous recommandons vivement le tournevis GemLock qui permet une préhension et une rétention très efficace de la vis grâce à une petite bille placée au niveau de son hexagone. Par ailleurs son manche de gros diamètre permet de visser manuellement (donc sans clef à cliquet) à un torque d’environ 20 à 30 Newton/cm :

Fig 69 : tournevis GemLock (ref : HXGR1.25)
2 Si l’hexagone interne de la vis de fixation du faux-moignon a été matée
Dans ce cas le tournevis tournera « à vide » et n’aura plus d’action ni de vissage ni de dévissage sur cette vis. Il faut alors utiliser une vis d’extraction
3 Retrait d’un faux-moignon en cas de grip trop important
. Piliers classiques
Il arrive que le grip d’un faux-moignon (par ex réf HLA) soit trop important dans l’implant et qu’il ne puisse pas être déposé facilement à la fin d’une séance d’essai en bouche.
Il est alors indispensable que le retrait de ce faux-moignon se fasse à l’aide d’un tournevis d’extraction spécifique (réf : TLRT2 ou CLRT2 pour implant étroit Eztetic ou TSX2,9) qui fonctionne comme un tournevis arrache moyeux dans le monde de l’industrie : il permet en induisant un mouvement de retrait parfaitement axial du faux-moignon, de ne pas émousser son hexagone externe.
Pour comprendre le principe de fonctionnement de ce tournevis d’extraction qui est efficace grâce au filetage interne qui se trouve sur la plupart des piliers de la société ZimVie, voir dans l’onglet « Vidéos et Webinars » tout en bas dans le chapitre Gestes techniques, les vidéos :
- « Tournevis d’extraction TLRT2 sur pièce de montre »
- « Retrait de la vis d’un faux-moignon classique avec vis d’extraction »
Il est possible que ce tournevis d’extraction ne puisse pas rentrer au fond du logement d’un pilier particulièrement haut (cas néanmoins très rare). Dans ce cas il faut utiliser une vis d’extraction (réf : ZFX02-RTNP pour les implants « étroits » Eztetic ou TSX 2,9mm et ZFX02-RTSP pour tout autre implant) avec un tournevis normal (réf : HX1,25 ou HXGR1,25), ce qui donnera ainsi plus de longueur disponible de l’ensemble « vis/tournevis » pour la manipulation :

Fig 70a : à gauche tournevis d’extraction TLRT2 ; à droite vis d’extraction à utiliser avec un tournevis normal
Pour pouvoir mettre en place ce tournevis ou cette vis d’extraction, il faut bien évidemment avoir au préalable retiré la vis de fixation du faux-moignon ! :

Fig 70b : utilisation du tournevis d’extraction après avoir retiré la vis de fixation
. Piliers Gentek
Pour les piliers Gentek, ce problème de grip trop important est beaucoup moins fréquent et vous ne devriez pas avoir besoin de recourir à cette manoeuvre.
Si toutefois c’était le cas, il faut savoir que tous les piliers Gentek peuvent se retirer avec le même tournevis d’extraction réf TLRT2 (ou CLRT2 pour implant étroit) ou les vis d’extraction réf ZFX02-RTSP (ou ZFX02-RTNP pour implant étroit).
A l’exception du pilier Gentek profilé qui ne possède pas de filetage interne dans son corps et dont le retrait se fait exclusivement en dévissant tout simplement la vis hexalobulaire qui le maintenait en place (et qui lui est spécifiquement dédiée). En effet, pour les piliers Gentek profilés l’usinage de la configuration interne qui est très sophistiqué permet de retirer le pilier en dévissant simplement la vis (qui va déclencher la sortie du pilier) : il n’y a donc pas besoin d’un extracteur spécifique.
Voir en complément de ce paragraphe la fiche pratique (dans le paragraphe 7) : « Trucs et astuces en prothèse fixe » dans la quelle vous pourrez voir des vidéos didactiques.
4 Retrait de la vis du faux-moignon
Pour finir, évoquons la situation où la vis du faux-moignon ne peut pas être retirée à la main car l’opérateur n’arrive pas à engager le filetage de l’extrémité de cette vis dans le filetage interne du faux-moignon pour la retirer par dévissage :
Il existe un tournevis sur mandrin à utiliser avec une contre-angle vert en marche arrière réduite ; voir dans l’onglet Techniques implantaires>Vidéos> Vidéos Gestes techniques la vidéo : « retirer la vis du faux-moignon » (cliquez)
5 Disposer d’un analogue pour les manipulations
Pour toutes les manipulations sur vos faux-moignons (cirage, ajustage, polissage) il est essentiel que le laboratoire (et vous aussi d’ailleurs !) possède un deuxième analogue d’implant, dans lequel le faux-moignon est vissé et qui permet ainsi une bonne préhension manuelle et un geste efficace et précis
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Fig 71a : analogue pour manipulation (avec transfert en place)
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Fig 71b : préhension ergonomique
Et idéalement un porte analogue (réf : ABTH) qui lui permettra une bonne préhension de l’analogue sans se brûler les doigts !

Fig 71c : porte analogue pour ergonomie optimisée !
6 Deuxième vis de travail au labo
Il peut être intéressant qu’une vis autre que celle qui ira en bouche soit utilisée au labo (risque de pollution par des poussières métalliques, par de la pâte à polir ou de dégradation du pas de vis)
Si ce n’est pas le cas, la vis doit être passée aux ultrasons pour être nettoyée avant d’arriver au cabinet
7 Nettoyages des filetages aux ultra-sons
Les DM doivent être passés aux ultra-sons afin de nettoyer parfaitement les filetages de diverses pollutions (poussières de caoutchouc ou de revêtement du laboratoire par ex) avant d’être mises en place sur les implants en bouche.
Ce nettoyage par ultra-sons peut se faire soit au laboratoire soit à votre cabinet. Si vous n’êtes pas équipés, il est vivement recommandé de nettoyer au moins le filetage des vis avec un tampon de gaze alcoolisé.
En effet les vis ou les piliers qui vont être mis en place doivent être parfaitement propres afin de ne pas polluer le filetage interne des implants ou des piliers : un dépôt dans ce filetage interne serait difficile à nettoyer et risquerait d’empêcher un bon serrage des vis (qui pourraient donc se dévisser de façon inopinée).
8 Ergonomie : organisez votre séance !
il arrive que deux faux-moignons fraisés soient très identiques l’un à l’autre :

Fig 72a : deux faux-moignons bien ressemblants !
Il est important que votre prothésiste les indexe en plaçant par exemple des repères différents sur la face vestibulaire (facile à repérer en bouche …) de chaque pièce :

Fig 72b : faux-moignons indexés
IV/ Références des dispositifs les plus utilisés
Il y a en fait beaucoup plus de références que celles que nous évoquons ici ! Pour plus de détails, vous pouvez consulter les catalogues :
en sachant que nous attendons avec impatience un catalogue unique et global qui réunira de façon synthétique tous les dispositifs !
IV1 / pour l’Empreinte
– transferts d’implants pour empreinte physique (avec pâte)
Attention ! tous les transferts ne peuvent être utilisés dans toutes les situations ! le choix du transfert adéquat est lié à la position de l’implant par rapport au niveau osseux : nécessité absolue de consulter la fiche « arbre décisionnel pour l’empreinte de plusieurs implants » avant de prendre une décision !
Pour les références :

Pour mémoire :
- un transfert « pop-in » est utilisé pour une empreinte « indirecte » : avec porte-empreinte fermé du commerce
- un transfert « pick-up » est utilisé pour une empreinte « directe » : avec porte-empreinte individuel fenêtré
A noter que les analogues vont être remplacés prochainement par une nouvelle génération qui permet une meilleure fixation dans le modèle de labo (évitant un risque de légère rotation dans le modèle).
– vis de prolongation pour transfert Pop-in
réf : HLTE

– autre possibilité : porte-implant qui peut servir de transfert
fourni par le chirurgien :

porte implants servant de transferts
– piliers Encode pour empreinte des implants (optique ou physique)

– scanbodies pour implants pour empreinte optique

Ces scanbodies apparus en 2024 avec un profil plus fin pour une mise en place plus facile sur des implants de diamètres étroits ou des implants rapprochés (voir page 15 du catalogue Gentek 2024)

Ces scanbodies présentent l’avantage par rapport aux anciens :
- d’être moins volumineux en encombrement par rapport aux dents voisines
- de n’exister qu’en un exemplaire unique en hauteur par diamètre de col
- d’être les mêmes que ceux utilisés par le laboratoire (donc plus simple et économique)
Références des nouveaux scanbodies pour implants :
- EZ-2.9 pour implants étroits : col 2,9mm diamètre
- TSV-3.5 pour implants : col 3,5mm diamètre
- TSV-4.5 pour implants : col 4,5mm diamètre
- TSV-5.7 pour implants larges : col 5,7mm diamètre
– scanbodies pour empreinte numérique de piliers coniques déjà en place en bouche
Voir les piliers coniques dans un paragraphe suivant
- scanbodies pour piliers coniques TAC (bientôt anciens) :

Nouveau scanbody pour pilier conique TAC
référence : TA-4.5 (4.5 correspond au diamètre du plateau prothétique du TAC)
- scanbodies pour nouveaux piliers coniques UMUA :
Contrairement à ce que vous pouvez voir dans le catalogue, le marché français ne propose que la référence suivante (qui est du reste un scanbody intraoral et de laboratoire, à l’inverse de ce qui est suggéré par le titre de cette image dans le catalogue :

Le laboratoire pourra utiliser ce même scanbody en cas de numérisation de son modèle.
– transferts pour empreinte physique de piliers coniques (gamme TAC) déjà en place en bouche
Il existe toujours des transferts pour une empreinte physique (avec pâte) que nous recommandons en technique Pick-up (à ciel ouvert avec un PEI) de réf: ACTDT (qui ne sont plus visibles dans les nouveaux catalogues mais que vous pouvez trouver dans les anciens catalogues) :

Transfert pick-up : ACTDT
– transferts pour empreinte physique de piliers coniques (gamme UMUA) déjà en place en bouche
Pour une empreinte physique des piliers UMUA s’ils sont déjà en place sur les implants en bouche, nous recommandons les transferts directs (technique Pick-up) réf : UMUA-OTIC :

Transfert UMUA-Otic et sa vis de fixation
Voir bas de la page 6 du catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » en précisant qu’il y a une erreur sur le libellé de l’analogue : il s’agit d’un analogue de pilier UMUA et non d’un analogue d’implant !
Vous pouvez aussi cliquer sur le lien suivant « les nouveaux piliers coniques UMUA »
– analogues
. Analogues des implants pour traitement d’une empreinte « physique » (= avec pâte)

Ces analogues (en titane) sont ceux que vous utilisez depuis des années pour équiper les transferts de vos empreintes avec pâte et permettre à votre labo de couler un modèle en plâtre (et non pas un modèle en résine dans lequel ces analogues n’auraient pas une fixité fiable -risque de rotation-).
. Analogues des implants pour traitement d’une empreinte « numérique » (= avec caméra)
Le libellé du catalogue pour ces analogues est assez trompeur : « analogue numérique » (sans doute une traduction maladroite du catalogue américain). En effet ces analogues ne sont pas numériques -puisqu’il sont en titane !- mais destinés au traitement d’une empreinte numérique !
Ces analogues correspondent aux implants Eztetic, TSV et TSX.

Analogues pour traitement d’une empreinte numérique
Cette nouvelle génération d’analogues est dédiée exclusivement aux modèles en résine (que l’empreinte ait été optique ou physique, ce sera le choix du laboratoire s’il veut exploiter cette empreinte avec un modèle imprimé en résine). Si votre laboratoire coule un modèle en plâtre il ne pourra utiliser que les analogues décrits au premier paragraphe.
Ces analogues sont parfaitement fixés dans le modèle de labo du fait de la présence de gorges dans leurs fûts (pas de risque de légère rotation dans un modèle en résine comme avec la génération des IA) et grâce un clavetage de cet analogue dans son embase par une vis de labo spécifique (réf : ZFX15Z-FS).
. Analogues de piliers coniques pour restaurations transvissées :
Nous aurons deux générations d’analogues qui vont se côtoyer pendant une certaine période :
- les analogues des « futurs anciens » piliers coniques droits et angulés TAC
- les analogues des nouveaux piliers coniques UMUA (voir plus loin)
. analogues de piliers coniques de la génération TAC (droits) ou AT (coudés) pour traitement d’une empreinte physique : réf ACTR

analogue ACTR
. analogues de piliers coniques de la génération TAC (droits) ou AT (coudés) pour traitement d’une empreinte optique : réf ZfX15Z-ZB-TA-45

analogue ZfX15Z-ZB-TA-45
. analogues de piliers coniques UMUA pour traitement d’une empreinte physique : réf UMUA-A ou d’une empreinte optique : réf UMUA-DA
Attention ! dans les catalogues « piliers universels multi-unit » et « Systèmes d’implants TSX®, Trabecular Metal®, TSV® et Eztetic® » (tout en bas de la page 6 pour ce dernier) cet analogue est faussement libellé « Analogue d’implant » ce qui est aussi une erreur de traduction …

IV2 / Faux-moignons et piliers
– faux-moignon titane
Réf HLA avec vis courte réf MHLAS

– faux-moignon précieux
Réf HLAG (avec vis courte MHLAS)

– piliers Hex-Lock Contour courts
réf SA

– piliers coniques
Nous avons actuellement deux types de piliers coniques disponibles :
– les piliers « historiques » traditionnels
Connus depuis 20 ans, ces piliers ont un plateau prothétique de 4,5mm de diamètre.
La fabrication de ces piliers va être prochainement arrêtée (mais des réassorts seront disponibles pendant encore quelques années – nous contacter en cas de besoin-) ; ils seront remplacés par les piliers UMUA
. Ces piliers sont droits (ref TAC1, 2, 3, 4 ou 5) :

. angulés à 15 ° (réf : 15AT312, 323, 334 ou 15AT 412, 423, 434 selon le diamètre de l’implant et la hauteur de traversée de gencive) :

. angulés à 30 ° (réf : 30AT324, 335, 346 ou 30AT 424, 435, 446 selon le diamètre de l’implant et la hauteur de traversée de gencive) :

– les nouveaux piliers coniques UMUA

Nouveaux piliers UMUA

Références des nouveaux piliers UMUA
Les piliers coniques sont consultables dans le catalogue « TSV » pour les anciens piliers TAC (page 15) et dans le nouveau catalogue : « Solutions prothétiques pour implants TSX, Trabecular, TSV et Eztetic » pour les piliers UMUA (en bas de la page 6).
Pour le moment nous sommes en attente de piliers pour les implants de col d’un diamètre de 2,9mm (sortie prévue au cours de l’année 2025 ?)
Ces piliers UMUA seront par ailleurs bientôt déclinés aussi dans une version anatomique (en attente de plus d’informations).
Voir aussi la Fiche Pratique « nouveaux piliers conique UMUA »
IV3 / Vis
– vis de fixation des faux-moignons
vis courte pour tous les piliers :

Vis courte réf MHLAS pour tout pilier
sauf : vis Hexalobulaire pour les piliers Gentek profilés :

vis hexalobulaire pour pilier Gentek profilé
- Réf : ZFX09-ZB-EZ-HLRS pour les piliers Gentek profilés sur implants étroits (Eztetic ou TSX2,9)
- Réf : ZFX09-ZB-TSV-HLRS pour tout autre pilier Gentek profilé)
– vis de trans-fixation sur piliers coniques
. vis pour transvisser le bridge sur les piliers coniques traditionnels (réf SCTS) :

. vis pour transvisser le bridge sur les piliers coniques traditionnels (réf UMUA-S) :

IV4 / Tournevis
– tournevis HX1,25 ou HXL1,25

Ce tournevis « universel » est utilisable pour tous les dispositifs du système ZimVie sauf pour la vis hexalobulaire qui fixe les piliers Gentek profilés
Le profil carré supérieur permet l’utilisation d’une clef de serrage pour contrôler le couple de vissage des pièces (20 ou 30 Newton/cm par exemple)
– tournevis hexalobulaire

Ce tournevis est dédié exclusivement aux piliers Gentek profilés :

tournevis hexalobulaire pour vissage en biais
Ce tournevis existe pour le moment uniquement pour contre-angle mais peut s’utiliser à la main avec l’adaptateur :

réf : C9980
Cet adaptateur permet aussi d’utiliser une clef dynamométrique :
– clefs dynamométriques

la clef dynamométrique TWR nécessite un entretien régulier ! consulter la page 11 du « Guide des Trucs et astuces 2023 » de Zimvie
– tournevis rétentif GemLock

HXGR 1,25 (ou en version longue : HXGR 1,25)
– tournevis pour contre-angle

Réf : HX1,25D ou HXL1,25D (version longue)
– tournevis « tourne à gauche »
pour retrait d’une vis dont l’hexagone interne a été maté

Réf : SRT
– tournevis et vis d’extraction
pour implants étroits (eztetic ou TSX2,9) :

Réf : CLRT2
pour autres implants :

Réf : TLRT2
V/ A propos des piliers “compatibles”
Il existe actuellement sur le marché une multitude de piliers qui sont faussement appelés “compatibles” et qui ne sont pas fabriqués par la société ZimVie. Ces piliers dont l’usinage industriel peut être imparfait en regard des contraintes de précision et de tolérance peuvent générer :
- des problèmes mécaniques au niveau prothétique avec risque de dévissages ou même de fractures des composants prothétiques
- des problèmes biologiques au niveau d’un implant pouvant aller jusqu’à l’obligation de déposer cet implant
La société ZimVie nous rend attentifs au fait que la mise en place de ce type de pilier fait perdre la garantie du travail prothétique par son centre d’usinage ZfX de même que la garantie sur l’implant.
Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous appeler au 03 88 23 15 15 ou à contacter Marie Mingaud (06 31 78 66 07) représentante ZimVie (que nous remercions très sincèrement pour sa contribution ainsi que Gregory Lemaire, directeur ZimVie)